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mercredi 27 novembre 2013

Traduction difficile pour les suisse allemands


1. Je la remercie. (Ich danke ihr.)                                                        
2. Tu me félicites pour mon anniversaire. / Tu me souhaites un bon anniversaire.
3. Il ne se moque pas de vous.
4. Ne vous mêlez pas dans cette affaire.
5. Ils le doutent. / Ils en doutent.
6. Je me libère de cette obligation/ de ce devoir.
7. Tu la contredis toujours.
8. Aies (de la) pitié pour/ avec nous.
9. Nous nous approchons à la ville.
10. Ils vont les persuader encore aujourd’hui.
11. Il a menacé sa soeur.
12. L’écouteras-tu ?
13. Nous avons joui de ces vacances.
14. Tu souffres d’une maladie incurable.
15. Elle s’occupe seulement de la poésie/ du lyrisme.
16. On l’a/ Nous l’avons toujours cru.
17. Vous attendez vos parents.
18. Je m’étonne de ton comportement.
19. Il s’est vengé/ se vengeait d’elle.
20. Elle regrette fortement son mensonge. 
21. Nous avons fatté cet homme important.
22. Vous vous contentez de votre petite maison.
23. Ils assistaient à cette fête.
24. Je peux m'en sortir sans toi.
25. Cette amitié, elle me vaut beaucoup.
26. Elle est morte d'un cancer.
27. Nous allons sûrement survivre à nos parents.
28. Vous avez menti au professeur.
29. Ils ne craignent pas ton chien.
30. Je n'ai jamais été confronté à une difficulté pareille.
31. Tu renonces à ta part.
32. Elle s'occupe toujours de ta vie privée.
33. Nous nous habituons vite à nos vacances. (Wir gewöhnen uns schnell an unsere Ferien.)
34. Je l‘aiderai. (Ich werde ihm helfen.)
35. Mais écoute-moi! (Hör mir doch zu!)
36. Nous t’attendons tous. (Wir warten alle auf dich.)
37. Méfie-toi d’elle! (Misstraue ihr!)
38. Nous l’avons rencontré hier. (Wir haben ihn gestern getroffen.)
39. Tu ne dois pas le craindre. (Du brauchst dich vor ihm nicht zu fürchten.)
40. Toute la classe se moque de lui. (Die ganze Klasse macht sich über ihn lustig.)
41. Qu’est-ce qui t’occupe? (Womit beschäftigst du dich?)
42. Tes parents en seront contents. (Deine Eltern werden sich darüber freuen.)
43. Tu t’es trompé d’adresse. (Du hast dich in der Adresse geirrt.)
44. Te souviens-tu d’eux? (Erinnerst du dich an sie?)
45. Je ne m’intèresse pas du tout à la politique. (Ich interessiere mich gar nicht für Politik.)
46. Il a souvent menti à son enfant. (Er hat sein Kind oft belogen.)
47. Je lui ai interdit d’y aller. (Ich habe ihm verboten hinzugehen.)
48. Tu fuis les problèmes. (Du weichst den Problemen aus.)
49. Il a suivi son conseil. (Er folgte seinem Ratschlag.)
50. Il l’a guéri de cette maladie.
51. Elle se plaint d’elle.
52. Tu me reproches toujours la même chose. (Du wirfst mir immer das gleiche vor.)
53. Je lui souhaite beaucoup de bonheur. (Ich wünsche ihm viel Glück.)
54. Mon amie souffre de la solitude. (Meine Freundin leidet an Einsamkeit.)
55. Rends-lui son livre!
56. Il l’a menacé plusieurs fois. (Er hat ihm mehrmals gedroht.)
57. Elle rêve d’une vie meilleure. (Sie träumt von einem besseren Leben)
58. Je te confie tout mon argent. (Ich vertraue dir mein ganzes Geld an.)
59. Rends grâce à lui pour le gâteau! (Bedank dich bei ihm für den Kuchen!)
60. Tu t’es abonné à ce podcast? (Hast du diesen Podcast abonniert?)

3 explications de grammaire
- L'impératif des verbes en -er n'a pas de "s" à la fin.
- Attention aux prépositions! Il faut savoir s'il s'agit d'un COD ou d'un COI.
- Attention aux faux amis! Ex: etwas abonnieren = s'abonner à qch.

5 lignes sur le thème
Le sujet commun des 60 phrases traduites sont les faux amis. La difficulté est de savoir quelle préposition il faut mettre après chaque verbe. Les exemples N. 34 (Ich werde ihm helfen) ou N. 45 (Ich interessiere mich gar nicht für Politik) montrent des difficultés typiques des allemands car la traduction littérale des prépositions "ihm" et "für" mène à une fausse solution. Il est donc important de toujours apprendre les verbes avec les prépositions requiertes.

Le fils le plus sage (révisé)


Il faisait longtemps qu’il y avait un vieil homme qui avait trois fils. Un jour il tombait malade et laissait venir ses fils. Il voulait lequel entre eux était le plus intelligent car il voulait lui donner tous ses biens. Il donna à chacun quelques pièces de monnaie et les pria d’acheter un cadeau qui put remplir toute la chambre. Le fils le plus âgé pensa qu’il ne fallait rien de plus facile que cela. C’est pourquoi il ne fut pas beaucoup d’efforts de chercher longtemps. Arrivé au marché il acheta une grande botte de paille. Ce qui concerne le deuxième, celui réfléchit un peu plus et après qu’il regarda bien tous les stands du marché, il décida d’acheter un grand sac de plumes. Ceux rempliraient certainement une chambre, croyait-il.

Le troisième fils par contre  prit tout son temps jusqu’il trouva enfin quelque chose qui semblait le plaire et qui ne fit quand même pas cher.  Le lendemain les trois fils allaient chez leur père.  Naturellement  chacun espérait que son cadeau fit assez grand pour remplir une chambre vide. Mais ni le blé du plus âgé, ni les plumes du deuxième ne suffirent à la remplir. Là le plus jeune venait.  « Qu’est-ce qu’il a acheté ? », se demandèrent le père et les frères, dont on peut bien s’imaginer la curiosité. Comme leur surprise fut grande quand il tira une bougie et des allumettes de sa poche. Il alluma la bougie et la plaça exactement au milieu de la chambre de sorte qu’elle la remplit d’une lumière chaleureuse. Il n’y a pas besoin de raconter la fin de l’histoire car tout le monde peut facilement la deviner.

Explications de grammaire :

-          croyait-il ; discours indirect

-          ni … ni … ne ; négation

-          de sorte que ; sans subjonctif

Le thème/ le personnage principal :
Dans cette traduction il s’agit d’un jeune homme qui doit acheter un cadeau pour son père malade sous condition que le cadeau puisse remplir toute la chambre du père. Avec ses deux frères, le plus jeune des fils cherche sur le marché le cadeau parfait. En tant que plus sage fils du père, il achète une bougie et des allumettes qui remplissent d’une manière plus intelligente la chambre du père. Par conséquente il hérite tous les biens de son père après sa mort.

 

mardi 5 novembre 2013

a) Le premier homme, par Luca Vincenzi, 05.11.13 (version révisée)


Dans le couloir du train pour Saint-Brieuc, un homme regardait défiler ce paysage étroit et plat qui s’étale de Paris jusqu’à la Manche. Tête nue, le visage long et les traits fins, le regard bleu et droit, l’homme semblait malgré ses quarante ans encore mince dans son manteau de pluie. Un peu plus tard le train s’arrêta, et le voyageur descendit rapidement du train.
À Saint-Brieuc il guida ses pas vers le cimetière. Il demanda où se trouvait le carré des morts de la guerre de 1914. « Oui », dit le gardien, « quel nom cherchez-vous ? – Henri Cormery », répondit le voyageur. Le gardien ouvrit un grand livre. Son doigt terreux s’arrêta : « Cormery Henri, blessé à mort dans la bataille de Marne, mort à Saint-Brieuc le 11 octobre 1914. – C’est ça », dit le voyageur. Le gardien ferma le livre. « Est-ce un descendant ? Demanda-t-il  distraitement. – C’est mon père. – C’est dur, dit l’autre. – Mais non, je n’avais pas un an quand il est mort. – Oui, dit le gardien, quand même. Il y a eu trop de morts. »
« C’est ici », dit le gardien. Cormery s’approcha de la dalle et la regarda distraitement. Oui, c’était vraiment son nom. Il leva son regard. Autour de lui tout était silencieux.
À ce moment-là, il lut sur la tombe la date de naissance de son père, par cette occasion il remarqua qu'il ne l’avait pas connue jusque là. Ensuite il lut les deux dates, « 1885 – 1914 » et calcula automatiquement : vingt-neuf ans. Tout à coup l’idée lui vint qui ébranla tout son corps. Il avait quarante ans. L’homme enterré sous cette dalle, qui avait été un père, était plus jeune que lui. Et le flot de tendresse et de compassion qui soudainement remplit son cœur, n’était pas le mouvement de l'âme que le fils ressent en se souvenant du père perdu, mais la compassion que ressent un homme accompli devant un enfant tué injustement – quelque chose n’était pas en ordre ici, et pour dire la vérité, il n’y avait pas d’ordre, seulement folie et chaos là, où le fis était plus âgé que le père.

(D’après Albert Camus, tiré de Le premier homme)


b) 3 points de grammaire :


I – voir les lignes : « un homme regardait défiler ce paysage étroit et plat qui s’étale de Paris jusqu’ à la Manche. »
Le récit est à l'imparfait, mais comme il est question de quelque chose qui est inchangeable (le paysage entre Paris et la Manche), il faut mettre le verbe au présent.

II – voir les lignes : « L’homme enterré sous cette dalle, qui avait été un père, était plus jeune que lui. »
Le récit est au passé simple. Mais comme il est question d’une action accomplie avant le récit, le verbe est au plus-que-parfait.

III – voir les lignes : « Il leva son regard »
Dans la version allemande c’est écrit : « er hob seine Augen ». Plutôt que de le traduire littéralement, on peut changer «les yeux» par «le regard».

c) Quelque lignes sur le thème



Ce passage traite d’un fils qui va visiter la tombe de son père. Le fils est, au moment de la visite, plus âgé que son père, car celui-ci est mort jeune pendant la guerre. Le fils ressent le paradoxe de cette situation, car il y a une inversion des âges. Normalement le père est toujours plus âgé que le fils. À travers ce paradoxe il réalise tout le chaos causé par la guerre. Cette inversion des âges est quelque chose qui ne devrait pas se passer, il y a une injustice et une force contrenature qui agit et qui cause folie et chaos : la guerre.    

vendredi 4 octobre 2013

5) Marie-Claire par Syrina G. (révisé)


Quand j’étais au lycée, j’avais une bonne camarade. Elle s’appelait Marie-Claire et c'était une fille très gentille. Nous nous entendions bien et nous nous sommes jamais disputées. Le seul problème était que nous ne pouvions pas nous voir en dehors du lycée. Chaque fois que je lui proposais de sortir avec moi, elle refusait en disant : « Je t’assure, ce n’est pas de ma faute. » Au début, je m'étais dit qu’elle avait sans doute un autre ami. Mais un jour elle m’avoua que cela n’était pas le cas. Si son père était moins autoritaire, elle aurait une vie plus facile. Il lui demandait d’obéir sans le contredire. Il disait toujours qu’elle devait étudier ou lire. Quoiqu'elle eût dix-huit ans, il n’acceptait jamais son opinion. Il pensait lui-même être un père modèle. Quelques jours après cette conversation, Marie-Claire arriva à l’école en retard. Elle était très triste. Je lui demandai ce qui s’était passé. Elle me répondit que, la veille, la police était venue chez eux pour arrêter son père. Cet homme modèle, comptable dans une grande entreprise, avait détourné 500'000 francs en dix ans.

Grammaire
1. Conditionnel (ligne 6) : On ne met jamais si + conditionnel! C’est si + imparfait et le conditionnel dans l’autre partie de la phrase, après une virgule
2. Même si (ligne 7) : Quoique (ou malgré que) est toujours suivi d'un subjonctif; ou même si + indicatif
3. La veille (ligne10) : Attention aux adverbes de temps dans le discours indirect
-       Aujourd’hui => ce jour-là
-       Demain => le lendemain
-       Hier => la veille
-       Avant-hier => l’avant-veille
-       Dans quelques jours => quelques jours plus tard

Chaque être humain est un acteur. Nous jouons tous des rôles pour cacher certains aspects de notre caractère aux personnes de notre entourage. En plus, nous changeons constamment notre comportement pour nous adapter aux différentes situations sociales auxquelles nous sommes confrontés. Malheureusement, cela veut dire qu’il y a aussi des gens qui cachent des secrets choquants, comme c’est le cas du père de Marie-Claire dans ce texte.  

mercredi 2 octobre 2013

2) La valise de Papa, traduction par Céline H. - version corrigée


En hiver 1922, l’écrivain Ernest Hemingway vivait à Paris avec sa première femme Hadley. Pendant ses voyages, l’écrivain laissait souvent sa femme toute seule à la maison. Peu avant Noël, il résida à Lausanne pour couvrir une conférence internationale pour un journal. Il voulait rencontrer Hadley à Lausanne et puis aller à Chamby, au-dessus de Montreux, pour faire du ski avec elle. Hadley, voulant surprendre son mari, prit tous ses manuscrits avec elle, pour qu’il pût travailler les soirs pendant leurs vacances de ski. Elle mit tout ce qu’il avait écrit jusque-là dans une petite valise. A la Gare de Lyon elle fut porter ses bagages dans son compartiment par un garçon. Puis elle quitta le compartiment et causa sur le quai avec quelques journalistes qui l’avaient accompagnée jusqu’au train. Quand elle rentra dans le compartiment, la valise avait disparu. Hadley fouilla plusieurs compartiments et demanda conseil au autres voyageurs, mais la valise resta disparue.

Quand Hadley arriva à Lausanne, elle n’osa presque pas raconter à Hemingway ce qui s’était passé. Il se fâcha terriblement et rentra tout à coup à Paris par le train pour voir si elle se trompait et avait au moins laissé les doubles dans l’appartement. Mais tout ce qu’il avait écrit jusque-là avait disparu. Hemingway ne pardonna jamais la valise disparue à sa femme, et ce malheur, comme les biographes aiment à le raconter, doit finalement avoir été une des raisons principales pour son divorce.


Explications de grammaire

« Pour que » est toujours suivi d’un subjonctif .  Exemple : « …pour qu’il pût …».


Au plus-que-parfait (comme au passé composé)  il faut accorder le participe passé au sujet, si le verbe est conjugué avec « être » et à l’objet direct qui précède le verbe, s’il est conjugué avec « avoir ». Exemple : « qui l’avaient accompagnée ».


En générale il faut faire attention à l’utilisation des temps des verbes : quand doit-on utiliser le passer simple, quand l’imparfait ? Exemple : « Hadley voulait surprendre son mari, alors elle prit tous ses manuscrits… ».


Ernest Hemingway

En quelques clics sur internet, on peut trouver des informations sur la vie d'Hemingway qui montrent que les évènements racontés dans cette histoire pourraient être tout à fait vrais, parce que la première femme de cet écrivain américain s’appelait vraiment Hadley et qu'ils ont quelque fois passé ensemble des vacances d’hiver à Chamby et qu'on peut même lire que malheureusement Hadley a en effet perdu tous les manuscrits d’Ernest Hemingway.


Sources :

http://www.swissinfo.ch/ger/specials/grosse_geschichten/Hemingway,_Herr_der_Feder_und_des_Schlittens.html?cid=142288

http://www.aufbau-verlag.de/index.php/magazin/madame-hemingway

8) La ville secrète par Sofian B. (version rédigée)


Paris est une ville dont on pourrait, comme le firent les Grecs avec Athènes, parler au pluriel, car il existe de nombreux Paris ; et le Paris des touristes n'a qu'une relation superficielle avec le Paris des Parisiens. Un étranger qui traverse la ville en voiture ou en autobus et qui passe d’un musée à l’autre, n’a pas la moindre idée de ce monde qu’il ne voit pas, quoiqu’il se trouve[1] juste dedans.
Personne ne peut alléguer connaître une ville sans y avoir perdu son temps. L’âme d’une grande ville ne se laisse pas comprendre si facilement. Afin de vraiment se familiariser[2] avec elle, il faut qu’on s’y soit[3] ennuyé et qu’on y ait souffert. Naturellement, tout le monde peut se procurer un guide et constater que tous les monuments qui y sont indiqués sont là. Mais dans les limites de Paris se cache une autre ville qui est aussi difficilement accessible que l’était Tombouctou à l’époque.
Les Parisiens connaissent très bien cette ville – que j’appelle la ville secrète, car elle est inaccessible aux étrangers – et ils la trouvent absolument naturelle. Ainsi, ils n’ont même pas l’idée d’en parler – hormis les écrivains et poètes dont la tâche est justement d’observer la ville avec des yeux nouveaux, comme si c’était la première fois, tandis que nous, nous la voyons sans faire attention. Mais même les écrivains n’arrivent pas toujours à nous transmettre précisément ce qu’ils ont découvert.
Paris ne se révèle pas à ces gens qui sont pressés, je l’ai déjà dit. Cette ville appartient aux rêveurs ; à ceux qui savent s’amuser dans les rues sans regarder l’heure, même si d’urgentes affaires les attendent ailleurs. Ils verront, ce que d’autres ne verront jamais, et cela sera leur récompense. En outre, Paris a la particularité de se montrer mieux la nuit que la journée. On pourrait penser qu’elle attend jusqu’à ce que tout dorme.

[selon Julien Green, tiré de Paris, 1983]

Ce côté « mystérieux » que décrit Green se trouve déjà dans les écrits de Baudelaire et, plus tard, de Simenon, qui thématisent beaucoup ce qui est apparu avec le modernisme : l’anonymat dans les grandes villes. Il y avait soudainement beaucoup de gens que l’on ne connaissait pas, des quartiers auxquels on n’avait pas de rapport – l’être humain ainsi que l'espace urbain et son usager, sont devenus anonymes. Vivre à Paris ne voulait plus dire connaître Paris. Pour connaître Paris il fallait sortir de la vie quotidienne et plonger dans la vie de la ville – y perdre son temps et s’ennuyer, afin de se rendre compte des détails de la vie parisienne.

Sur Green:

Julian Green, rebaptisé en Julien Green, fut d’origine américaine et vécut de 1900 à 1998, majoritairement en France. Après la mort de sa mère il décida de suivre la religion de son père, et devint catholique pratiquant. Ceci pourrait se justifier en regardant sa vie : à l’âge de 17 ans il fut mobilisé pour la première guerre mondiale ; or, après deux années de service il fut déjà démobilisé. Sa vie en tant que civil ne durait que jusqu’à l’éruption de la Seconde Guerre Mondiale où il fut à nouveau mobilisé.
Ses écrits traitent surtout de problèmes de la foi et de la religion, mais aussi de l’hypocrisie qui leur est liée. Presque en contradiction à sa foi se trouve le fait que Green fut homosexuel – un sujet qui avait aussi une grande influence sur son œuvre.


[Sofian Bouaouina]


[1] Ici on utilise le subjonctif; règle: les propositions subordonnées circonstancielles sont souvent utilisées avec un subjonctif. Les locutions qui demandent un subjonctif sont clairement définies ; l'une d’entre elles est « quoique » qui introduit une circonstancielle de concession.
[2] Dans les propositions subordonnées circonstancielles de but, nous pouvons utiliser « afin de » + infinitif au lieu de « afin que » + subjonctif lorsque les deux propositions ont le même sujet (ici : on).
[3] « il faut que… » + subjonctif: les expressions impersonnelles dans les propositions subordonnées complétives demandent toujours un subjonctif.

7) Justice par Nadia D. (version révisée)


a) Le directeur du pénitencier me salua gentiment et nous nous assîmes. « Monsieur Spät, ainsi commença-t-il l’entrevue, le détendu Isaak Kohler vous convie à lui rendre visite. J’ai permis cette rencontre et vous parlerez à Kohler en présence d’un gardien. » Je savais de l’avocat Stüssi-Leupin qu’il avait le droit de parler à ses clients sans qu’il n’y eût de témoins. « Nous faisons confiance à Stüssi-Leupin », répondit-il à ma question. « Je ne veux pas dire que nous nous méfions de vous, mais nous ne vous connaissons pas encore. - Je comprends. - Et encore quelque chose, Monsieur Spät, ajouta-t-il, déjà plus gentil, avant que vous ne parliez à Kohler, j’aimerais cependant vous annoncer ce que je pense de lui. C’est peut-être important pour vous. Comprenez-moi bien. Ça ne m’intéresse pas de savoir pourquoi les gens que je dois surveiller sont ici. Ça ne me regarde pas. Mon devoir est seulement l’exécution pénale. Pour cette raison, je ne dis rien sur ses crimes, mais seulement que l’homme m’irrite personnellement un peu. » Je demandai: « Mais comment ? » Le directeur du pénitencier hésita un peu avant de répondre : « Cet homme semble être parfaitement heureux, dit-il alors - Mais c'est réjouissant », pensai-je. - Bof, je ne sais pas », répliqua le directeur. - Votre entreprise est après tout une entreprise modèle », dis-je. - Je fais de mon mieux », soupira-t-il, « mais quand même. Un millionnaire qui est content dans sa cellule, cela me semble très bizarre. »


Je m’allumai une parisienne. Il me passa un cendrier. « Monsieur Spät, continua le directeur du pénitencier,  imaginez-vous un détendu qui ose vous dire ouvertement qu’il trouve le pénitencier formidable, les gardiens compétents, qu’il est totalement heureux et qu’il n’a besoin de rien. Incroyable. J’étais simplement choqué. »


  


b)      1) On fait mieux d’utiliser le passé simple au lieu du passé composé, car il s’agit d’un récit.

2) Après les conjonctions « avant que » et « sans que », il faut utiliser le subjonctif. Par contre après « après que » on utilise l’indicatif.
3) « saluer » est suivi d’un objet direct, contrairement à l'allemand, on ne dit donc pas saluer à quelqu’un mais saluer quelqu’un.
c) « Justiz » est un roman policier de Friedrich Dürrenmatt qui date de 1985. 
Friedrich Dürrenmatt naquit en 1921 dans le canton de Berne. Il était fils d’un pasteur et après avoir étudié la philosophie, il travailla comme dramaturge, narrateur, essayiste et peintre. Il est l'auteur d’une œuvre riche et variée. Dürrenmatt pose un regard critique sur la société suisse. Il tenait aussi des discours concernant la politique internationale.
Dans son roman « Justiz », un conseiller cantonal a commis un meurtre. Il a tué un professeur d’université. Ensuite, il est condamné à vingt ans de pénitencier. Là, il demande à un jeune avocat d’examiner le meurtre, car il dit qu’il n'en est pas coupable. Ce dernier accepte et commence ses recherches.

10) Le dernier livre de Camus par Mélanie G. (deuxième révision)



a)      Texte traduit en français

Albert Camus mourut en 1960 d’un accident de voiture. Dans la serviette qu’il avait prise avec lui, on trouva le manuscrit du roman  « Le premier homme » auquel il était en train de travailler. L’œuvre inachevée parut en 1994. « Je parlerai de ceux que j’aimais », avait écrit Albert Camus dans ses notes. L’ébauche contient de forts traits autobiographiques. Ceux-ci auraient sûrement disparu dans une version définitive, si Camus l’avait  publiée lui-même. 

Quand Jaques Cormery, le personnage principal du roman, retourne en Algérie à 40 ans, il constate qu’il est né dans un pays sans racines et sans souvenirs et il se sentait jeté dans ce pays comme le premier habitant ou le premier conquérant. Les recherches de ses ancêtres et de son identité restèrent vaines.

Jaques naquit dans un lieu isolé dans l’est de Algérie. Peu après sa naissance, la Première Guerre mondiale éclata et son père, un colon français, fut incorporé dans l’armée. Il ne devait plus jamais revoir sa famille. Jaques déménagea avec sa mère chez sa grand-mère à Belcourt, le quartier pauvre d’Alger. À Belcourt habitaient et travaillaient des Français, des Arabes, des Espagnols, des Italiens et beaucoup d’autres. Là-bas, avec ces personnes qui manquaient de tout, Jaques passa une enfance heureuse. Bien que sa mère ne sût ni lire ni écrire, Jaques put, comme l’auteur lui-même, grâce à l’aide et à l’encouragement de son professeur de l’école primaire, fréquenter des établissements du second degré.

b)      Explications de difficultés de grammaire

-       Passé simple :

Il s’agit d’un récit en troisième personne et non pas d’un discours, c’est pour cette raison que le passé simple est l’option (plutôt que le passé composé) à choisir au moment de traduire.

-       Prépositions :

Il faut faire attention en traduisant les prépositions. Elles ne sont pas toujours traduisibles littéralement de l’allemand. La préposition qui accompagne un verbe ou une expression est souvent propre à la langue et doit être apprise par cœur avec le verbe. Exemples concrets tirés de cette traduction : mourir de (sterben bei), travailler à quelque chose (an etwas arbeiten), recherches de (Suche nach ; mais rechercher qqch), manquer de (an etwas fehlen).

-       Subjonctif après « bien que » :

Après les conjonctions « bien que » et « malgré que » c’est le subjonctif qui doit suivre. Par contre après « même si » il faut choisir l’indicatif. On traduit donc dans ce cas « bien que sa mère ne sût… » (subjonctif imparfait).

-       Différence entre « savoir » et « pouvoir » :

On sait faire quelque chose parce qu’on l’a appris, mais on peut faire quelque chose parce que la situation le permet. « Je ne sais pas nager » veut dire que je ne l’ai jamais appris, mais « je ne peux pas nager » veut dire, par exemple, que je me suis cassé le bras et que pour cette raison ma situation m’empêche d’aller nager. Lire et écrire sont des aptitudes apprises, c’est pourquoi il faut choisir le verbe « savoir », par contre il faut choisir le verbe « pouvoir » dans la proposition qui suit, parce que c’est la situation qui le lui permet (cela n’a rien à voir avec quelque chose d’appris).


c)      Quelques lignes sur Camus

Albert Camus naquit en 1913 en Algérie. Il fut un écrivain, philosophe, romancier, dramaturge, essayiste et nouvelliste français. Il développa un humanisme qui se fondait sur la prise de conscience de l’absurdité de la condition humaine. La réponse qu’il proposa à cette absurdité était la révolte. Il reçut le Prix Nobel de littérature en 1957 et mourut trois ans plus tard. La peste et L’étranger sont deux œuvres célèbres qu’il écrivit.

Le Corbusier à New York

Kurs: Renforcement de l'expression écrite et orale Traduction d'un texte allemand
HS 13 2.10.13
S. Montavon Rahel Müller

Le Corbusier à New York
Quand Le Corbusier arrivât à New York en 1935, la ville, dont la silhouette était visible à
l'horizon, lui semblât comme la Jérusalem céleste. Il pensât de tous les plans et
photographes aériennes qu'il avait étudié et il criât: „C'est la ville la plus organisé du
monde.“
Premièrement les tours de 300 mètres lui impressionnèrent. Mais après il changât son
opinion. Quand les reporteurs lui demandèrent ce qu'il eut pensé de la ville, il répondât
que les bâtiments de New York eurent été trop petits. Et il donnât comme explication que
les gratte – ciel eurent été entourés des slums, comme ça la moyenne hauteur eût mesuré
seulement quatre et demi étages. „Faites les slums disparaître, construisez plus haut,
ajoutez des routes pour la circulation, des parcs et des centres sportif pour que six millions
personnes ici puissent vivre, travailler et se reposer.“
Aujourd'hui nous devons constater que tous les grandes villes du monde ont la même
maladie. L'urbanisme du 20ème siècle a créé des nouveaux problèmes qui remplacent
ceux, qu'elle avait résolu et il paraît que la réalisation de la Jérusalem céleste est plus
utopique que jamais.