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mercredi 4 décembre 2013

résumée des chapitres du „grand cahier“. Ruth A.

résumée des chapitres du „grand cahier“

Le chantage

Après que Béc -de -Lièvre leur a raconté qu’elle parfois a été abusée par le curé quand elle y est allée pour demander d’argent, les jumeaux lui rendent visite eux-mêmes. Ils demandent au curé de leur donner de l’argent pour Béc- de- Lièvre et sa mère. Mais parce que le curé ne leur donne que très peu d’argent ils le menacent de raconter aux gens de la ville ce qu’il fait à Béc- de- Lièvres. Comme les jumeaux ne craignent pas de faire chanter quelqu’un, le curé leur donnera la somme exigée une fois par semaine.

Accusations

Pendant un après-midi, les jumeaux aident l’ordonnance á préparer la chambre de l’officier pour son retour. En voyant les tas de nouriture, les jumeaux deviennet furieux car ils pensent que c’est la guerre et les soldats étrangers qui sont coupables du fait que les gens meurent de faim. L’ordonnance se défend en disant qu’n’a pas eu le choix et qu’il n’a pas pu échapper à la guerre.. Pour mettre fin au conflit, l‘officier donnerait tout aux jumeaux, mais au lieu de prendre tout pour eux-même ils exigent de l’ordonnance d’apporter régulièrement de la nouriture à Bec- de -Lièvre et sa mère.

La servante de la cure

Un matin, la servante du curé vient à la maison de Grand-mère pour demander des pommes de terre et d’autres aliments. Quand elle voit les jumeaux qui sont très sales, elle leur demande pourquoi ils ne se lavent pas. Alors ils expliquent qu’ils n’ont ni savon, ni vêtements propres. Puis la servante va laver leurs vêtementd sous la condition que les jumeaux portent les sacs de nouriture jusqu’à la cure. Pendant la marche vers la cure, les jumeaux obervent très attentivement le corps de la servante.

Le bain

Quand ils sont arrivés à la cure et entrés dans la salle de bain, les jumeaux seblent d’être gênés de se déshabiller sous les yeux de la servante. Alors c’est elle qui se déshabille et se baigne sous les yeux des jumeaux. Ensuite les garçons prennent aussi leur bain. Puis la servante coupe leurs ongles et leurs cheveux et commence  á les caresser, puis elle les abuse. Les garçons ne se défendent pas ils en jouent ou bien il ne disent pas qu’ils en soufrent..

Le curé

Le samedi suivant, les jumeaux reviennent pour prendre leur bain. –Ensuite ils rencontrent de nouveau le curé. Comme les jumeaux ne sont jamais venus à l’église le curé leur demandent s’ils prient parfois. Les jumeaux expliquent alors qu’ils ne le font pas mais qu’ils connaissent des passages de bible par coeur. De plus ils admettent qu’ils ne suivent pas les Dix Commandements, puisque personne ne le fait. A la fin ils raconte au curé qu’ils aimeraient lire d’autres livre que la bible et il promet de leur en trouver pour le samedi souivant.


La servante et l’ordonnance

Un jour les jumeaux et la servantes sont en train de ceuillir des cerises dans le jardin de Grand-Mère, á ce moment, l’officier et l’ordonnance arrivent. Pendant que l’officier disparaît tout de suite dans sa chambre, l’ordonnance essaie de séduire la servante en lui faisant des compliments. La servante l’ignore car c’est l’officier qui lui plaît. Quand l’officier revient devant la maison, elle essaie de le séduire, mais elle y échoue. Après que l’officier est parti, l’ordonnance demande á la servante de l’aider à nettoyer sa chambre. Accompagnée par les jumeaux, elle entre dans la chambre et commence son travail.Pendant ce temps, l’officier raconte son rêve d’une princesse qui le pince, ce que fait la servante imédiatement et en retour il la pince aussi. Peu après les jumeaux sont envoyés dehors et ils observent la servante et l’ordonnance qui se battent d’abord et qui couchent après ensemble. Cette scénèrie se répète pendant plusieurs jours de sorte que les jumeaux peuvent très bien observer les envies sexuelles de ces deux adultes.


Pour quoi ces chapitres sont-ils importants pour le déroulement de l’histoire?

Les trois premiers chapitres de ce résumé me semble de montrer que les jumeaux, même si ce sont des enfants très petits, parfois très méchants et brutales, montrent quand même une sorte de morale dans leur comportement. On peut voir cela dans toutes les situations qui concernent Béc-de-Lièvre et sa mère: Les garçons veulent aider à des personnes qui l’en vraiment besoin et ne pas seulement profiter. En plus ils déchiffrent très bien les jeux couverts et calculateurs des adults. C’eest pour ça qu’ils se comportent égales, par exemple pendant la chantage du curé. Mais on peut aussi voir, qu’ils sont parfois très naifs. Par exemple dans la situations où ils sont abus par la servante, ils ne se défendent pas ni évitent après de revenir.


mercredi 27 novembre 2013

Le grand cahier, Agota Kristof, édition du Seuil, février 1986 (révisé)


L’importance de chapitre
A mon avis les chapitres montrent bien la brutalité de ce temps. Les jumeaux curieux ne peuvent pas échapper à la cruauté du quotidien et n’ont pas la possibilité adéquate à traiter les évènements vécus. Ils ne parlent pas des évènements terrifiants qui leur arrivent, ni avec la grand-mère, ni avec leur cousine. Les chapitres racontent des expériences que les jumeaux vivent, mais qu’ils ne peuvent pas juger car ils ne parlent d’elles à personne. Je pense que les chapitres reflètent la manière dont on traite les émotions difficiles à classer et les expériences terrifiantes de ce temps.


Notre cousine et son amoureux
La cousine des jumeaux part chaque jour en ville. Klaus et Lucas sont curieux de ce qu’elle fait les soirs et ils la suivent sans être reconnus. Près d’un cimetière la cousine rencontre un groupe de jeunes. Là, assis sous les arbres, ils parlent de la guerre et de leurs parents perdus en fumant et buvant du vin. Plus tard, le groupe se disperse et la cousine part avec un des garçons dans de petites ruelles. Les jumeaux suivent leur cousine et apprennent que le garçon est amoureux d’elle et qu’ils ont une relation sexuelle.
La bénédiction
Les jumeaux sont obligés de se rendre à la cure pour rapporter des livres empruntés. Le curé demande si le nouveau bain est en bon état. Klaus et Lucas racontent qu’ils peuvent se payer tous les accessoires pour le bain avec l’argent qu’ils gagnent en faisant de la musique dans les bistrots. Le curé n’est pas content qu’ils travaillent dans « un tel lieu de perdition » et les offre de l’argent de l’aveugle. Les enfants refusent l’argent car leur grand-mère et eux, ils n’ont plus besoin de son argent. Tout de même le curé insiste pour qu’ils prennent l’argent et qu’ils confessent leurs péchés. Mais ils ne veulent pas et le curé conclut en les bénissant.


La fuite
Des affiches affreuses apparaissent sur les murs de la ville. Ils montrent des soldats ennemis qui maltraitent les civils. Malgré que les gens soient terrifiés, la grand-mère considère les affiches comme des mensonges. Le jour où les soldats étrangers et les blessés arrivent en ville beaucoup de gens quittent la ville avec tous leurs biens pour aller dans un autre pays. C’est la fuite.
Le charnier
Une explosion bouleverse la nuit, un grand feu s’élève à l’emplacement du camp. Le lendemain on n’entend plus rien et les jumeaux vont au camp pour voir ce qu’il s’est passé. Ils y trouvent une porte en fer avec l’inscription « Camp de transit ». Des cadavres calcinés de plusieurs personnes se trouvent derrière la porte et terrifient les enfants. A la maison ils ne disent rien à la grand-mère. Les héros n’ont oublié rien d’intéressant au camp.


Notre mère
La mère des jumeaux vient chez la grand-mère pour chercher ses enfants et les emmener dans l’autre pays. Les enfants refusent d’accompagner la mère qui est venue avec une jeep et plusieurs soldats. Tout à coup en discutant avec les enfants et la grand-mère une explosion se produit au lieu de la discussion. La mère et son bébé, qu’elle tient dans ses bras, sont morts. A la cousine qui demande ce qui s’est passé, les jumeaux répondent qu’un obus a fait un trou dans  le jardin.


Explication du texte : Notre mère, narratologie
Extrait :
Nous posons une couverture au fond du trou, nous couchons notre mère dessus. Le bébé est toujours serré sur sa poitrine. Nous les recouvrons avec une autre couverture, puis nous comblons le trou. Quand notre cousine rentre de la ville, elle demande : « Il s’est passé quelque chose ? ». Nous disons : « Oui, un obus a fait un trou dans le jardin. »
Il y a une focalisation interne sur les jumeaux (« nous »), mais cette focalisation montre un aspect objectif. Le ton est plutôt neutre en racontant les évènements et rend l’interprétation des émotions difficile. De plus, le discours direct neutre aide peu à la compréhension de l’état d’âme des jumeaux.

jeudi 31 octobre 2013


Le départ de notre cousine – L’arrivée des nouveaux étrangers – L’incendie – La fin de la guerre – L’école recommence: Résumé et interprétation par Rahel M.

Le départ de notre cousine

Grand-Mère se cache avec Claus, Lucas et leur cousine dans l’appartement du officier. Après une nuit d’explosions et des tires, le silence tombe. Deux soldats avec des uniformes inconnues et qui parlent la même langue maternelle comme Grand-Mère les vont voire et expliquent que les Alliés sont arrivés finalement. Ils apportent aussi une liste des noms des enfants dont les parents sont disparu ou bien mort. Alors, ils amènent la cousine à un centre d’accueil de la Grande Ville où on collecte tous les enfants de cette liste. Les jumeaux restent avec leur grand-mère.

L’arrivée des nouveaux étrangers

Après l’arrêt des bombardement Claus et Lucas sont curieux ce qui se passe, alors ils vont en ville pour voir. Des soldats étrangers s’installent et cherchent tous les maisons pour des aliments, des objets de valeur et des femmes. Les civils de la ville font le même, ils prennent tout ce qu’ils peuvent porter.

L’ incendie

Quelques jours après l' arrivée des étrangers, ils notent qu’ils n’ont plus vu les voisines. Ils trouvent Bec-de-Lièvre morte, après être violé plusieurs fois. Une deuxième voisine survit les violences, mais elle demande à Lucas et Claus d'enflammer sa maison. Ils en font.

La fin de la guerre

Les Alliés s'installent à long terme dans la ville. Il y a aussi des prisonniers de guerre, qui sont déportés à la Sibérie.
Après un mois de la libération un commerce entre les soldats et les civils de la Grande Ville s'est installé. Les jumeaux ont appris la langue des soldats et de Grand-Mère, maintenant ils agissent comme traducteurs entre les deux partis. Grand-Mère elle-même fait du commerce des aliments qu'elle change pour des objets de valeur. Comme ça ils survivent dans quelque chose de grand standing quand tout le monde entier manque tout.
Avec les soldats c'est aussi une nouvelle réalité pour la ville. Des règles très strictes et un fils de fer barbelé autour le pays isolent les civils totalement.

L'école recommence

Quoique l'école commence en automne, Claus et Lucas ne rentrent pas. Ils ignorent les lettres de l'école et quand un inspecteur des écoles cherche les deux, ils feignent un est sourd, l'autre est aveugle. Après cette visite une troisième lettre atteste leur dispensation de l'école. 


Pourquoi sont ces chapitres importants?
Les chapitres en matière ne marquent pas seulement la fin de la guerre, mais dans ces événements les jumeaux entrent une nouvelle partie de leur vie. Maintenant ils sont des adultes qui ont fait preuve de leur force et leur intention de survivre. C'est aussi très intéressant de voir comment la société moderne s'est provenue de la guerre et les changements avant 1939.
En tous cas on voit un grand développent de la société européenne et française, et aussi les conséquences d'une guerre et ce qu'elle fait avec les gens en général. 

samedi 26 octobre 2013

Le Grand Cahier

Le grand cahier, Agota Kristof, édition du Seuil, février 1986
L’importance de chapitre
A mon avis les chapitres montrent bien la brutalité de ce temps. Les jumeaux curieux ne peuvent pas échapper à la cruauté du quotidien et n’ont pas une possibilité adéquate à traiter les évènements vécus. Ils ne parlent pas des évènements terrifiants qui les arrivent, ni avec la grand-mère, ni avec leur cousine. Les chapitres racontent des expériences que les jumeaux vivent, mais qu’ils ne peuvent pas juger car ils ne parlent avec aucune personne sur leurs expériences. Je pense que les chapitres reflètent la manière dont on trait les émotions difficiles à classer et les expériences terrifiantes de ce temps.
Notre cousine et son amoureux
La cousine des jumeaux part chaque jour en ville. Klaus et Lucas sont curieux ce qu’elle fait les soirs et la suivent sans être reconnus. Près d’un cimetière la cousine rencontre un groupe des jeunes. Là assis sous les arbres ils parlent de la guerre et leurs parents perdus en fumant et buvant du vin. Plus tard le groupe se disperse et la cousine part avec un garçon dans des petites ruelles. Les jumeaux suivent leur cousine et apprennent que le garçon est amoureux d’elle et qu’ils ont une relation sexuelle.
La bénédiction
Les jumeaux sont obligés de rendre visite à la cure pour rapporter des livres empruntés. Le curé s’informe si le nouveau bain est en bon état. Klaus et Lucas racontent qu’ils peuvent se payer tous les accessoires pour le bain avec l’argent qu’ils gagnent en faisant de la musique dans les bistrots. Le curé n’est pas content qu’ils travaillent dans un tel lieu de perdition et les offre de l’argent de l’aveugle. Les enfants refusent l’argent car leur grand-mère et eux, ils n’ont plus besoin de son argent. Quand même le curé insiste qu’ils prennent l’argent et qu’ils confessent leurs péchés commencé. Mais ils ne veulent pas et le curé conclut en les bénissant.
La fuite
Des affiches affreuses apparaissent sur les murs de la ville. Ils montrent des soldates ennemies qui maltraitent les gens civils. Malgré les gens sont terrifiés, la grand-mère considère les affiches comme mensonges. Le jour où les soldates étrangers et les blessés arrivent en ville beaucoup de gens quittent la ville avec tous leurs biens pour aller dans un autre pays. Une fuite.
Le charnier
Une explosion bouleverse la nuit, un grand feu s’élève à l’emplacement du camp. Le lendemain on n’entend plus rien et les jumeaux vont au camp pour voir ce qu’il s’est passé. Ils y trouvent une porte en fer avec l’inscription « Camp de transit ». Des cadavres calcinés de plusieurs personnes se trouvent derrière la porte et terrifient les enfants. A la maison ils ne disent rien à la grand-mère. Les héros n’ont rien d’intéressant oublié au camp.
Notre mère
La mère des jumeaux vient chez la grand-mère pour aller chercher ses enfants et les emmener dans l’autre pays. Les enfants refusent d’accompagner la mère qui est venue avec une jeep et plusieurs soldates. Tout à coup en discutant avec les enfants et la grand-mère une explosion se produit au lieu de la discussion. La mère et son bébé, qu’elle tient au bras, sont morts. A la question de la cousine ce qu’il s’est passé, les jumeaux répondent qu’un obus faisait un trou dans  le jardin.
Explication du texte : Notre mère, narratologie
Extrait :
Nous posons une couverture au fond du trou, nous couchons notre mère dessus. Le bébé est toujours serré sur sa poitrine. Nous les recouvrons avec une autre couverture, puis nous comblons le trou. Quand notre cousine rentre de la ville, elle demande : « Il s’est passé quelque chose ? ». Nous disons : « Oui, un obus a fait un trou dans le jardin. »
Il y a une focalisation interne sur les jumeaux (« nous »), mais cette focalisation montre un aspect objectif. Le ton est plutôt neutre en racontant les évènements et rend l’interprétation des émotions difficile. De plus le discours direct neutre n’aide peu au comportement de l’état d’âme des jumeaux.

Par Sonia K.


vendredi 25 octobre 2013

"Le grand cahier" - Agota Kristof, résumé et interprétation par Céline H. - version corrigée


L’INTERROGATOIRE
Les deux jumeaux sont interrogés par un policier parce que la servante du curé est gravement blessée à cause d’une explosion qu’il y a eu dans la maison du curé où les garçons livrent régulièrement du bois. On les soupçonne d’avoir mis dans le bois des explosifs qu’ils ont pris à un soldat mort dans la forêt. Comme les jumeaux n’avouent rien, le policier les frappe jusqu’à ce qu’ils perdent conscience.
Ce chapitre est donc une autre preuve de la violence énorme que les garçons subissent chaque jour pendant la guerre et qui les conduit à devenir de plus en plus violents eux-mêmes. En outre cet interrogatoire montre le « succès » des exercices divers qu'ont faits les jumeaux, parce qu’ils semblent être absolument endurcis à la violence exercée contre eux.

EN PRISON
Ce chapitre décrit la situation en prison, où les garçons regagnent conscience ; la cellule, qu’ils partagent avec un vieillard, est sombre, ils sont couchés par terre et on ne veut pas leur donner à boire jusqu’à ce qu’ils avouent. Dans la nuit, l’officier étranger et l’ordonnance entrent pour libérer les jumeaux. Ils amènent les garçons à l’hôpital et emmènent le policier, qui est aussi responsable de la mort du vieillard, pour le punir. Après que les garçons sont soignés, ils sont ramenés chez leur grand-mère, qui leur demande, tout naturellement : « Vous avez avoué ? ». Elle est donc convaincue qu’ils ont voulu tuer la servante.
Beaucoup de choses dans ce chapitre ne sont pas tout à fait claires ; pourquoi est-ce que l’officier vient chercher les jumeaux en prison ? Est-ce la grand-mère qui lui a demandé d’aider les garçons ? Cette thèse semble fort possible bien qu’on ait jusque-là l’impression que la grand-mère ne serait jamais prête à faire une bonne chose pour ses petits-fils. Cependant on découvre, à la fin de ce chapitre, un nouveau côté chez elle, quand elle semble devenir la complice des jumeaux.

LE VIEUX MONSIEUR
Un vieux monsieur veut laisser une jeune fille chez Grand-Mère, parce que, après la déportation de ses parents, il l’a gardée chez soi où elle n’est plus « en sécurité ». Le fait qu’il y ait un officier étranger chez la grand-mère est discuté ; est-ce que cela augmente le danger ou bien la sécurité de la fille ? Après avoir reçu de l’argent et des bijoux précieux du monsieur, Grand-Mère est d’accord de garder la fille chez elle et de prétendre que c’est la cousine des jumeaux.
Bien que l'auteur ne mentionne jamais le nom de la guerre, la région ou bien l’origine des officiers, ce chapitre rend la situation un peu plus claire ; comme on parle de la déportation des parents, il semble être fort possible que cette famille soit juive et qu’alors la fille doive être cachée aux officiers allemands qui occupent le pays. En même temps on y apprend un peu plus sur le caractère de la grand-mère qui se laisse facilement séduire par des choses précieuses. Les traits caractéristiques des jumeaux sont confirmés vers la fin du chapitre quand on leur demande de jouer avec la fille, ce qu’ils refusent tout naturellement, et de ne jamais oublier de l’appeler « cousine ».

NOTRE COUSINE
Les garçons décident de laisser le banc dans la cuisine à la « cousine » et de dormir dans le galetas, en lui interdisent d'y monter – si elle n’obéissait pas à cette interdiction, les jumeaux lui expliquent, qu'elle mourrait. Bien qu’ils résolvent très vite ce problème-là, ils se sentent quand même souvent dérangés par la fille, qui leur pose des questions sur leurs exercices et essaie de les interrompre. En outre, la grand-mère se comporte tout à fait différemment envers la fille qu’envers les jumeaux ; elle ne la frappe pas, ne demande pas de travail d’elle et ne lui parle même pas.
On commence ici à se demander ce que la grand-mère ressent vraiment envers les jumeaux : jusque-là le lecteur, voyant le comportement extrêmement violent d’elle envers les garçons, pourrait croire qu’elle les déteste et désire se débarrasser d’eux. Mais en comparant son attitude envers eux à celle envers la fille, on a l’impression qu’elle doit quand même (au moins un peu) apprécier les jumeaux, parce qu’elle ne les ignore pas complètement. En les traitants mal, elle leur montre au moins qu’elle s’aperçoit d’eux et qu’elle remarque ce qu’ils font. La cousine qui échoue à interrompre leurs exercices ou à convaincre les jumeaux de partager le galetas est une autre preuve de l’immense volonté et de la fermeté des jumeaux, mais aussi de la peur qu’ils provoquent chez les autres.

LES BIJOUX
Les jumeaux observent la grand-mère qui est assise devant un miroir dans sa chambre, portante tous les bijoux qu’elle a reçus du vieux monsieur. Elle se regarde dans le miroir et parle avec elle-même ; elle veut à tout prix garder ces bijoux une fois la fin de la guerre arrivée, quand la fille rentrera, mais elle craint qu’elle les ne revendique. Ainsi elle décide que la « cousine » doit mourir, c’est-à-dire qu’elle l’empoisonnera. Le matin suivant, les garçons, qui ont entendu son monologue entier, lui expliquent qu’ils savent ce qu’elle veut faire et qu’ils l’ont tout écrit dans une lettre qu’ils donneront au curé pour qu’il puisse la lire dans le cas où quelque chose arrivera à eux ou à la fille.
Après avoir compris, au chapitre précédent, que la grand-mère est prête à cacher une fille en danger, si seulement on la paye assez, on voit maintenant très bien la valeur que ces bijoux ont pour elle, parce qu’elle est même prête à tuer la fille pour les garder. Ainsi il est aussi confirmé qu’elle a vraiment empoisonné son mari, bien qu’on n’en connaisse pas encore les raisons. En outre, ce chapitre montre que les jumeaux, qui ont d’abord été plutôt dominés par leur grand-mère, sont maintenant définitivement assez intelligents et rusés qu’ils arrivent sans problème à la duper.

mercredi 23 octobre 2013

"Le Grand Cahier" - Agota Kristof, résumé et interprétation par Sofian B. (version rédigée)


La saleté
À la campagne, Klaus et Lucas rencontrent une chose qu’ils ne connaissaient pas avant : la saleté. Ils décrivent l’état de la maison qu’ils habitent, la saleté de leur grand-mère et même qu’ils n’avaient pas envie de manger là. Mais, pour pouvoir survivre, ils n’y font vite plus attention. Ils essaient de rester propres en se baignant dans la rivière quand il fait chaud et se lavent régulièrement les dents.
Tout de même, ils deviennent de plus en plus sales et n’ont plus de vêtements propres (ceux qu’ils avaient sont déchirés et les habits propres que leur avait donnés leur mère sont vendus par la grand-mère). Leur corps s’adapte au nouvel environnement : leur peau brunit, la plante de leurs pieds durcit. Ils sentent mauvais comme leur grand-mère.
La vie que mènent Klaus et Lucas chez leur grand-mère est la description d’un « déracinement »  total (source : L’express) et l’assimilation à un nouveau mode de vie, désagréable et pas du tout confortable (« Nous sentons mauvais comme Grand-Mère » et cela ne leur fait plus rien). Le chapitre "La saleté" est important car dans ces deux pages le lecteur apprend comment les jumeaux essayent, avec beaucoup de difficulté, de garder le style de vie qu’il menaient en ville (se laver régulièrement etc.) ; or ils réalisent que cela est impossible dans les conditions qu’ils ont rencontrées chez leur grand-mère et se détachent en grande partie de leur vie antérieure afin de s'immerger dans un nouveau style de vie dont le seul but est la survie. Klaus et Lucas sont obligés d’oublier leur ancien quotidien pour être capables de s’habituer aux nouvelles circonstances.
Ce changement ne se passe pas seulement dans leur esprit, mais aussi au niveau physique : « Notre peau brunit, nos jambes et nos bras sont couverts d’écorchures, de coupures, de croûtes, de piqûres d’insecte. »
En outre, ce chapitre fait allusion à l’avidité de leur grand-mère. En effet la grand-mère vend toutes les affaires propres que les jumeaux reçoivent régulièrement de leur mère.

Exercice d’endurcissement du corps
Klaus et Lucas sont beaucoup frappés – et par leur grand-mère et par d’autres gens. Ils ne supportent pas ces douleurs et commencent à pleurer. Alors, ils décident de s’endurcir contre ces dernières en s’entraînant : ils se battent, se coupent et versent  de l’alcool sur leurs plaies, se disent « ça ne fait pas mal ». Ils font ainsi jusqu’au point où ils ne sentent plus rien (« C’est quelqu’un d’autre qui se brûle, qui se coupe, qui souffre »). Ils se dépersonnalisent, s'étrangent.
Ayant acquiert cette ‘qualité’ d'impassibilité, ils provoquent leur grand-mère en lui disant de plutôt frapper qu’insulter – en sorte qu’elle les laisse tranquilles.
Ce chapitre renforce la recherche que poursuivent les jumeaux afin de trouver leur nouvelle identité dans le but de  survivre. Ils essaient de s’habituer à tout ce qui les fait souffrir physiquement. Ce chapitre est important, car cet endurcissement est essentiel pour les jumeaux – pour gérer et supporter le chaud et le froid, les coups de pied, les gifles sans se sentir à chaque fois inférieurs. Le fait qu’ils abandonnent leur ancienne identité par cet exercice se trouve vers la fin du chapitre, décrit comme un dédoublement ou une dépersonnalisation : « C’est quelqu’un d’autre qui se brûle, qui se coupe, qui souffre. »

L’ordonnance
Un soir, pendant que les enfants sont en train de s’endormir, une ordonnance militaire rentre. Klaus et Lucas apprennent qu’il y a un capitaine qui habite chez la grand-mère et, avec lui, une ordonnance. Cette ordonnance s’étonne du fait que les jumeaux dorment sans couvertures, sur le banc de la cuisine. Il apprend que les enfants ne veulent pas dormir dans la chambre de leur Grand-Mère. Il parle approximativement la même langue que les jumeaux bien qu’il vienne d’un autre pays – de ce pays qui combat, avec le pays des jumeaux, leur ennemi commun.
À la fin du chapitre, il leur amène deux couvertures et leur dit de faire attention à ce que leur grand-mère ne les vende pas – sans quoi il la tuerait.
Dans ce chapitre on apprend pour la première fois la présence des militaires chez la Grand-Mère, et c’est pour cela qu’il est important. En outre, l’ordonnance traite les enfants avec plus d’amour que ne l’avait fait leur grand-mère. Or, il devient clair que – même s’ils sont mal traités – les jumeaux vivent mieux à la campagne qu'en ville : « Ici, bien pour manger [] » ; « Grande Ville, beaucoup danger. Boum ! Boum ! »

Exercice d’endurcissement de l’esprit
Chez leur grand-mère, les jumeaux sont très mal traités : d’un côté, leur grand-mère les appelle « fils de chienne », et de l’autre les gens les traitent de « fils de sorcière !, ou de fils de pute ! ». Klaus et Lucas ne sont pas habitués à être insultés d’une telle façon et à cause de cela ils décident de s’endurcir contre ces injures. Ils commencent à se balancer des insultes à la figure jusqu’à ce qu’ils ne réalisent même plus ce qu'elles signifient (« [] n’entrent plus dans notre cerveau, n’entrent même plus dans nos oreilles. ») Ils croient que cela va fonctionner, mais ils réalisent que « les mots anciens » commencent à leur faire mal – ce sont les mots que leur a dits leur mère, des mots câlins. Afin de perdre cette sensibilité envers ce souvenir de l’ancienne vie, ils font la même chose en se disant « mes chéris ! Mes amours ! Je vous aime… » afin que ces mots aussi perdent leur force. Leur subjectivité se retrouve ainsi insensible aux mots, qu'ils leur fassent du mal ou du bien, comme leur corps sont devenus insensibles aux duretés physiques.
Ce chapitre nous montre que Klaus et Lucas n’arrivent pas tout à fait à oublier leur vie d’auparavant. Ils s’exercent en se disant de gros mots afin de perdre leur sensibilité – ils ne veulent plus « rougir ni trembler » lorsqu’ils entendent des tels mots. Cela fait aussi partie de leur ‘vie pour survivre’. Cependant, les autres mots (« les mots anciens »), que leur avait dits leur mère les rattrapent et les blessent. A cause de cela, ils décident de s’endurcir de même contre ces câlins qu'ils ont en mémoire.
Les mots perdent totalement leur intensité ; la vie se concentre sur le fait de gagner de l’énergie pour pouvoir survivre. Le quotidien des jumeaux est marqué d’un objectivisme qui est très bien rendu dans ce chapitre.

L’école
À son début, ce chapitre décrit la discussion des parents de Klaus et Lucas, quelques jours avant qu’ils ne commencent l’école. Le père veut absolument que ses deux enfants qui font tout ensemble (« Ils pensent ensemble, ils agissent ensemble ») soient séparés à l’école afin que chacun d’eux ait sa propre vie. Leur mère, par contre, ne soutient pas cette idée, parce qu’elle trouve qu’ils sont inséparables, qu’ils ne sont « qu’une seule et même personne. » Quand l’école commence, les jumeaux sont inscrits dans des classes différentes ce qui les pousse à s’évanouir. En conséquence, leur père les traite de simulateurs, mais, en revanche, ils fréquenteront désormais la même classe.
L’école relève l’importance de l’union qui existe entre Klaus et Lucas. Cette union les aidera à surmonter les difficultés qu’ils rencontrent chez leur grand-mère, car ils peuvent tout faire ensemble, même se séparer, mais seulement s'ils le veulent eux-mêmes.
À la fin du livre, en effet, les jumeaux s'aident à abuser de leur père pour se séparer (ils le tuent).
En outre, ce chapitre aborde le fait que les jumeaux sont très intelligents – ce qui est d’une importance majeure pour le livre, car le lecteur est confronté à un nombre de situations où il reste surpris de l’intelligence et de l’inventivité de Klaus et Lucas.

Interprétation(s)
Le chapitre La saleté semble être le dernier faisant partie de la description du nouvel environnement des jumeaux. Le temps du récit est clairement majeur au temps de l’histoire, ce qui aboutit au fait qu’il s’agit d’un récit descriptif. Le narrateur (représenté par la voix commune de Klaus et Lucas) se trouve en position intradiégétique, ce qui veut dire que le récit a lieu à l’intérieur du niveau spatio-temporel de l’histoire. Il s’agit donc d’une narration simultanée.
À partir du chapitre prochain (Exercice d’endurcissement du corps), la description est interrompue en plusieurs lieux et le lecteur se voit confronté à une expérience en temps réel. Généralement, il s’agit de passages écrits au discours direct libre. (+ exemples!)
Il est très intéressant de voir que ces cinq chapitres sont composés ou en description, ou en récit réel ; nous ne trouvons pas d’élipses
En dernier lieu, je fais remarquer que le chapitre L’école est à caractère particulier : c’est le seul chapitre qui est écrit dans un chronotope différent aux autres : il se passe trois ans avant "l’espace spatio-temporel du récit" (cité selon Dr. A. de Francesco).

Résumé du grand cahier Ruth

Résumé du "grand cahier"

Le chantage

Après que Béc de Lièvres leurs a raconté qu’elle est parfois abus par le curé quand elle y va pour demander d’argent, les jumeaux rendent visite au curé, eux-même. Ils demandent le curé à leur donné d’argent pour Béc de Lièvre et sa mère. Mais parce que le curé ne leur donne que très peu d’argent ils le menace de raconter aux gens de la ville, ce qu’il fait à Béc de Lièvres. Car les jumeaux ne craignent pas de faire chanter quelqu’un, le curé leur donnera la somme exigée une fois par semaine.

Accusations

Pendant un après-midi, les jumeaux aident l’ordonnance de préparer la chambre de l’officier pour son retour. En voyant les tas de nouriture, les jumeaux deviennet très furieux car ils pensent que c’est la guerre et les soldats étrangers qui sont coupable que les gens meurent de faim. L’ordonnance se défend en disant qu’il n’pas eu auqu’un choix d’échaper à la guerre. Pour mettre fin au conflit, l‘officier donnerait tous aux jumeaux, mais au lieu de prendre tous pour eux-même ils exigent de l’ordonnance d’apporter régulièrement de la nouriture à Bec de Lièvre et sa mère.

La servante de la cure

Un matin, la servante du curé vient chez la maison de Grand-mère pour demander des pommes de terre et d’autres aliments. Quand elle voit les jumeaux qui sont très sales, elle lles demande pourquoi ils ne se lavent pas. Alors ils expliquent qu’ils n‘ontni de savon, ni de vêtements propres. Puis la servante va laver leurs vêtement sous la condition que les jumeaux porteraient les sacs de nouriture jusqu’à la cure. Pendant le machre vers la cure, les jumeaux obervet très soigneusement le corps de la servante.

Le bain

Quand ils sont arrivés à la cure et entrés dans la salle de bain, les jumeaux seblent de se gêner de se déshabiller sous les yeux de la servante. Alors c’est elle qui se déshabille et se baigne sous les yeux des jumeaux. Après les garçons prennent leur bain aussi. Puis la servante coupe leurs ongles et leurs  cheveux et commence d’abord á les caresser, puis elle les abus. Les garçons ne se défendent pas ils en jouent aussi.

Le curé

Le samedi suivant, les jumeaux reviennent pour prendre leur bain. Après ils rencontrent de nouveau le curé. Car les jumeaux ne sont jamais vus à l’église le curé les demandent s’ils prient parfois. Les jumeaux expliquent alors qu’ils ne le font pas mais qu’ils connaissent des passages de bible par coeur. En plus ils admettent qu’ils ne suivent pas les Dix Commandements, de raison que personne ne le fait. A la fin ils raconte au curé qu’ils aimeraient lire d’autres livre que la bible et il promet de leur en trouver pour samedi prochain.


La servante et l’ordonnance

Un jour les jumeaux et la servantes ceuillent des serises dans le jardin de Grand-Mère, pendant ce temps, l’officier et l’ordonnance arrivent. Pendant que l’officier disparait dans toute de suite dans sa chambre, l’ordonnance essaie de séduire la servante en lui faisant des compliments. La servante l’ignore car c’est l’officier qui lui plaît beaucoup mieux. Quand l’officier revient devant la maison, elle essaie de le séduire, mais elle échoue. Après que l’officier est parti, l’ordonnance demande la servante de l’aider à nettoyer sa chambre. Accompagnée par les jumeaux, elle entre dans la chambre et commence son travaille. En même temps l’officier raconte son rêve d’une princesse qui le pince, ce qui fait la servante imédiatement et de retour il la pince aussi. Peu après les jumeaux sont ordonnés dehors et ils observent la servante et l’ordonnance qui se battent d’abord et qui cochent après ensemble. Cette scénèrie se répète pendant plusieurs jours de sorte que les jumeaux peuvent très bien observer les prédicitons sexuelles de ces deux adultes.


Pour quoi ces chapitres sont-ils importants pour le déroulement de l’histoire?

Les trois premiers chapitres de ce résumé me semble de montrer que les jumeaux même si ce sont des enfants très petits, parfois très méchants et brutales, montrent quand même une sorte de morale dans leur comportement. On le voit par exemple dans toutes les situations qui concernent Béc-de-Lièvre et sa mère: Les garçons veulent aider à des personnes qui l’en vraiment besoin et ne pas seulement profiter. En plus ils déchiffrent très bien les jeux couverts et calculateurs des adults. C’eest pour ça qu’ils se comportent égales, par exemple pendant la chantage du curé. Mais on peut aussi voir, qu’ils sont parfois très naifs. Par exemple dans la situations où ils sont abus par la servante, ils ne se défendent pas ni évitent après de revenir.

(par. R. Arbenz)

mardi 22 octobre 2013

"Le Grand Cahier" - Agota Kristof résumé et interprétation par Rebekka M. version révisée

Agota Kristof – Le Grand Cahier    
Résumé de Rebekka M.


L’officier étranger

Les deux jumeaux font leur exercice d’immobilité dans le jardin de la grand-mère. L’officier, torse nu, essaie de parler avec eux – en vain, puisqu’ils ne le comprennent pas. Avec l’ordonnance comme traducteur, l’officier demande pourquoi les garçons ne bougent pas. Ils répondent qu’ils font leur exercice. L’officier dit qu’il s’est rendu compte que les jumeaux s’étaient battus avec une ceinture et leur demande pourquoi ils l'ont fait. Ces derniers expliquent qu’ils ne veulent plus rien sentir et vaincre la douleur. A ces mots, l’officier leur manifeste son admiration. Après avoir obligé l’ordonnance de partir, l’officier sourit aux enfants et les fait entrer dans la chambre. Les enfants s’asseyent sur ses genoux et l’embrassent. L’officier est probablement excité sexuellement, puis il se met, machinalement, dans le lit. Les garçons, ayant compris son regard, commencent à le frapper avec une ceinture sur tout son corps jusqu’à ce qu’il saigne et pousse un dernier cri. Puis, les enfants arrêtent la fustigation.

La langue étrangère

Les enfants apprennent la langue étrangère par le biais d’un dictionnaire de l’officier. Ainsi, l’ordonnance n’est plus obligée de traduire. Content, l’officier leur donne un harmonica et, en plus ,la clé de sa chambre. Les enfants ont du plaisir de profiter des délicatesses et de la propreté de la chambre. Ils écoutent aussi l’hymne national du pays de l’officier. Contrairement à ce que l’ordonnance avait prédit, l’officier, ayant trouvé les enfants endormi dans son lit, se met au milieu d’eux et leur avoue son amour. Le matin suivant, l’officier leur demande d’uriner sur son visage. Les garçons lui obéissent.

L’ami de l’officier

Parfois, l’officier rentre avec un ami, plus jeune que lui. Un soir d’été, les garçons s’occupent de la musique pendant que les deux autres mangent et boivent. L’ami de l’officier déclare que les garçons l’énervent, surtout leur « air sournois ». L’officier lui demande alors s’il est jaloux et lui dit qu’ils le comprennent très bien. Pâle, l’ami de l’officier menace de s’en aller. On demande aux enfants de sortir et, par le trou du galetas, ils continuent à observer la scène. L’ami, blessé, menace l’officier, de le tuer. L’officier encourage son ami à le tuer et le provoque en avouant son amour homosexuel à un homme mort. L’ami cesse de tirer sur lui et encourage l’officier de se tuer lui-même. Or l’officier prend le revolver et l’appui sur sa tempe. Les garçons descendent et demandent à l’ordonnance s’il se tue vraiment. Celui-ci leur assure qu’ils le font toujours quand ils boivent. Après être rentré dans la chambre, les garçons lui proposent de le tuer, mais l’officier refuse en disant que ce n’était qu’une blague. En s’apercevant de l’ordonnance, qui est toujours là, l’officier lui demande « de foutre le camps ».

Notre premier spectacle

De la servante, les garçons apprennent des chansons de guerre. Un soir, ils vont en ville avec leur harmonica. Ils vont dans une buvette où il y a beaucoup de gens. L’un des garçons commence à jouer la chanson sur l’instrument et l’autre chante. Il s’agit d’une chanson où il est question d’une femme qui attend son mari parti à la guerre. La chanson finie, les garçons s’aperçoivent « des visages fatigués et creux ». Ils sont encouragés à continuer leur jeu. Ce faisant, un homme leur enjoigne d’arrêter. Quelqu’un le juge sourd, un autre dit qu’il est complètement fou, un autre encore dit qu’il est "revenu". D’autres voix disent qu’ils sont revenus, mais ils sont revenus paralysés, traumatisés. Ils se plaignent de ne pas être morts. Une femme hausse le ton et proclame qu’ils "ne sont jamais contents". Un débat se noue sur la question de la guerre et de qui la voulait. Un vieillard dit que « personne ne voulait cette guerre. » Les enfants s’en vont.

Le développement de nos spectacles

Les garçons apprennent le jonglage et inventent des tours de prestidigitation et s’exercent à l’acrobatie.  Ils se travestissent en clowns et s’installent sur la place du marché. En faisant du bruit avec l’harmonica, ils attirent les spectateurs.  Avec leur « show » ils gagnent quelque argent, qui leur permet d’aller dans les bistrots le soir. Bientôt ils connaissent tous les bistrots de la ville et ils s’habituent à l’alcool et aux cigarettes. Les garçons remportent un grand succès avec leur divertissement.

Pourquoi ces chapitres sont-ils important ?

Le personnage de l’officier révèle, de nouveau, la cruaté que les gens aspirent dans la guerre : Ils ont besoin de ne plus rien sentir et de devenir crus. La perte de toute estime de soi-même et la perte du sens de la vie se reflète dans ce caractère de l’officier. En outre, on a l’impression que les gens ne trouvent ce sens que dans l’alcool. La tristesse et le désespoir semble être le fil rouge dans ces chapitres. Néanmoins, les chapitres sur leur spectacle représentent le désir des gens de se divertir. On apprend que les jumeaux seraient capables de tuer un être humain. Encore une fois, on reconnaît que les jumeaux sont fortement guidés par leur curiosité. Les garçons semblent plus matures puisqu’ils se comportent comme des adultes.

Interprétation des chapitres

Les chapitres éclairent les abîmes profonds et obscurs de l’être humain dans des circonstances exceptionnelles comme la guerre. Les jumeaux n’ont plus peur de la mort, ils reconnaissent qu’ils peuvent rendre un service aux gens en les proposant de les tuer, comme dans le cas de l’officier. Cet évènement prélude non seulement au sort de la mère de "bec-de-lièvre" plus tard, mail il signale aussi la perte totale de l’espoir de vie. Le style d’Agota Kristof décrit de manière machinale les processus de cette perte et ouvre sur le sentiment de l’indifférence complète qui devient de plus en plus fort. Rien ne choque plus, tout peut se passer puisque rien n’est plus sûr. Tout de même, les garçons s’aperçoivent d’un désir humain de divertissement et de distraction qu’ils assouvissent en chantant et en jouant dans les rues et dans les bistrots. Bien que leurs raisons pour cela ne soient pas explicitées, on a l’impression que les jumeaux sont poussés par l'intuition à rendre un service aux gens, d'une façon ou d'une autre.

lundi 21 octobre 2013

"Le grand cahier" - Agota Kristof, résumé et interprétation par Mélanie G. (révisé)


Résumé des 5 chapitres assignés :

Exercice de cécité et de surdité
« L’un de nous fait l’aveugle, l’autre fait le sourd ». Celui qui joue l’aveugle attache un fichu devant les yeux et le sourd se bouche les oreilles avec de l’herbe. Le sourd décrit ce qu’il voit et lit sur les lèvres de l’aveugle qui, à son tour, décrit ce qu’il entend. C’est ainsi que les deux se promènent pendant les alertes. « Plus tard, avec le temps, nous n’avons plus besoin de fichu pour les yeux ni d’herbe pour les oreilles. Celui qui a fait l’aveugle tourne simplement son regard vers l’intérieur, le sourd ferme ses oreilles à tous les bruits ».
 
Le déserteur
Les jumeaux trouvent un homme dans la forêt. « Un homme vivant, un homme jeune, sans uniforme ». Il ne porte plus d’uniforme parce qu’il ne veut plus être soldat. Il veut rentrer chez soi. Il doit se cacher parce qu’il a quitté son régiment sans permission. Il a faim et les nuits sont froides, c’est pourquoi les jumeaux lui amènent de la nourriture et une couverture. Il les remercie et leur dit qu’ils sont gentils, mais cela n’est pas leur but: « Nous ne voulions pas être gentils. Nous vous avons apporté ces objets car vous en aviez absolument besoin ». Ils aident les autres à survivre.

Exercice de jeûne
« Aujourd’hui et demain, nous ne mangerons pas. Nous boirons seulement de l’eau ». Même quand la Grand-Mère prépare du poulet, ils résistent et refusent de manger.  C’est la première fois qu’elle cuisine du poulet. « C’est un de nos exercices. Pour nous habituer à supporter la faim ». Le soir, ils ont de la peine à s’endormir et le lendemain ils ont le vertige, mais ils continuent leur « exercice de jeûne ». Le jour d’après, quand ils veulent déjeuner, il n’y rien à manger dans la cuisine, la Grand-Mère a tout enfermé à la cave, c’est pour cette raison que les jumeaux doivent se contenter de tomates et de concombres. « Nous pourrions […] ouvrir [la cave], mais nous décidons de ne toucher à rien ». Quand la Grand-Mère rentre du marché, elle leur fait une soupe aux légumes et elle leur dit : « C’est un exercice stupide. Et mauvais pour la santé ».

La tombe de Grand-Père
Un jour, les jumeaux suivent leur Grand-Mère qui va sur la tombe de son mari (leur Grand-Père). « Elle arrache les mauvaises herbes de la tombe, creuse avec une pelle, ratisse la terre, plante des fleurs, va chercher de l’eau dans le puits, revient arroser la tombe. […] puis elle s’agenouille devant la croix de bois ». Elle ne prie pas, au contraire, les jumeaux entendent surtout des injures. Quand la Grand-Mère est partie, ils s’approchent de la tombe et voient que le « prénom est double avec un trait d’union et ces deux prénoms sont [leurs] propres prénoms ». Ils ont donc été nommés d’après leur grand-père maternel. Le soir ils demandent à leur Grand-Mère pourquoi elle l’a empoisonné, car c’est cela que les gens se racontent. Elle leur répond que rien n’a été prouvé et qu’ils devaient laisser les gens parler. À la question pourquoi elle soigne encore sa tombe, elle leur répond que c’est « à cause de ce que les gens racontent. Pour qu’ils arrêtent de raconter et de raconter ».

Exercice de cruauté
Les jumeaux inventent un nouvel exercice. Ils veulent tuer des animaux. Ils disent à leur Grand-Mère : « Quand il y aura quelque chose à tuer, il faudra nous appeler. C’est nous qui le ferons. […] nous n’aimons pas ça. C’est pour cette raison que nous devons nous y habituer ». Alors ils commencent à tuer des animaux, d’abord des animaux qui sont « destinés à manger », puis des animaux « qu’il ne serait pas nécessaire de tuer ». Ils torturent même leur chat qui s’enfuit ensuite. Ils promettent donc à leur Grand-Mère de s’occuper des souris. « Nous fabriquons des trappes, et les souris qui s’y laissent prendre nous les noyons dans de l’eau bouillante ».

Pourquoi ces chapitres sont-ils importants ?

D’une manière, chacun de ces chapitres est important pour la suite de l’histoire. Le chapitre « Exercice de cécité et de surdité » a son importance plus tard quand la guerre se termine et les écoles ouvrent à nouveau. Les jumeaux utilisent l’astuce de jouer l’un l’aveugle et l’autre le sourd pour ne pas être obligés d’aller à l’école. Ils atteindront leur but d’en être dispensés. Le chapitre « Le déserteur » nous montre comme les jumeaux aident à tout le monde qui en a vraiment besoin sans en attendre de la reconnaissance. Le chapitre sur l’ « Exercice de jeûne » est l’un de plusieurs exercices qu’ils pratiquent pour devenir plus forts et plus résistants. Ils ne veulent plus être sensibles à des douleurs physiques comme psychiques (voir les autres chapitres sur les différents « exercices »). Le chapitre sur « La tombe de Grand-Père » est important parce que ça sera dans cette tombe que la Grand-Mère cachera les bijoux, qui offriront une assurance économique aux jumeaux. Le chapitre sur l’ « Exercice de cruauté » nous révèle que les jumeaux deviennent de plus en plus cruels. À la fin, ils se sont tellement endurcis qu’ils peuvent désormais tuer non seulement des animaux, mais aussi des êtres humains.

Interprétation:

Le livre nous offre l’aperçu d’une époque de guerre. Les chapitres traités ci-dessus nous montrent la cruauté de la guerre. Les jumeaux ne sont pas cruels à priori, c’est bien la guerre et les circonstances qui sont responsables de leurs changements. Pour survivre il faut être plus fort que les autres et il faut s’isoler émotionnellement pour supporter les rumeurs des gens de la petite ville. De surcroît, il faut des astuces pour atteindre les buts. Les jumeaux n’ont pas de mauvais fond, car quand quelqu’un a besoin de leur aide, ils la lui offrent sans hésiter, mais ils s’abrutissent à cause de la guerre et les circonstances dans lesquelles ils se trouvent.
 

"Le grand cahier"- Agota Kristof, résumé et interprétation par Syrina G. (révisé)


L’achat du papier, du cahier et des crayons
L’école du village est fermée, donc les jumeaux veulent étudier à la maison. Pour faire différents exercices ils ont besoin de papier, d’un cahier et de crayons, mais ils n’ont pas d’argent et c’est pourquoi le monsieur de la « Librairie-Papeterie » ne veut pas leur donner ces choses. Ils lui offrent de faire quelques travaux (par exemple dans le jardin) en échange des objets ou de lui amener des œufs. Mais l’homme se sent mal à l’aise dans leur présence et à cause de leur attitude calme. Il dit qu’ils parlent « trop correctement » (p.31) et finit par leur donner les choses gratuitement en leur disant de ne pas revenir dans son magasin. Mais les jumeaux lui rappellent qu’ils vont devoir revenir pour acheter des nouveaux crayons etc.
Ce chapitre est important parce que c’est le début de l’auto-éducation des jumeaux. En même temps, le « grand cahier», selon lequel le livre est intitulé, fait son apparition.
Nos études
Tout de suite après l’achat des objets nécessaires pour leurs études, les jumeaux commencent à apprendre leurs différentes leçons. Ainsi le dictionnaire les aide à pratiquer l’orthographe (en apprenant des synonymes etc.) et ils font également des dictées avec la Bible. En outre, ils font des compositions en se donnant des sujets d’écriture. Ils lisent aussi la Bible à voix haute pour pratiquer la lecture et en apprennent des passages pour entraîner leur mémoire. En plus, ils font des calculs mentaux et des mathématiques. Ils écrivent ensuite les bonnes compositions dans le "grand cahier". Une composition est bonne à leurs yeux quand elle raconte la vérité. En tous cas, elle ne peut pas contenir des mots qui décrivent un sentiment parce que ces termes sont « très vagues » (p.33).
Ce chapitre nous montre à quel point les jumeaux veulent améliorer leur situation en se formant eux-mêmes. Il nous explique également dans quel cadre ils ont écrit les différents chapitres du « grand cahier ». Il s’agit donc d’une espèce de journal intime qu’ils ont complété au fur et à mesure en pratiquant la composition. Désormais on sait aussi pourquoi ils ont choisi un style si direct et cru : c’est parce qu’ils ne veulent pas décrire les choses avec de jolis mots. Ils veulent seulement raconter ce qui se passe véritablement (sans ajouter quoi que ce soit).

Notre voisine et sa fille
Dans ce chapitre, les jumeaux nous présentent leur voisine et sa fille. Elles habitent dans une vieille maison qui est mal entretenue et ne travaillent pas leur jardin. La mère est assise dehors pendant toute la journée et sa fille, qui passe son temps à voler et mendier en ville, la fait rentrer le soir. Mais quand elle n’est pas là, ou bien si elle l’oublie, la mère reste dehors toute la nuit. « Les gens disent que [leur] voisine est folle » (p.34), mais selon leur grand-mère elle est tout « simplement paresseuse » (p.34). Parfois la fille, que les gens appellent Bec-de-Lièvre à cause de ses lèvres, essaie de voler des choses dans le jardin des jumeaux et ils doivent la chasser. Un jour, ils la surprennent même en train de boire le lait d’une de leurs chèvres. Elle croit qu’ils la trouvent dégoûtante, mais cela n’est pas le cas. Ils voient qu’elle s’occupe de sa mère et lui offrent leur aide. Pourtant la fille ne l’accepte pas. Elle ne veut pas de leur nourriture, elle veut seulement être aimée. Elle dit que personne ne l’aime et qu’elle n’aime personne (p.36).
Les jumeaux nous parleront à plusieurs reprises de la voisine et de Bec-de-Lièvre. Ce chapitre est donc important pour nous montrer de qui ils parlent et dans quelles conditions les personnages vivent. Les dernières phrases de Bec-de-Lièvre seront importantes plus tard, car son grand désir d’être aimé sera lié à sa mort plus tard dans le livre, quand elle laisse les officiers abuser d'elle et meurt par la suite.

Exercice de mendicité
Après avoir vu Bec-de-Lièvre mendier en ville, les jumeaux veulent faire cette expérience pour « savoir quel effet ça fait et pour observer la réaction des gens. » (p.38) La plupart des officiers les ignore, mais un d'eux leur donne « une pièce de monnaie et un bout de chocolat » (p.37). Une femme s’arrête également, mais elle n’a rien à leur donner, donc elle leur caresse simplement les cheveux. Les jumeaux la remercient pour ce geste. Quelques autres femmes leur donnent de petites choses. Enfin une femme passe et offre de leur donner à manger s’ils font quelques travaux pour elle. Elle dit que les jumeaux sont « assez grands et forts » (p.38) pour travailler et qu’ils devraient avoir honte de mendier. Elle se fâche quand ils lui expliquent qu’ils mendient uniquement pour voir ce que ça fait. A la fin de la journée, ils jettent ce qu’on leur a donné. Ils emmènent seulement la caresse sur leurs cheveux de la femme pauvre.
Les jumeaux veulent apprendre tout ce qu’ils peuvent, donc également l'effet qu'ils font aux gens s’ils mendient. Ce chapitre nous montre également qu’ils ne sont pas avares, ni sur le point de mourir de faim, car ils jettent ce qu’ils ont reçu, parce qu’ils ne pensent pas qu’ils l’ont mérité. Donc, d’une certaine manière la dernière femme qui s’est arrêtée auprès d’eux avait raison. Ils n’ont peut-être pas véritablement honte de mendier, mais ils savent qu’ils n’ont pas mérité les choses qu’ils ont reçues.

Bec-de-Lièvre
Un jour les jumeaux vont pêcher et ils voient Bec-de-Lièvre qui se couche dans l’herbe. Elle ne les voit pas et elle appelle leur chien. Ils observent comment elle joue d’abord avec le chien avant d’avoir des rapports sexuels avec lui. Quand Bec-de-Lièvre se lève, elle voit les jumeaux et elle craint qu’elle ne soit plus leur copine, mais les jumeaux ne sont pas fâchés. Cela leur est égal et ils promettent de n’en parler à personne. Ensuite ils veulent savoir si sa mère est vraiment folle, mais elle explique qu’elle est simplement « sourde et aveugle » (p.40) et que cela lui arrivera probablement aussi. Par contre, elle ne croit pas qu’elle soit vraiment sourde. Elle suppose plutôt qu’elle fait « semblant de ne rien entendre » (p.40) pour ne pas devoir répondre aux questions de sa fille.
Dans ce chapitre Bec-de-Lièvre dit à nouveau que personne ne l’aime à part les animaux. Cela sera donc également lié à sa mort plus tard. En outre, c’est la première fois qu’on met en doute la maladie de sa mère.