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mercredi 4 décembre 2013

résumée des chapitres du „grand cahier“. Ruth A.

résumée des chapitres du „grand cahier“

Le chantage

Après que Béc -de -Lièvre leur a raconté qu’elle parfois a été abusée par le curé quand elle y est allée pour demander d’argent, les jumeaux lui rendent visite eux-mêmes. Ils demandent au curé de leur donner de l’argent pour Béc- de- Lièvre et sa mère. Mais parce que le curé ne leur donne que très peu d’argent ils le menacent de raconter aux gens de la ville ce qu’il fait à Béc- de- Lièvres. Comme les jumeaux ne craignent pas de faire chanter quelqu’un, le curé leur donnera la somme exigée une fois par semaine.

Accusations

Pendant un après-midi, les jumeaux aident l’ordonnance á préparer la chambre de l’officier pour son retour. En voyant les tas de nouriture, les jumeaux deviennet furieux car ils pensent que c’est la guerre et les soldats étrangers qui sont coupables du fait que les gens meurent de faim. L’ordonnance se défend en disant qu’n’a pas eu le choix et qu’il n’a pas pu échapper à la guerre.. Pour mettre fin au conflit, l‘officier donnerait tout aux jumeaux, mais au lieu de prendre tout pour eux-même ils exigent de l’ordonnance d’apporter régulièrement de la nouriture à Bec- de -Lièvre et sa mère.

La servante de la cure

Un matin, la servante du curé vient à la maison de Grand-mère pour demander des pommes de terre et d’autres aliments. Quand elle voit les jumeaux qui sont très sales, elle leur demande pourquoi ils ne se lavent pas. Alors ils expliquent qu’ils n’ont ni savon, ni vêtements propres. Puis la servante va laver leurs vêtementd sous la condition que les jumeaux portent les sacs de nouriture jusqu’à la cure. Pendant la marche vers la cure, les jumeaux obervent très attentivement le corps de la servante.

Le bain

Quand ils sont arrivés à la cure et entrés dans la salle de bain, les jumeaux seblent d’être gênés de se déshabiller sous les yeux de la servante. Alors c’est elle qui se déshabille et se baigne sous les yeux des jumeaux. Ensuite les garçons prennent aussi leur bain. Puis la servante coupe leurs ongles et leurs cheveux et commence  á les caresser, puis elle les abuse. Les garçons ne se défendent pas ils en jouent ou bien il ne disent pas qu’ils en soufrent..

Le curé

Le samedi suivant, les jumeaux reviennent pour prendre leur bain. –Ensuite ils rencontrent de nouveau le curé. Comme les jumeaux ne sont jamais venus à l’église le curé leur demandent s’ils prient parfois. Les jumeaux expliquent alors qu’ils ne le font pas mais qu’ils connaissent des passages de bible par coeur. De plus ils admettent qu’ils ne suivent pas les Dix Commandements, puisque personne ne le fait. A la fin ils raconte au curé qu’ils aimeraient lire d’autres livre que la bible et il promet de leur en trouver pour le samedi souivant.


La servante et l’ordonnance

Un jour les jumeaux et la servantes sont en train de ceuillir des cerises dans le jardin de Grand-Mère, á ce moment, l’officier et l’ordonnance arrivent. Pendant que l’officier disparaît tout de suite dans sa chambre, l’ordonnance essaie de séduire la servante en lui faisant des compliments. La servante l’ignore car c’est l’officier qui lui plaît. Quand l’officier revient devant la maison, elle essaie de le séduire, mais elle y échoue. Après que l’officier est parti, l’ordonnance demande á la servante de l’aider à nettoyer sa chambre. Accompagnée par les jumeaux, elle entre dans la chambre et commence son travail.Pendant ce temps, l’officier raconte son rêve d’une princesse qui le pince, ce que fait la servante imédiatement et en retour il la pince aussi. Peu après les jumeaux sont envoyés dehors et ils observent la servante et l’ordonnance qui se battent d’abord et qui couchent après ensemble. Cette scénèrie se répète pendant plusieurs jours de sorte que les jumeaux peuvent très bien observer les envies sexuelles de ces deux adultes.


Pour quoi ces chapitres sont-ils importants pour le déroulement de l’histoire?

Les trois premiers chapitres de ce résumé me semble de montrer que les jumeaux, même si ce sont des enfants très petits, parfois très méchants et brutales, montrent quand même une sorte de morale dans leur comportement. On peut voir cela dans toutes les situations qui concernent Béc-de-Lièvre et sa mère: Les garçons veulent aider à des personnes qui l’en vraiment besoin et ne pas seulement profiter. En plus ils déchiffrent très bien les jeux couverts et calculateurs des adults. C’eest pour ça qu’ils se comportent égales, par exemple pendant la chantage du curé. Mais on peut aussi voir, qu’ils sont parfois très naifs. Par exemple dans la situations où ils sont abus par la servante, ils ne se défendent pas ni évitent après de revenir.


jeudi 31 octobre 2013


Le départ de notre cousine – L’arrivée des nouveaux étrangers – L’incendie – La fin de la guerre – L’école recommence: Résumé et interprétation par Rahel M.

Le départ de notre cousine

Grand-Mère se cache avec Claus, Lucas et leur cousine dans l’appartement du officier. Après une nuit d’explosions et des tires, le silence tombe. Deux soldats avec des uniformes inconnues et qui parlent la même langue maternelle comme Grand-Mère les vont voire et expliquent que les Alliés sont arrivés finalement. Ils apportent aussi une liste des noms des enfants dont les parents sont disparu ou bien mort. Alors, ils amènent la cousine à un centre d’accueil de la Grande Ville où on collecte tous les enfants de cette liste. Les jumeaux restent avec leur grand-mère.

L’arrivée des nouveaux étrangers

Après l’arrêt des bombardement Claus et Lucas sont curieux ce qui se passe, alors ils vont en ville pour voir. Des soldats étrangers s’installent et cherchent tous les maisons pour des aliments, des objets de valeur et des femmes. Les civils de la ville font le même, ils prennent tout ce qu’ils peuvent porter.

L’ incendie

Quelques jours après l' arrivée des étrangers, ils notent qu’ils n’ont plus vu les voisines. Ils trouvent Bec-de-Lièvre morte, après être violé plusieurs fois. Une deuxième voisine survit les violences, mais elle demande à Lucas et Claus d'enflammer sa maison. Ils en font.

La fin de la guerre

Les Alliés s'installent à long terme dans la ville. Il y a aussi des prisonniers de guerre, qui sont déportés à la Sibérie.
Après un mois de la libération un commerce entre les soldats et les civils de la Grande Ville s'est installé. Les jumeaux ont appris la langue des soldats et de Grand-Mère, maintenant ils agissent comme traducteurs entre les deux partis. Grand-Mère elle-même fait du commerce des aliments qu'elle change pour des objets de valeur. Comme ça ils survivent dans quelque chose de grand standing quand tout le monde entier manque tout.
Avec les soldats c'est aussi une nouvelle réalité pour la ville. Des règles très strictes et un fils de fer barbelé autour le pays isolent les civils totalement.

L'école recommence

Quoique l'école commence en automne, Claus et Lucas ne rentrent pas. Ils ignorent les lettres de l'école et quand un inspecteur des écoles cherche les deux, ils feignent un est sourd, l'autre est aveugle. Après cette visite une troisième lettre atteste leur dispensation de l'école. 


Pourquoi sont ces chapitres importants?
Les chapitres en matière ne marquent pas seulement la fin de la guerre, mais dans ces événements les jumeaux entrent une nouvelle partie de leur vie. Maintenant ils sont des adultes qui ont fait preuve de leur force et leur intention de survivre. C'est aussi très intéressant de voir comment la société moderne s'est provenue de la guerre et les changements avant 1939.
En tous cas on voit un grand développent de la société européenne et française, et aussi les conséquences d'une guerre et ce qu'elle fait avec les gens en général. 

mercredi 30 octobre 2013


Le grand cahier, Agota Kristof, Edition Du Seuil, 1986
Résumés et explications de texte par Luca Vincenzi (version révisée)

Grand-Mère vent sa vigne
Ce chapitre est important parce qu’il montre l'esprit d’initiative des jumeaux.

L’armée veut construire un bâtiment pour les gardes-frontière sur le terrain où se trouve la vigne de la grand-mère. Un officier passe pour l'acheter, mais grand-mère ne veut pas la vendre. Pour finir c’est les petit fils qui vendent la vigne en échange de l’électricité et de l’eau courante, d'une salle de bain et d'un poste de radio.

La maladie de Grand-Mère
Ce chapitre est important parce que la Grand-Mère est entre les mains des jumeaux.

Un matin la Grand-Mère a une attaque d’apoplexie. Elle est paralysée. Les petit fils doivent la nourrir et la laver, ils achètent des culottes de bébé pour qu’elle ne fasse pas dans son lit.

Le trésor de Grand-Mère
Ce chapitre est important parce qu’il montre un côté aimable de la Grand-Mère.

 Une semaine plus tard, elle peut de nouveau bouger. La Grand-Mère leur dit que son trésor se trouve dans la tombe du Grand-Père, mais ils le savent depuis longtemps. Puis la Grand-Mère leur dit qu’elle veut qu’ils lui donnent un poison la prochaine fois qu’elle a une attaque.

Notre Père
Ce chapitre est important par ce qu’il introduit dans le récit le père des jumeaux.

Un jour le père des jumeaux arrive. Il veut retrouver sa femme. Ils lui disent qu’elle est enterrée dans le jardin. Il veut la voir, et creuse un trou. Il voit le squelette de sa femme avec un petit squelette sur sa poitrine. Les jumeaux expliquent que le petit squelette est leur petite sœur. Ils apportent les squelettes dans le galetas et referment le trou. Après des mois, quand les squelettes sont secs et nettoyés ils les reconstruisent avec du fil en fer et les suspendent à une poutre du galetas.

Notre Père revient
Ce chapitre est important parce qu’il rend possible la fin du récit.

Plusieurs années plus tard – la Grand-Mère est morte entre-temps – le père revient. Il sort de prison et veut traverser la frontière. Il veut l’aide des jumeaux, et ils la lui accordent. Ils lui expliquent comment il faut faire. Il y a deux barrières de fils barbelés. Entre les deux il y a des mines. On peut passer les barrières avec deux planches, l’une pour grimper et l’autre pour passer au-dessus des barbelés.

La séparation
Ce chapitre est important parce qu’il marque le moment de la séparation entre les jumeaux.

Le matin du départ, pendant que le père dort, les jumeaux préparent quatre planches et en cache deux près de la frontière. Quand le père est réveillé, ils fouillent les poches du père et brûlent tout ce qu’ils y trouvent. Après le petit déjeuner ils vont près de la frontière. Le père passe la première barrière, mais marche sur une mine avant la deuxième barrière. Les jumeaux vont chercher les deux autres planches et un des deux passe la frontière. L’autre retourne dans la maison de Grand-Mère.      


2 Explications de texte

1)   « Nous allons chercher de la paille chez un paysan, nous achetons une culotte en caoutchouc pour bébé et des langes. Nous déshabillons Grand-Mère, nous la lavons dans notre baignoire, nous lui faisons un lit propre. Elle est tellement maigre que la culotte de bébé lui va très bien. Nous changeons ses langes plusieurs fois par jour. » (p.155-156)

La Grand-Mère est paralysée, Klaus et Lucas s’occupent d’elle.
Le lecteur, en lisant que la Grand-Mère est paralysée, ressent une satisfaction. Par contre, le fait que les jumeaux prennent soin de leur Grand-Mère semble incompréhensible. La maladie donne aux jumeaux la possibilité de se venger de touts les malheurs qu’elle leur a apportés, mais ils ne le font pas. À cause du style d’écriture simple, froid et distant, les jumeaux semblent être détachés de tout se qui se passe autour d’eux. Ce qui fait émerger une atmosphère contradictoire. D’un côté le lecteur espère que les jumeaux se vengent, ce qui n’a pas lieu. Au contraire, ils prennent bien soin de la Grand-Mère, mais avec une telle indifférence que le lecteur reste avec un sentiment d’angoisse.

2)   « Prenant le sac de toile, marchant dans les traces de pas, puis sur le corps inerte de notre Père, l’un de nous s’en va dans l’autre pays. Celui qui reste retourne dans la maison de Grand-Mère. » (p.168)

Ce passage marque la fin du livre. Tout le livre est écrit dans une double focalisation interne. J’aimerais bien appeler ce phénomène "focalisation bi-interne". Les jumeaux semblent avoir  un seul esprit. La fin marque un problème, car ils sont séparés, néanmoins la focalisation reste bi-interne. Qui s’en va et qui part n'a aucune importance. Par cette façon d’écrire, l'illusion est créée que les deux resteront ensemble même si physiquement séparés. Le lecteur reconnaît dans ce « nous » la connexion infrangible entre les deux frères et l’espérance d’une réunion.        
      
            

mardi 29 octobre 2013

"Le grand cahier" - Résumé par Mélanie H.

Les autres enfants
À l'école des jumeaux se trouvent d'enfants de différents origines. Souvent, eux aussi doivent travailler assez dûrement dans les champs. L'éducation n'est pas vraiment agréable: Les grands enfants attaquent et battent les plus petits. Pendant que les petits enfants sont protégés par la mère, Klaus et Lucas ne sont protégés par personne. Ils apprennent donc à se défendre eux-mêmes et commencent à fabriquer des armes, par exemple des pierres. Ils possèdent même un rasoir. Un jour de chaleur, ils voyent Bec-de-Lièvre apporter un seau à la fontaine pour le remplir d'eau. Elle est dérangée et menacée par des garçons qui crachent dans le seau. Là, Klaus et Lucas interviennent et remplissent le seau de Bec-de-Lièvre. Les autres garçons commencent à avoir peur et fichent le camp: Ils savent que les jumeaux ont la réputation d'être dangeureux. 
Après, Bec-de-Lièvre demande les deux pourquoi ils ne l'ont aidée plus tôt. Ils lui expliquent qu'ils voulaient voir comment elle se défend et lui apprennent comment elle aurait pu faire.
Ce chapitre est important parce qu'il souligne la situation misérable des deux jumeaux qui n'ont personne qui les protège. C'est pour cette raison que les enfants doivent apprendre à se défendre eux-mêmes.

L'hiver
L'hiver commence, il fait de plus en plus froid. Klaus et Lucas ne possèdent qu'un pair de chaussures chacun et n'ont ni des gants, ni de bonnet. Leurs mains et pieds sont couverts d'engelures. Le grand rêve des jumeaux est un pair de bottes en caoutchouc pour pouvoir aller chercher du bois dans la forêt. Au lieu de cela, ils restent à la maison, étudient et font des exercices. Ils mangent mal, n'ont presque plus des légumes ou des fruits. Quelquefois le facteur vient à la maison, mais la grand-mère jette toutes les lettres au feu: Parce qu'elle n'est jamais allée à l'école, elle ne sait pas lire. Bien qu'elle ne veuille pas que les enfants lisent les lettres, les deux vont fouiller sa chambre et trouvent un paquet sous son lit avec des pull-overs et des gants. Ils ne disent rien jusqu'au soir où ils la font tomber sur son lit et la confrontent avec le paquet qui est de leur mère. La grand-mère pleure et se plaint que leur mère ne lui écrive jamais.
Ce chapitre montre la grande pauvreté des jumeaux et de leur grand-mère, mais il montre aussi l'amour que la mère ressentit pour ses enfants. 

Le facteur
Maintenant, les deux garçons attendent toujours le facteur qui est décrit comme vieillard avec une casquette et une bicyclette. Un jour, ils dévissent sa sonnette et le bousculent parce qu'il ne veut pas leur donner ce qu'il a apporté. Quand ils fouillent ses sacoches, ils trouvent une lettre et un mandat. Ils prennent la lettre et lui disent de leur donner l'argent, mais le facteur se défend: Il veut donner l'argent à la grand-mère. Les jumeaux commencent à le menacer et lui disent que l'argent est destiné à eux ce que le facteur accepte et leur donne l'argent. Il dit qu'ils ont raison de se défendre et leur raconte que leur grand-mère est connue comme avare et qu'il y a des gens qui disent qu'elle a empoisonné son mari. C'est pour ça qu'on appelle la grand-mère aussi la Sorcière. Les enfants n'aiment pas ces racontars et menacent de tuer le facteur s'il ne leur apporte pas le courrier.  Le facteur est d'accord. Le lendemain, Klaus et Lucas s'achètent des bottes de caoutchouc avec l'argent qu'ils ont reçu.
Le comportement des enfants à l'égard du facteur dénote une grande puissance et aggressivité des enfants. Le chapitre est aussi important car les enfants apprennent qu'on appelle leur grand-mère la Sorcière.

Le cordonnier
Le cordonnier habite et travaille dans le sous-sol d'une maison près de la gare. Il lit et cuisine dans la même pièce vaste. C'est chez lui que les enfants viennent pour acheter des bottes en caoutchouc. Les bottes chaudes sont très chères et les jumeaux ont seulement argent pour une seule paire. Ils expliquent au cordonnier qu'ils ne peuvent pas sortir seul et lui racontent qu'ils sont les petits-enfants de la sorcière et qu'ils ne possèdent pas d'argent. Le cordonnier leur offre deux paires de bottes que les enfants veulent seulement accepter s'ils peuvent les payer plus tard ou lui apporter du bris. Mais le cordonnier ne veut pas leur argent et les offre les bottes et tout ce qu'ils veulent. Ils dit de n'en plus avoir besoin parce qu'il va partir et être tué. Quand les enfants demandent pourqoui, il ne veut pas leur répondre.
Le chapitre sur le cordonnier est un des rares chapitres heureux du livre. Le cordonnier est la première personne qui est vraiment gentil aux enfants et contrairement à la grand-mère, il est aussi très généreux.

Le vol
Avec leurs nouvelles bottes, les jumeaux peuvent de nouveau sortir. Ils font des glissades et vont aller chercher du bois. Ils n'ont pas froid; ils transpirent même et peuvent enlever les gants. Un jour, ils rendent visite à Bec-de-Lièvre. Quand personne n'ouvre la porte, ils entrent et trouvent Bec-de-Lièvre couchée dans sont lit. Elle ne sait pas où se trouve sa mère. Les jumeaux allument le feu, rôtissent des pommes de terre et cuisent des haricots. Bec-de-Lièvre vient s'asseoir près d'eux. La mère vient et les jumeaux lui donnent le repas. Avec l'argent qui reste, ils vont dans une épicerie pour acheter de la farine. Ils volent aussi du sel et du sucre. Chez le boucher, ils achètent une tranche de lard et volent un saucisson. Quand il retournent, Bec-de-Lièvre et sa mère ont déjà tout mangé. Klaus et Lucas leur offrent d'apporter chaque jour quelque chose à manger. Voler, pour les enfants c'est une "exercice d'habilité". Mais ils ont besoin d'argent pour réussir. Bec-de-Lièvre leur recommande de demander Monsieur le curé: Il a déjà donné de l'argent à Bec-de-Lièvre quand elle lui a montré sa "fente".
Ce chapitre montre comment les enfants apprennent à voler de la nourriture pour survivre. La pauvreté de Bec-de-Lièvre et sa mère est tragique, aussi le fait que Bec-de-Lièvre se laisse abuser du curé pour obtenir de l'argent.

vendredi 25 octobre 2013

"Le grand cahier" - Agota Kristof, résumé et interprétation par Céline H. - version corrigée


L’INTERROGATOIRE
Les deux jumeaux sont interrogés par un policier parce que la servante du curé est gravement blessée à cause d’une explosion qu’il y a eu dans la maison du curé où les garçons livrent régulièrement du bois. On les soupçonne d’avoir mis dans le bois des explosifs qu’ils ont pris à un soldat mort dans la forêt. Comme les jumeaux n’avouent rien, le policier les frappe jusqu’à ce qu’ils perdent conscience.
Ce chapitre est donc une autre preuve de la violence énorme que les garçons subissent chaque jour pendant la guerre et qui les conduit à devenir de plus en plus violents eux-mêmes. En outre cet interrogatoire montre le « succès » des exercices divers qu'ont faits les jumeaux, parce qu’ils semblent être absolument endurcis à la violence exercée contre eux.

EN PRISON
Ce chapitre décrit la situation en prison, où les garçons regagnent conscience ; la cellule, qu’ils partagent avec un vieillard, est sombre, ils sont couchés par terre et on ne veut pas leur donner à boire jusqu’à ce qu’ils avouent. Dans la nuit, l’officier étranger et l’ordonnance entrent pour libérer les jumeaux. Ils amènent les garçons à l’hôpital et emmènent le policier, qui est aussi responsable de la mort du vieillard, pour le punir. Après que les garçons sont soignés, ils sont ramenés chez leur grand-mère, qui leur demande, tout naturellement : « Vous avez avoué ? ». Elle est donc convaincue qu’ils ont voulu tuer la servante.
Beaucoup de choses dans ce chapitre ne sont pas tout à fait claires ; pourquoi est-ce que l’officier vient chercher les jumeaux en prison ? Est-ce la grand-mère qui lui a demandé d’aider les garçons ? Cette thèse semble fort possible bien qu’on ait jusque-là l’impression que la grand-mère ne serait jamais prête à faire une bonne chose pour ses petits-fils. Cependant on découvre, à la fin de ce chapitre, un nouveau côté chez elle, quand elle semble devenir la complice des jumeaux.

LE VIEUX MONSIEUR
Un vieux monsieur veut laisser une jeune fille chez Grand-Mère, parce que, après la déportation de ses parents, il l’a gardée chez soi où elle n’est plus « en sécurité ». Le fait qu’il y ait un officier étranger chez la grand-mère est discuté ; est-ce que cela augmente le danger ou bien la sécurité de la fille ? Après avoir reçu de l’argent et des bijoux précieux du monsieur, Grand-Mère est d’accord de garder la fille chez elle et de prétendre que c’est la cousine des jumeaux.
Bien que l'auteur ne mentionne jamais le nom de la guerre, la région ou bien l’origine des officiers, ce chapitre rend la situation un peu plus claire ; comme on parle de la déportation des parents, il semble être fort possible que cette famille soit juive et qu’alors la fille doive être cachée aux officiers allemands qui occupent le pays. En même temps on y apprend un peu plus sur le caractère de la grand-mère qui se laisse facilement séduire par des choses précieuses. Les traits caractéristiques des jumeaux sont confirmés vers la fin du chapitre quand on leur demande de jouer avec la fille, ce qu’ils refusent tout naturellement, et de ne jamais oublier de l’appeler « cousine ».

NOTRE COUSINE
Les garçons décident de laisser le banc dans la cuisine à la « cousine » et de dormir dans le galetas, en lui interdisent d'y monter – si elle n’obéissait pas à cette interdiction, les jumeaux lui expliquent, qu'elle mourrait. Bien qu’ils résolvent très vite ce problème-là, ils se sentent quand même souvent dérangés par la fille, qui leur pose des questions sur leurs exercices et essaie de les interrompre. En outre, la grand-mère se comporte tout à fait différemment envers la fille qu’envers les jumeaux ; elle ne la frappe pas, ne demande pas de travail d’elle et ne lui parle même pas.
On commence ici à se demander ce que la grand-mère ressent vraiment envers les jumeaux : jusque-là le lecteur, voyant le comportement extrêmement violent d’elle envers les garçons, pourrait croire qu’elle les déteste et désire se débarrasser d’eux. Mais en comparant son attitude envers eux à celle envers la fille, on a l’impression qu’elle doit quand même (au moins un peu) apprécier les jumeaux, parce qu’elle ne les ignore pas complètement. En les traitants mal, elle leur montre au moins qu’elle s’aperçoit d’eux et qu’elle remarque ce qu’ils font. La cousine qui échoue à interrompre leurs exercices ou à convaincre les jumeaux de partager le galetas est une autre preuve de l’immense volonté et de la fermeté des jumeaux, mais aussi de la peur qu’ils provoquent chez les autres.

LES BIJOUX
Les jumeaux observent la grand-mère qui est assise devant un miroir dans sa chambre, portante tous les bijoux qu’elle a reçus du vieux monsieur. Elle se regarde dans le miroir et parle avec elle-même ; elle veut à tout prix garder ces bijoux une fois la fin de la guerre arrivée, quand la fille rentrera, mais elle craint qu’elle les ne revendique. Ainsi elle décide que la « cousine » doit mourir, c’est-à-dire qu’elle l’empoisonnera. Le matin suivant, les garçons, qui ont entendu son monologue entier, lui expliquent qu’ils savent ce qu’elle veut faire et qu’ils l’ont tout écrit dans une lettre qu’ils donneront au curé pour qu’il puisse la lire dans le cas où quelque chose arrivera à eux ou à la fille.
Après avoir compris, au chapitre précédent, que la grand-mère est prête à cacher une fille en danger, si seulement on la paye assez, on voit maintenant très bien la valeur que ces bijoux ont pour elle, parce qu’elle est même prête à tuer la fille pour les garder. Ainsi il est aussi confirmé qu’elle a vraiment empoisonné son mari, bien qu’on n’en connaisse pas encore les raisons. En outre, ce chapitre montre que les jumeaux, qui ont d’abord été plutôt dominés par leur grand-mère, sont maintenant définitivement assez intelligents et rusés qu’ils arrivent sans problème à la duper.

jeudi 24 octobre 2013

  Résumés des chapitres et leur importance


Théâtre 

Après avoir fait leur début dans le milieu de la nuit, les jumeaux inventent des pièces de théâtre qu'ils présentent eux-mêmes: "Parfois si les gens sont attentifs, pas trop ivres et pas trop bruyants, nous leur présentons une de nos petites de théâtre, par exemple l'Histoire du pauvre et du riche." La pièce en question parle des relations comme le manque de solidarités entre pauvres et riches. Le pauvre qui naturellement travaille pour le riche va etre mis à la porte par ce dernier alors qu'il a faim. À la suite de cela le riche se met à table et remercie Jésus pour ses bienfaits. " Le riche referme la porte, s'assied devant une assiette de soupe, et dit en joingnant les mains: " Merci, Seigneur Jésus, pour tous tes bienfaits."
Dans ce chapitre les jumeaux continuent leur évolution dans le monde des adultes et de la nuit. Surtout on observe un côté moralisateur auquel on ne s'attend pas.


Les alertes 

"Quand nous sommes arrivés chez Grand-Mère, il n'y avait que très peu d'alertes dans la Petite Ville. Maintenant il y en a de plus en plus." Pendant les alertes les jumeaux préfèrent rester dans les rues plutôt que de se mettre en sécurité dans une cave. Ils ont remarqué que les gens qui se trouvent dans la cave d'une maison bombardée sont toujours morts, la cheminée, elle, reste presque toujours intacte. Or, un jour durant  leur promenade à travers les rue pendant une alerte, ils sont amenés dans un abri par un homme affolé qui craint pour leur vie. Les jumeaux ont peur et arrivent à sortir après s'être battus avec une dame de la protection civile. Dehors, ils peuvent enfin respirer, malgré les bombes.
Avec les alertes, on découvre pour la première fois que les jumeuax ont peur: peur d'une seule chose peut-être, de la guerre. Jusqu'à cet endroit du roman, on ne sait pas tellement si les jumeaux tiennent à leur vie ou pas. La réponse à cette question est ici très claire.


Le troupeau humain

" Nous sommes venus chercher notre linge propre à la cure. Nous mangeons des tartines avec la servante dans la cuisine. Nous entendons des cris venant de la rue. Nous posons nos tartines et nous sortons. Les gens se tiennent devant leurs portes; ils regardent dans la direction de la gare. Les déportés juifs passent la rue en direction des camps de concentration qui leur sont destinés. Alors qu'un déporté sort un bras maigre et demande du pain, la servante de la cure qui justement en a, sourit, fait un geste d'offrir le reste de sa tartine; l'approche de la main tendue puis, avec un grand rire, ramène le morceau de pain à sa bouche, mord dedans et dit: " Moi aussi, j'ai faim!". Les jumeaux rentrent avec la servante à la cure et trouve le curé en train de prier. Quand les garçons lui demandent pourquoi il tremble, il leur répond que les voies du Seigneur sont insondables et qu'il est regrettable qu'ils aient assité à un tel spectacle. La servante leur reproche leur sensibilité: " Allez, calmez-vous! Tout ça n'a rien à voir avec vous. Ca (l'antisémitisme de la servant) ne vous arrivera jamais, à vous. ces gens là ne sont que des bêtes.

Cette guerre qui semblait lointaine arrive d'une façon brusque avec le "troupeau humains". La dure réalité de la déportaton des juifs et les coeurs parfois durs des hommes ( en particulier celui de la servante de la cure) sont décrits d'une façcon neutre,objective.

Les pommes de Grand-Mère

Après avoir été à la cure les jumeaux constatent que le cordonnier, qui leur avait offert des souliers et des bottes, n'a pa été déporté mais tué avec ses propres outils dans son atelier. Une femme qu'ils croisent leur dit de ne pas s'inquiéter, car Dieu voit tout. Il reconnaîtra les Siens. Arrivés à la maison, ils trouvent leur Grand-Mère couchée sur le dos, les jambes écartées, devant lea porte du jardin, des
pommes éparpillés tout autour d'elle. Ils lui versent de l'eau-de-vie dans la bouche à deux reprises et elle reprend enfin connaissance, se met à crier. Quand les jumeaux lui demandent ce qui s'est passé,
elle dit: "Rien. j'étais en train de ramasser des pommes. je suis venue devant la porte pour voir le cortège. Mon tablier m'a échappé; les pommes sont tombées, elles ont roulé sur la route. En plein dans le cortège. Ce n'est pas une raison pour se faire taper dessus........Il y en a quand même quelques-uns qui ont pu en manger, de mes pommes!

On voit une facette un peu différente de Grand-Mère. Une Grand-Mère presque généreuse, alors qu'on lui croyait un coeur dur comme de la pierre.

Le policier

Un matin un policier se présente chez Grand-Mère. Celle- ci pense que l'on veut à nouveau l'accuser d'avoir assassiné son époux et se met à crier. Le policier lui fait savoir qu'il ne s'intéresse qu'aux jumeaux. Après avoir fouillé la maison, il amène les garçons dans la fôret et leur pose des questions à propos d'un officier déserteur retrouvé dans les bois. Cet officier n'avait plus son fusil, ses cartouches et ses grenades. Les jumeaux répondent qu'ils ne savent rien des objets volés.
L'arrivé du policier dans la maison de Grand-Mère risque de mettre fin aux activités des jumeaux. Car celui-ci est décidé à leur faire avouer le vol de l'arme, des munitions et des grenades d'un soldat retrouvé mort dans la forêt. On se demande comment ils vont se sortir de ce pétrin, car une chose est certaine: ils ont en effet volé ces objets.



Explication de texte


Extrait 1 "Théâtre" (page 99 -100)

" Parfois si les gens sont attentifs, pas trop ivres et pas trop bruyants, nous leur présentons une de nos petites pièces de théâtre, par example l'Histoire du pauvre et du riche. L'un de nous fait le pauvre, l'autre le riche. 
Le riche est assis à une table, il fume. Entre le pauvre: 
- J'ai fini de débiter votre bois, monsieur.
- C'est bon. L'exercice fait beaucoup de bien....Vous avez très bonne mine. Vos joues sont toutes rouges.
- J'ai les mains gelées, monsieur.
- Approchez! Montrez! C'est dégoutant! Vos mains sont pleines de crevasses et de furoncles.
- Ce sont des engelures, monsieur. 
- Vous les pauvres, vous avez tout le temps des maladies répugnantes. Vous êtes sales, voilà l'ennui avec vous. Tenez voilà pour votre travail. 
Il lance un paquet de cigarettes au pauvre qui en allume une et commence à fumer... Le riche qui aimerait que le pauvre s'en aille, feint de ne pas voir que l'homme a besoin d'un cendrier...
- Ça sent bon chez vous, monsieur.
Ça sent la propreté.
- Ça sent aussi la soupe chaude. Je n'ai encore rien mangé aujourd'hui.
- Vous auriez dû. Quant à moi, je vais aller dîner au restaurant car j'ai donné congé à mon cuisinier. 
...
Le  riche ouvre la porte, donne un coup de pied au pauvre qui s'étale sur le trottoir.
Le riche referme la porte, s'assied devant une assiette de soupe, et dit en joignant les mains:
- Merci, Seigneur Jésus, pour tous tes bienfaits."


La pièce de théâtre qui est jouée ici par les jumeaux a lieu dans un restaurant du village. On peut supposer que cela se déroule à une heure avancée de la soirée puisque les premières lignes font allusions au niveau de lucidité des spectateurs. L'histoire est naturellement présentée sous forme de récit sans aucune implication sentimentale dans le roman. C'est un texte narratif suivit d'un dialogue. Le temps dominant est le présent, ce qui est plutôt logique, puisqu'il s'agit d'une pièce de théatre qui comporte des dialogues.

On comprend très vite que le chapitre du théâtre a un but éducatif. Mais l'autre question qui se pose est celle de l'intérêt: quel intérêt ont-ils à faire la morale aux autres? On apprend au fil de la lecture que la nourriture et d'autres choses comme du bois et du savon sont des denrées rares dans le village et qu'il est important pour eux de donner à ceux qui en ont besoin.


Extrait 2 "le troupeau humain" (page 104 - 106)
 
"...Ils arrivent! Ils arrivent!
...Ils sont deux cents ou trois cents qui avancent, encadrés par des soldats. Quelques femmes portent leurs petits enfants sur le dos, sur l'épaule, ou serrés contre leur poitrine....Personne ne parle, personne ne pleure; les yeux sont fixés sur le sol. On entend seulement le bruit des souliers cloutés des soldats. Juste devant nous, un bras maigre sort de la foule, une main sale se tend, une voix demande:
- Du pain.
La servante, souriante, fait le geste d'offrir le reste de sa tartine; elle l'approche de la main tendue puis, avec un grand rire, elle ramène le morceau de pain à sa bouche, mord dedans et dit:
- Moi aussi, j'ai faim!
Un soldat qui a tout vu donne une tape sur les fesses de la servante; il lui pince la joue et elle lui fait des signes avec son mouchoir jusqu'à ce que nous ne voyions plus qu'un nuage de poussière dans le soleil couchant. Nous retournons dans la maison...
- Allez, calmez-vous! Tout ça n'a rien à voir avec vous. Ça  ne vous arrivera jamais, à vous. Ces gens-là ne sont que des bêtes."


Le premier lieu décrit une place publique (la rue), donc on peut supposer avoir à faire à d'autres spectateurs autres que les jumeaux. Ce passage est narratif puisque c'est un événement vécu par les jumeaux qui est retransmit de façon objective. Le fait de décrire des actions passées en utilisant le présent est appelé hypotypose. Agota Kristof  nous ramène à la dure réalité d'une guerre destructive. Une guerre qui, jusqu'à présent, paraissait lointaine. Tout chiange  avec l'arrivée des juifs dans le village. Les villageois que l'on croyaient tendres et humains (à l'exception de la grand-mère dont on connait peu à peu le charactère) se dévoilent être des antisémites. Qui aurait pensé q'une réligieuse pouvait être antisémite? Pour moi ce passage veut tout simplement démontrer que les hommes sont à eux seuls capables des pires atrocités, si on leur donne un habitat et l'occasion de dévoiler qui ils sont réellement.


Par Marcelle M.