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jeudi 1 janvier 2015

Normes pour l'uniformisation des posts sur les interviews (version révisée)


 Libellés: <interview> <voir-écouter> <votre nom>
Times New Roman 12pt interligne de 1.5, texte justifié (= Blocksatz), sans „effets spéciaux“, attention! pour la transcription, n’utilisez pas Times New Roman, mais plutôt Consolas !
-----8<------8<---------8<-------8<---------

Interview avec [nom du personnage] : par Prénom N[om]

Source : www.youtube.com/etc 

Synthèse
[parler brièvement du setting/ dispositif de l’interview : qui est l’intervieweur, qui est l’interviewé_e ? quand cet interview a-t-il eu lieu ? où ? pourquoi ? quel en est la thématique? quel en est l'enjeu? sur quoi porte l’interview ? ; dégager une problématique, des points de débats etc.]
[dire pourquoi vous avez choisi cette interview; attention: écrire en caractères italiques]

[coller la vidéo uploadée]

Typologie
[s’agit-il d’une interview dont le but est d’être (a) narratif (qn raconte son histoire en répondant à des questions), (b) argumentatif (qn doit défendre son point de vue) (c) injonctif (qn demande des conseils à une autre personne) (d) etc.]

Transcription
[présenter la transcription d’environ 4 à 5 minutes de l’interview. Si vous avez choisi une séquence d’une interview plus longue, dites pourquoi vous l’avez choisie]

Analyses
[présenter deux analyses, ou grammaticales ou linguistiques]
Analyse I
[…]

Analyse II
[…]

Explications, recherches, interprétations
[présenter deux explication/ recherches/ interprétations]
Explication/… I
[…]

Explication/… II
[…]

(Et finalement pour ceux qui s'y intéressent: les conventions de transcription. Tiré de: Anne-Sylvie Horlacher, 29 novembre 212)

/ \
intonation montante et descendante
[
début du chevauchement
.  ..  …
pause (non mesurée)
courte (>0.3), moyenne (>0.6), longue (> 1 sec.)
(1.5)
pause (mesurée) en secondes et dixièmes de seconde
xxx
segment inaudible
( )
transcription incertaine
((rire))
commentaires du transcripteur
< >
début et fin du segment auquel s’appliquent les commentaires
&
continuation du même tour
vidéo
accent
=
enchaînement rapide
°  °
diminution de volume
exTRA
augmentation de volume
par-
troncation
:
allongement syllabique
^
liaison remarquable
‘h
aspiration
h’
expiration
tsk
ouverture de bouche



lundi 16 décembre 2013

Interview avec Hugo Rüesch - 120 secondes : par Céline H. version révisée


Synthèse
C’est une interview de la série suisse romande « 120 secondes » du novembre 2011, où l’animateur radio Vincent Veillon prétend interviewer le porte-parole de la chambre de commerce et de l’industrie de Saint Gall – Appenzell, qu’ils nomment Hugo Rüesch. Ensemble, ils veulent discuter de la proposition de cette chambre selon laquelle tous les étudiants devraient payer les frais réels de leur formation universitaire. Le but de cette interview est d’amuser les auditeurs - et les spectateurs, puis que les interviews de « 120 secondes » sont toujours aussi filmées. Il ne s’agit donc pas d’une discussion « réelle », sérieuse, où le contenu est la chose la plus importante, mais d’une parodie des gens qui ont fait cette proposition. Pour compléter cette parodie, le comédien qui joue le rôle de Hugo Rüesch s’amuse à intégrer beaucoup de fautes grammaticales et de prononciation pour se moquer des suisse-allemands.
J’ai choisi cette interview, d’un côté parce que je la trouve fort amusante et parce que je pense que le sujet duquel ils discutent est quand même assez intéressant, même s’ils n’en parlent pas très sérieusement, et de l’autre côté je trouve que, bien qu’il s’agisse d’une interview mise en situation, la tournure de la parole donne presque une impression réelle. Et finalement il est intéressant d’analyser les fautes qu’ils mettent dans la bouche de Hugo Rüesch.


Typologie
Il s’agit d’une interview argumentative, parce que l’intervieweur ne semble apparemment pas partager le point de vue de Hugo Rüesch que celui-ci essaie donc de défendre au cours de l’interview.

Transcription
Int.: La chambre de commerce et de l’industrie de Saint Gall –
Appenzell a proposé cette semaine que les étudiants des
universités et des écoles polytechniques fédérales assument
seuls les couts que la formation engendre pour l’état – on en
parle avec vous ce matin, Hugo Rüesch, bonjour.
H.R.: Bonjour Monsieur [Veillon]
Int.: [Bonjour] Vous êtes le porte-parole de la chambre de
[commerce]
H.R.: [Oui]
Int.: et de l’industrie de Saint Gall - [Appenzell],
H.R.: [mhm]
Int.: Alors vous nous confirmez cette proposition de faire passer
les étudiants à la [caisse] ?
H.R.: [Oui], naturellement, huh, ça vous choque ?
Int.: Ben oui, un p’tit peu. Et je pense ehh que j’suis pas le seul
Dans ce cas.
H.R.: Eh-et pourquoi est-ce que ça vous choque ?
Int.: Mais parce que la formation, c’est un service publique
H.R.: Oui mais les chemins de fer aussi et pourtant je [paie]
Int.: [Oui]
H.R.: mon abonnement général première classe, [tout]
Int.: [oui]
H.R.: comme je paie celui de [mes enfant et de mon épouse]
Int.: [Bon, oui, bon, en l'occurrence], ce que vous payez ne couvre
pas les frais effectifs des CFF
H.R.: Eh, je suis favorable à un abonnement général première classe
à 14'000 mille francs, comme ça y aura moins des pauvres dans
les wagons première classe, je trouve [les pauvres]
Int.: [Oui]
H.R.: en première classe, ça [m'indispose]
Int.: [D'accord], c'est, c'est pas vraiment le sujet du jour, hein,
revenons, si vous voulez bien, à l'éducation.
H.R.: D'accord, alors, si vous voulez pour exemple apprendre le
     Japonais à la Migrosklubschule
Int.: Mhm.
H.R.: Vous payez ça qu'est-ce que ça coûte, n'est-ce pas?
Int.: Mhm.
H.R.: Je vois pas, pourquoi ç'serait pas la même chose pour une
licence en droit ou pour une licence en psychologie, d'autant
plus pour une licence en psychologie qui,
Int.: Oui
H.R.: Jusqu'à nouvel avis, sert à rien [dans la société]
Int.: [Mons- Monsieur] Rüesch, on, on parle de formations
     universitaires, vous pouvez pas comparer eh avec l'école club
     Migros, qui en plus est en partie subventionnée par le pourcent
culturel
H.R.: Je suis favorable à la suppression du pourcent culturel
Int.: Je crois qu'on est un p'tit peu en train de s'égarer, revenons
à la formation universitaire, qui coute très cher.
H.R.: ça va, ça va, l'université de Saint-Gall ça coûte 115'000
francs pour une eh formation complète pour un [étudiant]
Int.: [Mhm, oui, je suis d'accord], que c'est un montant
inaccessible pour la majorité des gens.
H.R.: C'est une question de motivation, euh, à titre personnel, je
Viens d'offrir un MBA à la Harvard-Businessschool à mon fils
Theofilius
Int.: [Mhm]
H.R.: [Et ça] m'a couté 38'500 dollars pour une année, je trouve,
c'est correct.
Int.: D'accord, mais tout le monde n'a pas vos moyens
H.R. Monsieur, c'est une question de motivation, moi je suis me-
motivé, à titre personnel, pour m'acheter des beaux objets et
acheter des beaux diplômes à mes [enfants].
Int.: [D'accord], mais y a pas que la motivation, il y a aussi
l'origine sociale
H.R.: Non
Int.: qui peut [parfois xxx situation]
H.R.: [Monsieur, monsieur] je refuse d'entrer dans cette théorie
marxiste de origine sociale, Monsieur, le marxisme ne
fonctionne pas, vous peuvez constater ça quotidiennement au
Corée du Nord
Int.: Bon
H.R.: Par ailleurs, je dois vous dire, notre proposition a trois
avantages
Int.: Mhm
H.R.: Primo, ça, eh, ça permet à l'état de faire des économies
Int.: Mhm
H.R.: Deuxio, ça permet à les jeunes d'être plus motivés
Int.: Ah, toujours cette fameuse [motivation]
H.R.: Oui
Int.: Oui
H.R.: Si c'est vous, ou vos parents, qui paient, alors vous sortez
vos doigts du cul, hein? Et puis vous redoublez pas un année
sur deux, à cause que vous avez trop bu du la bière ou trop
écouté Iron Maiden, hein?
Int.: Mhm.
H.R.: Enfin, terzio, notre proposition diminuerait drastiquement le
chômage.

Analyse
Comme déjà annoncé dans la synthèse, une spécialité des émissions « 120 secondes » est d’imiter et de se moquer d’une part des différents dialectes de la Suisse romande et d’autre part des Suisse-allemands parlant le français, comme c'est le cas pour cette interview. Ainsi « Hugo Rüesch » fait d’un côté des fautes de conjugaison comme par exemple « vous peuvez» et de l’autre côté des fautes de grammaire comme par exemple « à cause que vous avez ». Comme ce sont vraiment des fautes qu’on trouve souvent chez des personnes germanophones et aussi parce que « Hugo Rüesch » les faits d’une manière très « naturelle » , on a l’impression qu’il est vraiment quelqu’un qui ne maîtrise pas parfaitement le français.

Recherche
Cette discussion a vraiment été lancée par la chambre de commerce et de l’industrie de Saint Galle – Appenzell, plus précisément par le directeur Kurt Weigelt, qui a proposé que les étudiants doivent payer la somme des coûts entiers de leur formation universitaire. En ce moment, ces coûts sont partagés entre l’état, les cantons et des privés qui soutiennent l’université tandis que les étudiants ne payent qu’une partie extrêmement petite. Il a proposé cette solution à cause de la situation actuelle : le nombre d’étudiants en Suisse augmente d’année en année et cause des coûts de plus en plus hauts pour l’état. Même si monsieur Weigelt a proposé que les étudiants doivent payer leur formation après qu’ils auront terminé leurs études, il est clair que Vincent Veillon a tout à fait raison quand il dit qu’il s agit là d’un « montant inaccessible pour la majorité des gens ».

vendredi 22 novembre 2013

Interview avec Habib Bourguiba: par Sofian B. (version révisée)


Source : http://www.youtube.com/watch?v=ZJ_3MUvtEkU (archives de l’INA : Institut National de l’Audiovisuel)

Synthèse :
Habib Bourguiba, meneur de la lutte pour l’indépendance de la Tunisie, est interviewé lors de son premier voyage officiel en France après l’indépendance tunisienne par un journaliste français. L’intervieweur (dont le nom semble introuvable sur internet) lui pose trois questions principales : premièrement, il veut connaître les principes qui ont guidé Bourguiba à travers sa lutte pour l’indépendance tunisienne; par la suite, il s’intéresse à la manière de laquelle Habib Bourguiba avait agi. Enchaînant sur cela, l’intervieweur demande à son interlocuteur la valeur qu’a son voyage pour lui, comme il s’agit de son premier voyage officiel. Pour conclure, il lui pose une question sur les problèmes auxquels la Tunisie doit faire face au moment où a lieu l'interview.
Bourguiba insiste sur le fait que la France a toujours été là pour aider la Tunisie. Cela nous frappe, puisque nous savons que la Tunisie avait été colonisée par ce pays. Il est alors assez stratégique de la part de Bourguiba de dire qu'il n'accuse pas la France, mais, au contraire, de propager l'idée flatteuse pour la France. En oubliant une évidence historique, il compte retourner à l'avantage de son pays la relation de soumission politique face à la France dans laquelle s'était trouvée la Tunisie.

J’ai choisi cette interview, parce que le président Bourguiba était un grand rhétoricien. L’analyse d’un de ses discours ou d’une interview avec lui est donc fortement intéressante. Au moment où fut conduit l’interview ci-analysée, la Tunisie se trouvait encore à son début et Bourguiba se vit alors dans la position de devoir constituer un réseau politique et économique en faveur de la Tunisie. Or, cela est très important pour sa manière de parler, pour le contenu de ses paroles : il doit propager, en répondant aux questions de son interlocuteur, ses points de vu politiques.
Je ne fonde mon analyse non seulement sur sa façon de parler, sur son intonation, ses pauses, mais aussi sur sa gestuelle, Bourguiba étant un personnage qui devait motiver de vastes foules en parlant, d’où le fait qu’il souligne ses paroles par des gestes assez forts et clairs.


Typologie
Quant à la typologie, l’interview participe deux typologies différentes. Il s’agit certainement d’une interview narrative qui sert à transmettre une vision de l'histoire que Bourguiba veut faire partager à un plus grand public. De plus, Habib Bourguiba se sert de cette occasion où il a la parole et peut s'adresser à un nombreux public pour formuler et défendre sa politique dite "bilatérale", qui se fonde sur une forte amitié entre la Tunisie et la France. De ce point de vu, il s’agirait d’une interview argumentative.

Transcription






Analyses

Analyse I
En regardant l’interview en question, nous réalisons assez facilement que le discours de Habib Bourguiba semble être construit sur place, tandis que les questions que lui pose l’intervieweur montrent en grande partie les qualités d’un discours Formal Spoken (cf. Akinnaso : 1985) ; il s’agit d’un discours oral, mais qui fait preuve de qualités qui désignent l’écrit, c’est donc une sorte d’écrit oralisé. Nous remarquons cela en regardant surtout les pauses et les recherches de vocabulaires que fait (ou justement, ne fait pas) l’intervieweur. Ainsi, dans les lignes 1-5, la plus longue pause qu’il fait est d’une duré d’à peu près 0.6 secondes ; ces pauses qu’il fait lui servent, dans deux cas (marqué par ‘h) d’aspirer de l’air (l. 2 et 4). Dans la ligne 3 il fait deux pauses, précédées d’intonations qui semblent forcées. Une explication possible pour cela est une nervosité potentielle du côté de l’intervieweur qui le pousse à prendre l’air à des moments non naturels, ce qui, en revanche, le pousse à faire des intonations maladroites. Qui plus est, entre « durant le long combat etc. »  et « monsieur le président » (qui est la formule d’appel au début de l’interview ; l. 1), il fait un enchaînement rapide qui ne semble pas être bien placé non plus : le propos « monsieur le président » a ici la fonction de formule d’appel après laquelle devrait s’enchaîner une courte pause et qui devrait se terminer par une intonation descendante (\). Or, l’intervieweur enchaîne directement, ce qui pourrait, à nouveau, désigner sa nervosité. Il s’ajoute à cela que nous ne trouvons pas de recherches lexicales dans les premières cinq lignes. Les mauvaises intonations ainsi que cet enchaînement trop rapide sont des indices qui nous mènent vers la confirmation de notre thèse qu’il a préparé cette question (et qu’il l’a sous ses yeux en forme écrite).
Cependant, si nous regardons les réponses du président Bourguiba, nous réalisons qu’il fait déjà beaucoup plus de pauses et qu’il utilise, afin de combler certaines pauses potentielles, la locution « n’est-ce pas ». Dans les lignes 6 et 7 nous voyons comment il forge sa phrase : sujet – pause – verbe – pause – objet. Typiquement, après avoir dit de ce dont il s’agit, il a une petite pause pour trouver le bon verbe qui exprime bien ce qu’il veut dire. En suite, une pause plus longue lui sert à formuler les propos pour dire dans quoi se trouvait la force de son parti. Ce qui nous frappe fortement, c’est une très longue pause qu’il fait à la ligne 12. Il est très probable que pendant cette pause il cherche à souligner son point sur la propagande (recherche lexicale dans le but d’accentuer du déjà-dit). Une autre séquence de l’interview montre même mieux à quel point que Bourguiba construit son discours sur-scène : entre les lignes 49 et 57 il y a un vaste nombre de pauses et d’intonations montantes. L’accumulation des pauses est signe du fait qu’il prend son temps à formuler ce qu’il veut dire afin de répondre aux questions ; et les intonations montantes (qui sont – ordinairement – des marques de fin d’énoncé) nous montrent qu’il termine son tour de parole plusieurs fois, puis le reprend en ajoutant des idées.

Analyse II
D’un point de vue sociolinguistique il est très intéressant de voir la relation entre les gestes et les paroles de Bourguiba. Il a la tendance de souligner ses paroles par des gestes, qu’il fait surtout de la main gauche, dans cette interview en question. Cela se voit spécifiquement à la ligne 12, où il montre sa bouche par la main ; aux lignes 23, 28, 32 etc. La gestuelle qu’il fait à la ligne 32 est intéressante, car il l’utilise pour marquer sa persévérance ; il s’agit d’un signal que l’on fait souvent pour marquer un point, pour dire que c’est ainsi et qu’il n’y a pas d’autre solution. Cela rend donc ses paroles encore plus fortes : ce n’est pas seulement qu’il continuait toujours à combattre, mais il nous communique que c’était, pour lui, la seule option, de revenir, que c’était naturel. De surcroît, à la ligne 54, il renforce le mot « lever » par le geste de lever sa main (plante en haut) vers le haut. Nous pouvons nous demander sur l’origine ou plutôt la cause pour ce fort emploi de ses mains. Il semble être une hypothèse assez plausible de dire que lors des discours qu’a menés Bourguiba pendant la libération de la Tunisie, pour motiver la population tunisienne à le soutenir, il fallait être très expressif et compréhensible pour tout le monde. Comme la télévision n’existait pas encore, il y avait des situations où un nombre assez grand de gens l’entendaient parler – il fallait alors soutenir ce qu’on disait par des signes des mains afin que même ceux qui n’entendaient pas tout, pouvaient percevoir ce qu’il disait.

Explications/ recherches/ interprétations

Recherche I
Bourguiba semble abuser de la locution « n’est-ce pas » qu’il répète dans presque chaque phrase. Or, ce « n’est-ce pas » bourguibien, n’a pas la fonction ordinaire de cette locution – qui serait de poser une question qui demande une validation de ce que l’on vient de dire, comme il est le cas dans la phrase « Il vient de partir, n’est-ce pas ? ». Dans cet exemple, la locution « n’est-ce pas » est formulée en tant que question afin de demander à l’interlocuteur la confirmation de l’énonciation « il vient de partir ». On veut donc savoir si l’on avait raison dans la supposition que « il » venait de partir. Au contraire, dans le cas du « n’est-ce pas » bourguibien il s’agit d’une locution que Bourguiba traduit de l’arabe au français (fi ettahassal maânaha, littéralement « c’est-à-dire »). Nous pouvons dire cela si nous regardons ses discours menés en langue arabe où il répète fi ettahassal maânaha aux mêmes endroits de la syntaxe que le « n’est-ce pas ». En outre, dans ces mêmes discours, le « c’est-à-dire » occupe la même fonction que le « n’est-ce pas » qui sert, premièrement, à accentuer ce qui vient d’être dit, et, deuxièmement, à combler une recherche lexicale.

Recherche II
L’interview ne montre que peu de chevauchements. Cela est probablement dû au fait que les stratégies discursives utilisées par Bourguiba, ainsi que par l’intervieweur, étaient les mêmes. Cela est important surtout au niveau des présupposés, des attentes par rapport à la structure de l’activité. Comme les interlocuteurs perçoivent la situation de la même manière (quelqu’un pose les questions et l’autre y répond), il n’y a que peu de moments où ils se chevauchent.