Réception publique et critique [décrire en
quelques phrases]:
Choix
de deux séquences
Première séquence
[contenu :
situer la séquence ; pourquoi
j’ai choisi cette séquence du film ? Dialectique: dialogue, une dynamique d'échange qui doit permettre d'avancer dans la discussion]
Deuxième séquence
[contenu :
situer la séquence ; pourquoi
j’ai choisi cette séquence du film ? Quelle est sa dialectique]
+ coller ensemble les séquences
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
[Résumé
en Times New Roman 12, sans « effets spéciaux »]
[Importance
de cette séquence, en Times New Roman 12, italique]
Deuxième séquence
[Résumé
en Times New Roman 12, sans « effets spéciaux »]
[Importance
de cette séquence, en Times New Roman 12, italique]
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Scénaristes:
Jean-Pierre Léaud, Delphine Seyrig, Claude Jade et d’autres.
Remake:
n’existe pas
Récompenses:
Prix Luis Delluc (1968) et d‘autres, nomination pour l’Oscar du „meilleur film
étrange“ (1969).
première séquence
Antoine
qui travaille comme veilleur de nuit dans un hôtel est demandé de reveiller une
femme qui est observée par un détective privé. Ensuite le détective, le mari de
la femme et Antoine surprisent la femme et son amant. Antoine qui ne savait pas
qu’il sagissait d’une découverte dédéctive se gêne de faire partie de la
scènerie, mais en même temps il observe la situation avec de l‘intérét et de la
joie mauvaise. Peu après il est demandé d’appeler la police.
l’importance de la séquence
Cette séquance est importante
parce que c’est la première fois qu‘Antoine entre en contacte avec le travail
d’un dédective qu’il aura comme métier, peu après le déroulement de la première
séquence car il perdera son travaille à l’hôtel, puisque le chef ne veut pas
avoir ni des veilleurs de nuit qui aident aux détectives, ni des maris fachés et des chambres détrouites.
deuxième séquance:
Cette
séquance montre Mm. Tabare qui est l’épouse d’un des clients des détéctives et
Antoine qui tombait amoureux d’elle pendant qu’il travaillait pour M. Tabarne.
Les deux vont passer des heures intimes ensembles sous la condition qu’ils ne
se revoient plus jamais après. Mais ce qu’ils ne savent pas c’est qu’il y a des
gens (M. Tabare, une des détectives et Christine) qui les observent.
l’mportance de la séquence et la
dialectique des deux séquances
la deuxième séquence est
importante de la raison qu’elle montre l’inverse totale de la première
séquence, ce que c’est au même temps l’élément dialéctique que je voulais
montré avec ces deux séquences choisi: D’abord on a Antoine qui observe des
trompeurs et des trompés, - d’abord par hazzard, après, c’est son travaille -,
mais à la fin c’est justement le détective, celui qui devrrait être le plus
fidèle envers ces clients, qui tombe dans une situation telle qu’il les avait
découverte avant. On pourrait dire alors qu’il se passe un changement de
perspective ici. Au lieu de devenir plus moraliste et fidèle, peut-être plus
adult aussi, il ne peut pas - ou il ne
veut pas- résister à la séduction d’une femme, même s’il devait en très bien
connaître les conséquences.
A la fin du film ces conséquences
se montrent: Antoin s’était marié avec Christine, la femme qu’il désirait dès
le premier moment, mais il y a un Monsieur qui observait Christine pendant tout
le film et qui fait une déclaration d’amour à Christine tout à la fin du film
en lui disant qu’il n’y a personne au monde qui ne trompe pas une autre
personne. En plus il ajoute que ça
serait seulement lui qui ne la tromperait pas. Dans cette situation là, Antoine
devrait se sentir souvenu à cette histoire avec Mm. Tabarne, mais il ne dit
rien. Le spectateur ne sait comment cette histoire avec cet homme étranger
finirae non plus. Ce qu’on ne sait non plus est si Antoine racontera à son
épouse ce que était la raison pour laquelle il ne travaille plus comme un détective...
Récompenses : Prix du meilleur film
étranger au festival de Taormina (1966), Plaque d’or aux David di Donatello
(1967), Meilleur film étranger au Golden Screen (1977)
Réception publique et critique : La Grande Vadrouille fut – dès l'annonce de sa sortie – grandement attendu. Une nouvelle fois, Gérard Oury mettait en scène Louis de
Funès et Bourvil, un duo qui avait génialement réussi dans le film Le Corniaud. Les attentes étaient alors
très hautes. Le film sortit en salles le 1er décembre 1966 et
les premières semaines d’exploitation furent un succès absolu. Même la
critique se trouva être unanime, à l’étranger également. Le tandem comique
attira, avec son film, plus de 17 millions de spectateurs ; à l’époque,
cela fut un record, du jamais vu.
Le record tint jusqu’à la sortie en salles de Titanic, une trentaine d’années plus tard.
Choix
de deux séquences
Première séquence
C’est la scène qui montre comment Augustin
Bouvet est entraîné malgré lui dans une affaire qui va le mettre en danger – il
sera chassé par les Nazis. J’ai choisi cette scène,
parce qu’elle se trouve tout au début de l’intrigue du film et parce qu’elle entre dans un rapport dialectique fort avec la déclaration d'amour de la deuxième scène que j'ai choisie.
Deuxième séquence
La deuxième scène choisie montre l'intimité en temps de guerre : ce moment de la vie privée d’Augustin Bouvet où il avoue son amour à son aimée. Malgré les ennuis qu’il a en fuyant les Nazis,
il est capable de voir le côté fascinant de la vie et de vivre de beaux moments. J’ai choisi
cette séquence, parce qu’elle montre fort bien que derrière la façade de l’homme,
d'une victime de la guerre, se passe une vie privée, qui montre un être humain tout à
fait normal.
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
Nous voyons un défilé de Nazis prêts à
accueillir un supérieur. Juste au-dessus, l’aviateur anglais Peter Cunningham a
atterri sur la cage d’ascenseur d’Augustin Bouvet (à savoir André Bourvil) qui
était en train de peindre la façade d’un bâtiment. Ce premier commence à
remonter la cage d’un seul côté, ce qui a comme conséquence qu’un seau de
peinture chute et tombe exactement devant les pieds du dit supérieur
Nazi. Celui-ci interprète cet acte comme du sabotage et ordonne de capturer Bouvet
et Cunningham qui prennent alors la fuite. Or, avant de s’enfuir, Bouvet répond
à Peter qui le somme de sauver sa peau : « Oh non, pas de question,
hein ! » Le coup de théâtre
de cette scène a lieu quand Peter est blessé par une balle de fusil et demande de
l’aide : c’est à ce moment-là que Bouvet décide de l’aider et de lui
sauver la vie. Le jeu du chat et de la souris commence.
Nous changeons alors de lieu et nous retrouvons ces deux fugitifs sur les toits, essayant de trouver un chemin de
fuite.
Cette scène
est très importante parce que c’est là que l’on voit comment la vie d’un simple
Français qui n’est ni « collabo[rateur] horrible, ni beau résistant chevaleresque », mais un homme qui
essaie de gagner sa vie sous le régime nazi, peut basculer très rapidement dans
le tragique : on veut l'arrêter à cause d’un aviateur anglais. Néanmoins, une
sorte de solidarité commence à se manifester entre Augustin et Peter ;
c’est cette solidarité, résultant de la scène en gestion, qui produira la suite de
l’action et entame le tricotage du fil conducteur de notre fil.
Or, il
faut regarder le ‘coup de théâtre’ de plus près. D’abord, Bourvil semble vouloir
se livrer aux Nazis, avec l’idée qu’il n’a rien à craindre. Cependant, il
constate qu’on ne lui fera pas grâce, ce qui le mène à s’enfuir. Cela nous rappelle,
en quelques courts moments, la cruauté des Nazis envers toute personne qui
semblait leur nuire. C’est donc une scène qui – à de faire rire – comporte
des vérités sur le régime Nazi en France.
De
surcroît, cette séquence résume, en quelque sorte, toute l’action du film. Elle
marque le début d’une chasse que j’ai décrite comme je du chat et de la souris, une
sorte de Tom et Jerry (comme le dit Gérard Oury dans une interview) qu'on
retrouvera plus loin. Si l’on regarde la comédie plusieurs fois, on
voit que cette scène anticipe la totalité du film : la petite
souris, représentée par de simples hommes, donc Cunningham et Bouvet, échappe
toujours au grand chat, représenté par le pouvoir nazi.
Deuxième séquence
Le premier plan de séquence montre Augustin
Bouvet (Bourvil) et Stanislas Lefort (de Funès) couchés dans le même lit. Il faut savoir que Lefort s'élève énérgiquement contre cette situation, parce qu’il a toujours l’impression
d’être supérieur à Bouvet et qu’il fallait respecter son souhait de ne pas
partager son lit avec un simple peintre. Mais comme c’est la guerre, il doit accepter cet état de fait qui l'humilie. Bouvet commence à parler de mariage et est convaincu qu’après
la guerre, il épousera Juliette (fille de la patronne). Comme il a fait sa
connaissance en fuyant les Nazis, il dit même que « la guerre a du
bon ».
Après un instant, Lefort se lève pour aller
manger ; il ne voit aucun danger à se promener dans l’hôtel plein de
Nazis, car la patronne l’a fait passer pour son mari afin de le sauver. Bouvet,
amoureux de Juliette qui l’a fait, de même, passer pour son mari (deux fois
déjà), décide d’aller lui rendre une petite visite pour lui avouer son amour.
Il y va en faisant semblant d’être somnambule. Après être rentré dans la
chambre de Juliette, il raconte comment il a, pendant la guerre,
« rencontré une blonde » qui l’a fait passer pour son mari afin de
lui sauver sa vie. Pour authentifier son état, il lui raconte que la guerre est déjà
finie et qu’il faut fêter cela tout en l’embrassant. Or, Juliette s’en rend
compte et le renvoie au lit.
Cette
scène est importante et particulièrement intéressante, car elle montre bien que
la vie privée d’un fugitif n’est pas forcément privée de bonheur et surtout
d’espoir. Ce bonheur et cet espoir sont incarnés, à ce moment, par Bouvet. Il
s’agit, comme nous verrons, de deux espoirs : Bouvet souhaite premièrement
avoir accès au cœur de Juliette et, par conséquent, l’épouser; deuxièmement,
en dépit du fait que cela soit un peu caché, il a le vœu que la guerre
soit terminée (malgré le comique et l’ambiance romantique de la scène, il ne
faut pas oublier sa situation : il est recherché par les Nazis). Il semble que
cette scène est représentative à un grand nombre de destins – semblables à
celui de Bouvet – de soldats ou d’autres fugitifs qui font la connaissance de femmes,
qu’ils doivent par la suite laisser tomber, vu que leur situation ne leur
permet pas de rester dans la France de Vichy.
La scène
montre que, disons-le dans les paroles de Bouvet, « la guerre a du
bon », faisant allusion au fait qu’elle peut réunir assez de hasard les cœurs de personnes qui s'aident les unes les autres, tandis que la première scène montre le
contraire : l’absurdité de la guerre et la cruauté des Nazis.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Explication du film I
La
Grande Vadrouille montre très bien que deux personnes,
que tout oppose, dont une se prend pour un personnage meilleur que l’autre, qui
ne s’aiment pas vraiment, sont, à partir du moment où ils sont accusés de
collaborateurs avec les Anglais et, par conséquence, pourchassés par les Nazis, mises
à niveau égal et dépendent soudainement l’une de l’autre. La guerre fait d’elles
des Français qui partagent un même destin : ils sont des fugitifs malgré
eux, et presque forcés d’être des résistants, bien qu’ils n’eussent ni la
volonté ni les moyens d’en être. Il se manifeste à plusieurs reprises que dans
leur nature, Bouvet et Lefort ne s’aiment pas vraiment et que Lefort se donne
toujours plus de valeur qu’à son compagnon. Mais cette répulsion de l’autre est
plusieurs fois mise à l’épreuve quand, soudainement, la solidarité entre eux (due à
leur situation partagée) dépasse l'aversion entre eux : alors ils se
sauvent la vie.
Ce film montre un impact très
fort de la guerre au niveau microsocial : la société est totalement bouleversée
et la place d’une personne plongée au coeur de la guerre ne dépend plus du niveau
intellectuel ou du nombre des diplômes, mais du fait que l’on collabore avec les
Nazis ou que l'on compte parmi les résistants.
Recherche sur le film II
(source : Documentation « Il était
une fois… Louis de Funès », publiée en janvier 2013 sur la chaine TMC)
Le film connut un tel succès probablement, par ce qu'il mêle des ingrédients qu'il exploite à son complet
avantage. Tout d’abord, il faut savoir que le duo de comédiens, composé de Louis de
Funès et de Bourvil avait déjà réalisé ensemble Le Corniaud, un film dont l'intrigue se réalise en Italie et en France et qui avait
connu, à l’époque, un succès phénoménal et, qui plus est, avait pu compter sur un
budget qui dépassait grandement les sommes habituelles. Il fut manifesté que les
deux personnalités qui se cachaient derrière de Funès et Bourvil jouaient
parfaitement ensemble pour produire d’excellentes comédies. Malgré qu’il s’agît
de deux caractères très forts et exigeants, ni l’un ni l’autre recula
devant l’autre, leur forte amitié leur permit de jouer de très fortes scènes
qui menèrent à un film couronné de succès. Quand on annonça l'intention de réunir de Funès
et Bourvil dans un autre film du réalisateur Gérard Oury, qui savait qu’il
« tenait de l’or entre [ses] mains », le public avait attendu un film au niveau ou supérieur même au Corniaud. Par conséquent, les
salles étaient pleines pendant les premières semaines d’exploitation.
À ce moment se mit en marche le deuxième
« moteur » de La Grande
Vadrouille : son sujet. Le film raconte l’histoire, selon Oury
réaliste, une histoire donc qui aurait pu se passer vraiment, de deux Français
qui étaient tirés malgré eux dans une affaire qui est trop grande pour eux ;
soudainement, ils se trouvent en position de petits résistants, fuyant devant les
Nazis, accusés de collaboration avec des aviateurs anglais. Pendant
leur fuite, ils sont capturés plusieurs fois, mais par des actions de l'aviation anglaise, ils se libèrent à chaque fois. Il s’agit donc d’un film
véridique en un sens, mais en un autre sens d’un dessin animé, dû au fait que
nous nous rappelons Tom et Jerry quand nous voyons les petites souris s’échapper de scène en scène. La légèreté avec laquelle la Deuxième Fuerre mondiale est traitée (compte rendu qu’à l’époque de la sortie du film on ne se trouvait pas si loin de la
fin de la guerre) semble être une composante très importante de son succès ;
hormis quelques moments de suspense, le spectateur est amusé, sans interruption pendant
plus de deux heures.
Production : François Truffaut & Georges Charlot (directeur de production)
Année de sortie : 1959
Scénaristes : François Truffaut, Marcel Moussy
Récompenses : Cannes Film Festival 1959 (meilleur réalisateur et prix OCIC), Bodil Awards 1960 (meilleur film européen), New York Film Critics Circle Awards (meilleur film de langue étrangère), Sant Jordi Awards 1961 (meilleur directeur étranger), French Syndicate of Cinema Critics 1960 (meilleur film)
Réception publique et critique: Quand le film sortit en juin 1959, 450'000 personnes allèrent le voir. Il a été très bien reçu et, en outre, il a été nominé pour plusieurs prix et en a gagné six.
Choix de deux séquences
Première séquence
Cette scène se trouve à peu près au milieu du film. Antoine doit lire La recherche de l’absolu de Balzac pour ensuite écrire un travail lié à ce sujet. Ce passage donne l’impression que la famille peut encore se remettre de ses problèmes, sentiment qu'on a perdu totalement à la fin du film (c'est ma deuxième scène).
Deuxième séquence
Antoine parle avec sa mère qui vient le voir dans l’internat et ensuite il s’enfuit en courant (la scène est encore un peu plus longue que l’extrait montré ici, mais il continue seulement à courir jusqu’à ce qu’il atteigne la mer)
J’ai choisi cette scène, car elle est touchante et: même si la fin reste ouverte, elle dit beaucoup sur ce qui s’est passé dans la vie d’Antoine et montre sa relation avec ses parents.
Résumé et importance des séquences
Première séquence
Après le petit passage comique qui montre le cours de sport, la scène capitale commence avec Antoine qui est couché sur son lit. Il est en train de lire La recherche de l’absolu de Balzac en fumant une cigarette. On entend comme il lit le texte dans ses pensées. Il fini, fasciné de ce qu’il vient de lire, et met le texte dans une boîte accrochée au mur de sa chambre. Dans cette boîte il met également une image de Balzac. Il referme un petit rideau devant la boîte pour cacher ses possessions. Ensuite, on se retrouve à l’école, où l’enseignant ordonne aux élèves d’écrire un travail sur un « évènement grave » de leur vie personnelle. Antoine s’inspire de Balzac et écrit sur la mort de son Grand-père. Plus tard, il allume une bougie dans la boîte à la maison avant de quitter la chambre pour dîner avec ses parents. Tout à coup, ils voient de la fumée. Antoine part en courant, sachant que cela doit être la boîte qui a commencée à brûler. Ils éteignent le feu et le père se fâche contre Antoine qui essaie d’expliquer ce qu’il a voulu faire. La mère intervient en disant qu’elle comprend et en demandant au père de laisser l’enfant tranquille, car elle a un accord avec lui.
Cette scène est importante parce qu’elle montre un moment intéressant dans la relation d’Antoine avec ses parents, ainsi que dans son attitude envers l’école. Antoine est pour la première fois motivé à l’école et a du plaisir à écrire son travail. En relation avec la totalité du film, cela ne changera pourtant pas son avis sur l’école parce que l’enseignant l’accusera d’avoir triché et il ne reçoit donc aucune reconnaissance pour ses efforts. Par la suite, il ne se donnera alors plus la peine de travailler sérieusement. En outre, c’est dans cette scène qu’on comprend mieux que les rôles des parents sont changés. C’est à partir de ce moment que la mère commence à défendre son fils (surtout parce qu’elle ne veut pas qu’il raconte à son père qu'il l'a vue avec son amant) et le père, qui était moins sévère au début, crie désormais après lui. Nous verrons dans la description de la deuxième scène en quoi cela change encore une fois plus tard dans le film.
Deuxième séquence
La deuxième scène nous montre la dernière conversation entre Antoine et sa mère. Elle vient le voir à l’internat pour lui dire qu’il ne pourra plus retourner chez eux parce que les voisins parlent déjà mal de la famille. C’est donc lui qui a gâché sa dernière chance. Elle lui rappelle également que son père et elle sont un couple très proche et qu’il a fait « beaucoup de peine à [son] père ». En plus, elle indique que le père d’Antoine est en fait son beau-père et que c’est grâce à lui qu’Antoine est en vie. Elle termine son discours en disant que son père ne s’intéresse plus à son destin et qu’elle n’a pas envie de le revoir non plus. Ensuite on voit les élèves de l’internat jouer au foot dehors. Antoine semble être doué, il court plus vite que les autres et quand personne ne le regarde, il s’échappe par un trou dans la clôture. Un enseignant le poursuit, mais il ne réussit pas à l’attraper. Il se cache sous un pont et poursuit ensuite sa fuite dans une autre direction, jusqu’à ce qu’il atteigne la mer (c’est la fin, mais ce n’est plus dans la scène). Il se promène dans l’eau et retourne finalement vers la côte.
La scène est essentielle pour le film, puisqu’elle montre qu’à la fin, toute tentative de changer la situation familiale a échoué. Les parents d’Antoine ne voient pas l’importance de respecter et d’écouter leur enfant. La mère qui, auparavant, l’aidait seulement pour garder son secret, se met maintenant en position de victime qui a eu des phases très difficiles dans sa vie qui lui sont désormais rappelées à cause d’Antoine. Par ailleurs, la nouvelle école n’est pas plus compréhensive face aux problèmes du jeune garçon et la prédiction de la mère qu’il va devoir travailler dur pour gagner sa vie terrifie Antoine. C’est pour cela qu’il s’enfuit. Pourtant, il ne peut aller nulle part, ce qu’il réalise une fois qu’il atteint la mer et ne peut pas courir plus loin. Il se retourne et s’arrête, parce que son chemin n'ira pas plus loin, mais il ne veut pas non plus s'en retourner. Le film se termine donc sur cette scène importante qui nous montre premièrement que la famille avait des problèmes dès le départ: la mère avait été enceinte d’un autre homme que le père officiel, et, deuxièmement, que les adultes ne font rien pour aider l’enfant qui est complètement perdu et ne sait plus quoi faire et où aller.
Explications/ interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Le film commence sur un ton plutôt léger. Malgré qu’on ressente de la pitié pour cet enfant qui vit dans les circonstances très difficiles d’une famille pauvre et déchirée, on peut quand même s'amuser des blagues qu’il fait à l’école et les idées qui lui viennent à la tête. Mais plus on avance dans le film, plus on comprend qu’Antoine a besoin d’aide et de soutien et pourtant ne reçoit que du mépris de la part de ses parents et de l’école. Ainsi le film devient plus sérieux et triste parce qu’on s’aperçoit que l’enfant essaie de s’améliorer, mais que personne ne le reconnaît. La fin est cependant très lourde parce qu’elle est ouverte et, en même temps, suggère qu’Antoine reste tout seul au monde. Après les rares hauts et tous les bas du film, tout se termine avec un bas définitif dont on ne voit plus le recours. C’est probablement pour cela que le film s'arrête à ce moment précis. Cela montre qu’il n’y a plus rien a raconter, parce qu’il n’y a plus rien qui reste et, tout seul, il est peu probable qu’Antoine ait une bonne vie. En outre, le film ne montre pas uniquement l’échec de la famille, mais également celui de l’institution de l’école, qui maltraite les enfants et n’est pas là pour les aider quand les élèves souffrent de problèmes familiaux.
Nom du
réalisateur : Jean-Luc
Godard Production: George de Beauregard
Année de
sortie : 1965
Scénariste(s) :
Jean-Luc Godard
Adaptation :
d’après le roman Obsession de Lionel
White
Récompenses : Sutherland Trophy pour Jean-Luc Godard (British Film
Institute Awards 1965), Prix de la critique et présence en compétition pour le Lion d’or
à la Mostra de Venise en 1965
Réception
publique et critique: Louis Chauvet juge que les films de Godard sont tous les
mêmes et qu’il n’y a que le titre qui change. Il considère le film comme
« imprégné d’un surréalisme de pacotille ».
Choix de
deux séquences
Première séquence
La première séquence se situe au début du film. Elle est intéressante, car
le personnage principal décide de quitter sa famille pour vivre une aventure
avec une jeune femme. La première séquence contraste fortement avec la deuxième,
c’est pour cette raison que mon choix est tombé sur ces deux séquences.
Deuxième séquence
La deuxième séquence se situe à la fin du film. Le personnage principal
ne voit plus de sens dans sa vie et se suicide. Cela est l’aspect intéressant
de la deuxième séquence. C’est par conséquent la fin de son aventure et en même
temps la fin du film.
Résumé et
importance des séquences
Première séquence
Ferdinand, le personnage principal, s’est marié avec une femme italienne
riche avec qui il a des enfants, cependant il n’est pas content de sa vie. En
plus, il vient de perdre son travail à la télévision. Un soir, Ferdinand sort
avec sa femme pendant qu’une jeune femme garde leurs enfants. La soirée ne satisfait pas du tout Ferdinand. Il s’ennuie et ne supporte plus la
manière soutenue dont parlent les autres. Il se lève, prend du gâteau, le jette
dans le visage de sa femme et rentre. Arrivé à la maison, il voit la jeune
femme Marianne, une vieille amie et la raccompagne. En voiture, ils discutent
de leur vie insatisfaisante et Ferdinand se décide à sauter sur l’occasion et
s’en va avec Marianne.
La scène est
très importante pour le reste du film, vu que c’est à ce moment-là que
Ferdinand, le personnage principal, se décide à s’en aller avec sa vieille amie
Marianne. Il quitte sa famille pour une aventure avec elle. C’est donc la
sortie de la vie ennuyeuse et insatisfaisante de tous les jours et l’évasion hors de
la société pour vivre des rêves. Les deux rejettent la société de consommation
et veulent se libérer de toutes les contraintes sociales.
Deuxième séquence
Cette séquence marque la fin de l’aventure de Ferdinand et de Marianne
et est, en même temps, la fin du film. Marianne a réussi à convaincre Ferdinand
d’entreprendre de nouveau une action dangereuse qui consiste à tuer deux hommes
et à leur voler leur argent. Mais quand sa mission est accomplie, Marianne et son
amant échappent à Ferdinand s’en allant en bateau. Ce dernier les suit sur
l’île où ils se sont enfuis. Quand il les voit, il leur tire dessus. L’amant meurt
tout de suite. En revanche, Marianne ne meurt pas toute de suite, elle saigne
et Ferdinand l’amène dans la maison de l’île où elle meurt. Vu que Ferdinand ne
peut plus vivre sous ces conditions, il décide de se suicider. Il peint son
visage en bleu, prend de la dynamite et va sur un rocher où il met la dynamite
autour de sa tête et allume la mèche. Mais juste après, il regrette sa décision
et aimerait l’éteindre. Or il ne voit rien à cause de la dynamite qui entoure
sa tête. C’est trop tard. Une explosion et un grand nuage de fumée suivent.
Ferdinand meurt. Juste avant la fin on entend parler les voix de Marianne et
Ferdinand qui se sont retrouvés pour l'éternité.
L’aventure
de Ferdinand, pour laquelle il a tout abandonné, se termine dans cette séquence.
Il voulait commencer une nouvelle vie avec Marianne. Mais elle l’a quitté pour
son nouvel amant. Étant donné qu’il ne peut plus avoir Marianne, personne n’a
le droit de l’avoir. C’est la raison pour laquelle il tire sur le couple. Du
fait qu’il a tout perdu (Marianne avec qui était son dernier espoir), il ne
voit plus de raison pour laquelle il devrait rester encore en vie. Il veut se
suicider pour y échapper. Vu qu’il regrette sa décision au dernier moment, il
n’était alors pas encore tout à fait prêt à abandonner sa vie. Pourtant, il n’a
plus le choix, c’est trop tard. C’est la fin tragique d’un personnage qui voulait
vivre ses rêves.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
On considère le film parfois comme un exemple pour le postmodernisme. Le
thème principal est l’éternité de l’amour et de la mort. Il s’agit d’un film
coloré et poétique. Premièrement, coloré parce que les couleurs bleu et rouge y
sont fréquemment associées. Parfois, il y a même le blanc avec les deux couleurs
déjà mentionnés, c’est-à-dire que les trois couleurs du drapeau français y sont
présentées. Les associations des couleurs sont souvent importantes. Deuxièmement,
poétique pour celle raison que des pages de poésie en prose et d’autres
calligrammes apparaissent de temps en temps. Ferdinand cite par exemple Proust comme
aussi d’autres auteurs.
Le rejet de la société de la part des deux protagonistes est parfois un peu
paradoxal, car ils utilisent eux-mêmes cette société de consommations qu’ils
refusent tant. Le film montre bien le besoin que ressent un être humain de
sortir de la vie de tous les jours pour vivre ses propres rêves et désirs à travers
une aventure.
Adaptation : d’après le roman Tristana de Benito Pérez Galdós (paru en
1892)
Récompenses : Nomination aux Oscars en 1971 comme
Meilleur film en langue étrangère
Réception publique et critique : Le film a été bien
reçu et a rendu célèbre le roman de Benito Pérez Galdós qui, jusqu’à ce
moment-là, avait obtenu peu d’attention publique. Le film a été décrit comme
fascinant, vu qu’il nous prend, qu’il nous possède et qu’on n’arrive pas à s’en
rassasier. Cependant, ce n’est pas un film qui nous laisse tranquille,on
le décrit comme un poème noir, mais beau.
Choix
de deux séquences
Première séquence
C’est la scène où Tristana devient l’amante de Lope. J’ai
choisi cette séquence parce qu’elle nous montre comme Lope convertit Tristana
en son amante et parce qu’elle présente fort contraste avec la dernière scène
du film qui est ma deuxième séquence.
Deuxième séquence
C’est la dernière scène du film. Tristana prend la
décision de se libérer de Lope et le laisse mourir, ce qui fera d’elle son
héritière. Elle pourra vivre ainsi seule et économiquement indépendante. J’ai
choisi cette séquence parce qu’elle nous montre l’acte de libération de Tristana
qui, enfin, prend sa vie en main.
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
Lors d’une promenade, Lope (il est important de savoir que Tristana (jeune) est
orpheline et Lope (âgé) est un ami de la famille et l’a accueillie chez lui
après la mort de ses parents) s’ouvre à Tristana de ses inquiétudes et lui dit qu’il
a parfois le sentiment qu’il la dégoûte. Elle lui répond qu’au contraire, qu’il
ne la dégoûte pas du tout. Alors il lui
demande si elle l’aime peut être un peu. Quand elle lui répond que oui,
il la tire derrière un pilier en béton et la prie
de l’embrasser. Tristana lui donne un bisou sur la joue, ce qu’il n’accepte pas,
lui disant qu’il ne veut pas l’embrasser comme ça. Il la rapproche vers lui et
l’embrasse sur la bouche. Par la suite, Tristana rit nerveusement. Ensuite, nous
changeons de lieu et voyons Saturna (servante de Lope) mouler le café. Lope
l’appelle et lui dit d’aller voir son frère sur-le-champ à qui elle voulait
rendre visite. Quand Saturna est partie, il entre dans la chambre où Tristana
est en train de repasser des vêtements. Il lui demande si elle a terminé son
travail et elle lui répond que non, qu’elle a encore du travail à faire. Il lui
dit de laisser le repassage et la prend dans ses bras. Quand Tristana exprime
l’inquiétude que Saturna pourrait revenir, Lope lui répond qu’elle ne reviendra
pas avant le dîner et ajoute qu’il serait temps que Saturna commence à s’y habituer.
Il l’embrasse puis l’emmène à sa chambre. Nous voyons comme Tristana commence à
se déshabiller et puis Lope ferme la porte.
C’est
une séquence très importante parce que c’est ici que Tristana passe de l’état
de « fille » de Lope à celui d’amante. Lope prend en charge Tristana
qui n’a plus personne quand il l’accueille. Il prend le rôle d’un père et Tristana,
elle aussi, le considère comme un père au commencement, c’est pour cette raison
qu’elle lui donne un bisou sur la joue quand il demande qu’elle l’embrasse.
Elle sent de l’affection pour lui, mais seulement dans un sens familial. Le
rire nerveux de Tristana nous montre qu’elle ne se sent pas à l’aise dans cette
situation, nouvelle pour elle qui n’a pas encore perdu son
« honneur » et qui est donc encore innocente. Lope est un
homme qui sait séduire les femmes (il en a
beaucoup séduit pendant sa jeunesse) et qui opte pour la liberté, ce qui revient selon lui à ne pas se marier et à vivre
l’amour librement. D’un côté, il ne ressent pas le besoin de cacher leur
« relation » devant Saturna, au contraire de Tristana qui craint que
Saturna s’en rende compte. Mais d’un autre
côté, Lope essaie de cacher cela devant la collectivité parce qu’il la tire
derrière un pilier en béton pour l’embrasser. Cette séquence nous montre aussi le
moment où Lope commence à soumettre Tristana. Elle est officiellement libre,
mais il commence à la contrôler. Quand elle fait connaissance d’un homme de son
âge, il aimerait lui défendre de sortir avec lui, ce qu’il n’obtiendra pas. Mais
il exerce quand même assez de pouvoir psychologique sur elle.
Deuxième séquence
Tristana se réveille parce que Lope l’appelle pendant
la nuit. On voit Lope souffrir et haleter qui est malade. Quand Tristana arrive
dans sa chambre, elle lui demande ce qu’il a et s’il se sent mal. Il répond qu’il
pense que c’est une crise pire que les autres et que c’est insupportable. Il la
prie d’appeler le médecin. Elle lui demande s’il se sent vraiment si mal que ça
et Lope lui répète d’appeler le médecin. Elle sort donc de la chambre et s’assoie
devant le téléphone. Elle hésite puis elle décide de ne pas appeler le médecin,
elle fait donc semblant d’appeler le docteur Miquis et puis elle raccroche le téléphone avec force pour renforcer
l’impression qu’elle l’a vraiment appelé. Ensuite elle retourne dans la chambre
de Lope pour lui dire que le docteur viendra bientôt. Lope ne répond plus,
étant donné qu’il est trop faible, mais on l’entend respirer doucement.
Tristana va ouvrir la fenêtre pour qu’elle soit grand ouverte. Plus tard, on la
voit revenir pour fermer la fenêtre. À cela, suit une sorte de flashback fait de séquences courtes qui
consistent en un choix de scènes qui remontent jusqu’au début du film :
Tristana qui secoue Lope, Tristana qui fait semblant de téléphoner au docteur
Miquis, Tristana qui se réveille parce qu’elle a eu un cauchemar où elle a vu
la tête de Lope pendre à la cloche de l’église, Tristana et Lope après leur
mariage, Tristana et Saturna qui se promènent pour visiter Saturno, le fils de cette
dernière, ce qui est la première scène du film. Et puis la fin s’affiche.
Cette
scène est très importante parce qu’elle montre la « libération » de
Tristana. Le moment où elle décide de ne pas appeler le docteur Miquis et
laisse ainsi mourir Lope qui est tombé malade signifie sa « libération ».
Comme déjà expliqué à propos de la première séquence, Tristana est
officiellement libre, mais Lope la contrôle quand même. Leur mariage signifie
pour Tristana qu’elle est liée à lui. Par contre, sa mort lui permet de se « libérer »,
de prendre enfin sa vie en main et de recommencer. Le mariage pour Tristana
pouvait être considéré comme une chance parce qu’elle a ainsi la possibilité unique
d’hériter de lui. Cela va lui permettre d’être indépendante économiquement, car
elle n’aura plus de soucis financiers étant veuve ce qui n’était pas le cas
avant lemariage avec Lope.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Explication I
Le film nous montre le sort de la femme à l’époque où le
livre Tristana, servant de base au
film, a été écrit. Puisque Tristana est une femme, ce n’est pas facile de
trouver un travail, elle ne peut, par conséquent, pas être économiquement indépendante.
Elle est d’abord dépendante de l’argent de ses parents, et quand ceux-ci
meurent, elle devient dépendante de l’argent de Lope. Comme ses parents ne lui
ont pas laisséde grand héritage, il lui est impossible de vivre
seule, vu qu’elle ne peut pas aller travailler pour les deux raisons suivantes :
premièrement, cela était mal vu à l’époque, car une femme devait rester à la
maison et s’occuper des travaux ménagers et, deuxièmement, elle n’a pas reçu d’éducation
suffisante pour exercer une profession. Elle va donc toujours dépendre de
quelqu’un, cela change cependant quand elle a la possibilité d’hériter de Lope.
Explication II
À un certain moment, Tristana fait connaissance d’un
jeune peintre nommé Horacio dont elle tombe amoureuse. Les deux ont une
relation ensemble, d’abord secrète, vu que Saturna avait dit à Horacio que
Tristana était mariée à Lope. Un jour Tristana lui avoue qu’elle est seulement
son amante et non pas son épouse. Elle continue à lui dire que c’est par Lope
qu’elle a perdu son innocence, ce qui à l’époque voulait dire perdre la
virginité. Horacio se fâche, ne veut plus lui parler et lui dit de s’en aller.
Quand elle a déjà ouvert la porte, il la retient et l’embrasse. Horacio est un
homme assez libéral pour cette époque, puisque la société considérait que la
femme devait préserver sa virginité jusqu’au mariage. Mais quand même, il nous
révèle avec sa réaction qu’il a de la peine avec cela. Ceci nous montre qu’il y
a une grande différence entre l’époque à laquelle cette histoire a été écrite et
la nôtre (nous nous référons ici à la société d’Europe Occidentale).
Aujourd’hui une femme ne doit plus se marier étant vierge, elle peut avoir
plusieurs relations sexuelles avant le mariage et elle peut travailler.