Réception publique et critique [décrire en
quelques phrases]:
Choix
de deux séquences
Première séquence
[contenu :
situer la séquence ; pourquoi
j’ai choisi cette séquence du film ? Dialectique: dialogue, une dynamique d'échange qui doit permettre d'avancer dans la discussion]
Deuxième séquence
[contenu :
situer la séquence ; pourquoi
j’ai choisi cette séquence du film ? Quelle est sa dialectique]
+ coller ensemble les séquences
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
[Résumé
en Times New Roman 12, sans « effets spéciaux »]
[Importance
de cette séquence, en Times New Roman 12, italique]
Deuxième séquence
[Résumé
en Times New Roman 12, sans « effets spéciaux »]
[Importance
de cette séquence, en Times New Roman 12, italique]
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Nom du réalisateur : Mathieu Kassovitz (qui est aussi un acteur et il a
joué Nino dans « Le
fabuleux destin d’Amélie Poulain » (2001)
Scénariste : Mathieu Kassovitz (photo)
Production : Christophe Rossignon pour Lazannev Productions, la
Sept Cinéma, StudioCanal et Kasso inc. Productions
Année de sortie : 1995
Précisions : C’est un film en noir et blanc. Il est interdit aux
moins de 12 ans. Le film avait un budget de 2.59 millions d’euros. Durée :
95 minutes.
Acteurs principaux : (de gauche à droite) : Vincent Cassel, Said Taghmaoui, Hubert Koundé
Récompenses :
Festival de Cannes 1995 : prix de la mise en scène
César du meilleur film
César du meilleur producteur : Christophe Rossignon
César du meilleur montage : Mathieu Kassovitz, Scott Stevenson
Critique
1 : WarzazateVLC
écrit : «Encore un film qui […] est toujours valable aujourd’hui.
[…] Les acteurs principaux sont excellents, en particulier Vincent Cassel, c’est
drôle de le voir en banlieusard […] La mise en scène, primée à Cannes, est
magnifique, osée et originale […] Le noir et blanc permet d’enjoliver la cité.
Bref, un grand film du cinéma français.»
Critique 2 : heathledgerdu67 écrit: «Le chef d’œuvre en noir
et blanc de Matthieu Kassovitz sur la banlieue avec Vincent Cassel, des clins
d’œil à Taxi Driver, Scarface, aux Inconnus […] »
Critique 3 : Kalie écrit : « Filmer la banlieue,
c’est facile. Il suffit de regarder les actualités. Mais réaliser un film de
qualité sur la banlieue, là, c’est une autre histoire ! […]La photographie
en noir et blanc convient parfaitement au contexte. […] Les virées hors de leur
cité montrent le fossé qui les sépare de la jeunesse des beaux quartiers. Le
dénouement est malheureusement inéluctable. C’est un film qui allie réalisme
et qualité cinématographique. […] »
Critique 4 : g-nad écrit : «[C]e film ne laisse pas
indifférent, avec un sujet intéressant […] et un « message » sur la
spirale de la violence qui est plutôt pertinant [sic !]. Voilà pour les
éloges. Maintenant, deux choses m’ont particulièrement énervée dans ce
film : d’abord, le personnage joué par Cassel, tête à claques au possible
[…] La deuxième chose que je n’ai pas supporté, c’est le maniérisme de
Kassovitz. Sa façon de filmer m’a donné l’impression de dire toutes les deux
minutes « Regardez comme je fais une belle image! » […] c’est
tout de même un film réussi. […]»
Choix de deux séquences
Première séquence
Cette scène se trouve dans le premier tiers du film. On est déjà introduit à la vie de banlieue et on connait l’histoire des émeutes. Vinz, le juif, se
trouve dans la salle de bain dans son petit appartement où habite toute sa
famille. J’ai choisi cette scène parce qu’elle amorce non seulement le fil
rouge du film, c’est-à-dire la violence, mais aussi la problématique de Vinz
lui-même, soit la volonté de se venger. Cette scène annonce aussi la fin
tragique de Vinz, sa mort.
Deuxième séquence
Cette séquence se situe à peu près au le milieu du film, au moment de l’arrivée
des copains à Paris. J’ai choisi cette scène, car elle reste une énigme bien
qu’elle ouvre sur des différentes possibilités d’interprétation. En outre,
cette scène marque une des moments comiques et inattendus, voire absurdes du film.
Pourquoi ce monsieur entre-t-il en scène ? Quel est la fonction de son
histoire?
Résumé et importance des séquences.
Première séquence
Cette scène mêle la thématique sérieuse de la violence avec le comique du
quotidien. Vinz se trouve devant le miroir et agit comme si un policier où un
banlieusard d’une groupe ennemi s’adresse à lui. Il s’exerce à faire des gestes et les mimiques censés lui permettre de
se faire respecter par les autres. Il essaie de ridiculiser l’autre partie en
se comportant comme une personne supérieure. Dans ce moment, on reconnaît la haine, qui s'enflamme dans le personnage de Vinz caressant l’idée de tuer un policier
pour se venger dans le cas où son ami Abdul, qui se trouve dans le coma en raison des
émeutes qui ont eu lieu dans la banlieue récemment qu'ils habitent, mourait.
Or ma thèse est que cette séquence annonce la mort de
Vinz ce même jour et mérite donc d’être considérée comme scène-clé. Pendant
toutes les vingt-quatre heures qui dure l’histoire, Vinz ressent des sentiments de
vengeance et manifeste une propension à l’usage de la violence (cf.
surtout la scène avec le skin). A plusieurs reprises du film Vinz est mis
à l’épreuve. Finalement, il renonce à l’usage de la violence, bien que
son ami soit mort. Mais la haine qu'il produit pendant toute la journée fait qu’il est tué à un moment heureux. Car en ressentant de la
haine, il l'attire. Cette scène de miroir illustre le fait qu’il
devient, au fur et à mesure, sa propre victime. Il y a donc un message
fortement morale, voire métaphysique dans cette séquence.
Deuxième séquence
Les trois copains sont arrivés à Paris, après l’incident où Vinz dégaine
son pistolet dans une confrontation avec un policier. Heureusement, Hubert a pu
régler l'affaire sans violence et les banlieusards s’enfuient. Dans une salle de bain à Paris, Vinz et
Hubert se disputent sur la question de l’usage de la violence. Hubert
avertit Vinz que « la haine attire la haine », il déconseille à Vinz
donc d’user de la violence. Néanmoins, Vinz n’est pas persuadé. Pendant cette
discussion à haute voix, un petit homme juif entre sur scène. Alors qu'il était assis sur les toilettes pendant la discussion, il est témoin du débat. A l'aise après avoir satisfait son besoin, le juif leur raconte l’histoire de son copain, Grunwaldski. C’était
un copain juif qui se trouvait dans le même wagon à béstiaux lors de la Deuxième Guerre mondiale. Pendant le voyage en train, les prisonniers n’avaient la possibilité
de faire leur toilette que pendant un court arrêt. Grunwaldski ayant honte de faire ses besoins devant les autres, a préféré de s’éloigner un peu – une décision ayant des
conséquences fatales : Il manque le train et meurt de froid.
Ce qui me semble fortement intéressant est que le petit monsieur juif introduit l’histoire en disant : « Vous croyez en Dieu ? Il ne
faut pas demander si on croit en Dieu, mais si Dieu croit en nous. » Cette
question me penche sur l’hypothèse que l’homme raconte cette histoire afin de
les faire comprendre qu’il ne faut jamais user de la violence. Ce sera donc,
en quelque sorte, une leçon de morale. Ce qui renforce cette hypothèse est la mise en scène: Le petit monsieur se trouve
pendant son monologue entre les deux rivaux du moment, Vinz et Hubert. Il
sera la troisième partie, qui entre en scène dans un moment de désaccord et
de désespoir de la part de Hubert. La sortie du monsieur, dont le nom est
inconnu, est marqué par un « au revoir» adressé aux deux copains. Ceci semble vouloir dire « retenez bien ce que je vous ai
raconté.» En outre, il faut remarquer que Vinz et le monsieur sont juifs tous les deux et que
cette leçon morale ne peut que toucher le premier.
Explications/ interprétations et critique
personnelle du film dans sa totalité
Explication 1 : «La
Haine» montre la réalité morne de trois jeunes hommes : ce sont un Juif,
un Arabe et un Noir, qui habitent dans une banlieue de Paris. La banlieue est
occupée par des habitants de toutes ethnies qui sont séparées du
reste de la société parisienne. Pendant vingt-quatre heures, on assiste aux
vies de trois amis qui s’appellent Hubert, le noir, Saïd, l’arabe, et Vinz, le
juif. Dès le début, on apprend qu’il y a eu une émeute la nuit précédente. Durant ces combats de rue, un de leur amis, Abdel, est tombé dans le coma et pendant l'émeute, un des policiers a perdu son revolver que Vinz empoche juste après. Il
annonce qu’il tuera un policier si leur copain meurt. Dès le commencement du
film, on reconnaît l’importance de la violence : celle-ci est une partie intégrante de la vie dans la banlieue et le sujet omniscient de ce film. Mais quand les trois hommes vont à Paris, ils ne retrouvent ni de violence, ni de pauvreté. Abstraction faite de trois scènes (Vinz la scène devant le club, où
il assiste à un meurtre, la scène avec le skin et la mort finale de Vinz), la violence
ne les choque pas, ils ont l’habitude de la voir.
Explication 2 : La
banlieue est pour les habitants de Paris (ou voire du reste de la France), un
objet de consommation, la vie dans les banlieues est un spectacle exhibitionniste pour la société. Kassovitz illustre cette idée aussi dans une scène
avec une journaliste et un caméraman qui essayent de parler avec les trois
amis : La journaliste et le caméraman ne sortent pas de la voiture. Ainsi,
on a l’impression que les gens de la ville considèrent la banlieue comme un zoo.
Interprétation :
En se concentrant sur la banlieue, le film met en scène un espace, qui est
normalement ignoré dans l’image propre de la « Grande Nation ». Avec celle-ci on associe plutôt des images de
beaux monuments, de l’art et de l’amour. Au contraire : Les bâtiments de
la banlieue sont très hauts, la vie dans ces appartements est claustrophobique et les gens, de
toutes ethnics, vivent comme dans une prison. Vinz partage une chambre avec
sa sœur, et la salle à manger est trop petite pour sa famille. On reconnaît des
parallèles avec Hubert, dont la cuisine est toute petite. Ce cadre suggère
l’extrême pauvreté des habitants. Ce niveau de pauvreté existe à Paris certainement aussi, mais le films nous présente que des rues propres et un appartement luxueux. La
tristesse de la banlieue est accentuée par le montage: le film est
en noir et blanc, cela crée non seulement l’effet d’un documentaire, mais aussi
de la tristesse. En outre, le style souligne le racisme avec l’image tranchante
entre noir et blanc.
Critique
personnelle : Il faut faire attention à ne pas considérer le film comme image
réel de la vie dans les banlieues de Paris. Pourquoi ?
Un des grands problème est qu’au lieu de présenter
une analyse sociale qui nous propose des solutions, Kassovitz ne suscite que
l’empathie du public. En outre, je crois que les problèmes sociaux et
politiques entourant l’immigration en France, sont plus complexes. La Haine ne
montre que les jeunes, livrés aux policiers malfaisants. Malheureusement,
Kassovitz pénètre à peine la surface du problème réel. Cependant il faut dire que les banlieues n’avaient pas leur pace dans dans l'identité française ou le cinéma
français avant cette production.
Récompenses : Prix du meilleur film
étranger au festival de Taormina (1966), Plaque d’or aux David di Donatello
(1967), Meilleur film étranger au Golden Screen (1977)
Réception publique et critique : La Grande Vadrouille fut – dès l'annonce de sa sortie – grandement attendu. Une nouvelle fois, Gérard Oury mettait en scène Louis de
Funès et Bourvil, un duo qui avait génialement réussi dans le film Le Corniaud. Les attentes étaient alors
très hautes. Le film sortit en salles le 1er décembre 1966 et
les premières semaines d’exploitation furent un succès absolu. Même la
critique se trouva être unanime, à l’étranger également. Le tandem comique
attira, avec son film, plus de 17 millions de spectateurs ; à l’époque,
cela fut un record, du jamais vu.
Le record tint jusqu’à la sortie en salles de Titanic, une trentaine d’années plus tard.
Choix
de deux séquences
Première séquence
C’est la scène qui montre comment Augustin
Bouvet est entraîné malgré lui dans une affaire qui va le mettre en danger – il
sera chassé par les Nazis. J’ai choisi cette scène,
parce qu’elle se trouve tout au début de l’intrigue du film et parce qu’elle entre dans un rapport dialectique fort avec la déclaration d'amour de la deuxième scène que j'ai choisie.
Deuxième séquence
La deuxième scène choisie montre l'intimité en temps de guerre : ce moment de la vie privée d’Augustin Bouvet où il avoue son amour à son aimée. Malgré les ennuis qu’il a en fuyant les Nazis,
il est capable de voir le côté fascinant de la vie et de vivre de beaux moments. J’ai choisi
cette séquence, parce qu’elle montre fort bien que derrière la façade de l’homme,
d'une victime de la guerre, se passe une vie privée, qui montre un être humain tout à
fait normal.
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
Nous voyons un défilé de Nazis prêts à
accueillir un supérieur. Juste au-dessus, l’aviateur anglais Peter Cunningham a
atterri sur la cage d’ascenseur d’Augustin Bouvet (à savoir André Bourvil) qui
était en train de peindre la façade d’un bâtiment. Ce premier commence à
remonter la cage d’un seul côté, ce qui a comme conséquence qu’un seau de
peinture chute et tombe exactement devant les pieds du dit supérieur
Nazi. Celui-ci interprète cet acte comme du sabotage et ordonne de capturer Bouvet
et Cunningham qui prennent alors la fuite. Or, avant de s’enfuir, Bouvet répond
à Peter qui le somme de sauver sa peau : « Oh non, pas de question,
hein ! » Le coup de théâtre
de cette scène a lieu quand Peter est blessé par une balle de fusil et demande de
l’aide : c’est à ce moment-là que Bouvet décide de l’aider et de lui
sauver la vie. Le jeu du chat et de la souris commence.
Nous changeons alors de lieu et nous retrouvons ces deux fugitifs sur les toits, essayant de trouver un chemin de
fuite.
Cette scène
est très importante parce que c’est là que l’on voit comment la vie d’un simple
Français qui n’est ni « collabo[rateur] horrible, ni beau résistant chevaleresque », mais un homme qui
essaie de gagner sa vie sous le régime nazi, peut basculer très rapidement dans
le tragique : on veut l'arrêter à cause d’un aviateur anglais. Néanmoins, une
sorte de solidarité commence à se manifester entre Augustin et Peter ;
c’est cette solidarité, résultant de la scène en gestion, qui produira la suite de
l’action et entame le tricotage du fil conducteur de notre fil.
Or, il
faut regarder le ‘coup de théâtre’ de plus près. D’abord, Bourvil semble vouloir
se livrer aux Nazis, avec l’idée qu’il n’a rien à craindre. Cependant, il
constate qu’on ne lui fera pas grâce, ce qui le mène à s’enfuir. Cela nous rappelle,
en quelques courts moments, la cruauté des Nazis envers toute personne qui
semblait leur nuire. C’est donc une scène qui – à de faire rire – comporte
des vérités sur le régime Nazi en France.
De
surcroît, cette séquence résume, en quelque sorte, toute l’action du film. Elle
marque le début d’une chasse que j’ai décrite comme je du chat et de la souris, une
sorte de Tom et Jerry (comme le dit Gérard Oury dans une interview) qu'on
retrouvera plus loin. Si l’on regarde la comédie plusieurs fois, on
voit que cette scène anticipe la totalité du film : la petite
souris, représentée par de simples hommes, donc Cunningham et Bouvet, échappe
toujours au grand chat, représenté par le pouvoir nazi.
Deuxième séquence
Le premier plan de séquence montre Augustin
Bouvet (Bourvil) et Stanislas Lefort (de Funès) couchés dans le même lit. Il faut savoir que Lefort s'élève énérgiquement contre cette situation, parce qu’il a toujours l’impression
d’être supérieur à Bouvet et qu’il fallait respecter son souhait de ne pas
partager son lit avec un simple peintre. Mais comme c’est la guerre, il doit accepter cet état de fait qui l'humilie. Bouvet commence à parler de mariage et est convaincu qu’après
la guerre, il épousera Juliette (fille de la patronne). Comme il a fait sa
connaissance en fuyant les Nazis, il dit même que « la guerre a du
bon ».
Après un instant, Lefort se lève pour aller
manger ; il ne voit aucun danger à se promener dans l’hôtel plein de
Nazis, car la patronne l’a fait passer pour son mari afin de le sauver. Bouvet,
amoureux de Juliette qui l’a fait, de même, passer pour son mari (deux fois
déjà), décide d’aller lui rendre une petite visite pour lui avouer son amour.
Il y va en faisant semblant d’être somnambule. Après être rentré dans la
chambre de Juliette, il raconte comment il a, pendant la guerre,
« rencontré une blonde » qui l’a fait passer pour son mari afin de
lui sauver sa vie. Pour authentifier son état, il lui raconte que la guerre est déjà
finie et qu’il faut fêter cela tout en l’embrassant. Or, Juliette s’en rend
compte et le renvoie au lit.
Cette
scène est importante et particulièrement intéressante, car elle montre bien que
la vie privée d’un fugitif n’est pas forcément privée de bonheur et surtout
d’espoir. Ce bonheur et cet espoir sont incarnés, à ce moment, par Bouvet. Il
s’agit, comme nous verrons, de deux espoirs : Bouvet souhaite premièrement
avoir accès au cœur de Juliette et, par conséquent, l’épouser; deuxièmement,
en dépit du fait que cela soit un peu caché, il a le vœu que la guerre
soit terminée (malgré le comique et l’ambiance romantique de la scène, il ne
faut pas oublier sa situation : il est recherché par les Nazis). Il semble que
cette scène est représentative à un grand nombre de destins – semblables à
celui de Bouvet – de soldats ou d’autres fugitifs qui font la connaissance de femmes,
qu’ils doivent par la suite laisser tomber, vu que leur situation ne leur
permet pas de rester dans la France de Vichy.
La scène
montre que, disons-le dans les paroles de Bouvet, « la guerre a du
bon », faisant allusion au fait qu’elle peut réunir assez de hasard les cœurs de personnes qui s'aident les unes les autres, tandis que la première scène montre le
contraire : l’absurdité de la guerre et la cruauté des Nazis.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Explication du film I
La
Grande Vadrouille montre très bien que deux personnes,
que tout oppose, dont une se prend pour un personnage meilleur que l’autre, qui
ne s’aiment pas vraiment, sont, à partir du moment où ils sont accusés de
collaborateurs avec les Anglais et, par conséquence, pourchassés par les Nazis, mises
à niveau égal et dépendent soudainement l’une de l’autre. La guerre fait d’elles
des Français qui partagent un même destin : ils sont des fugitifs malgré
eux, et presque forcés d’être des résistants, bien qu’ils n’eussent ni la
volonté ni les moyens d’en être. Il se manifeste à plusieurs reprises que dans
leur nature, Bouvet et Lefort ne s’aiment pas vraiment et que Lefort se donne
toujours plus de valeur qu’à son compagnon. Mais cette répulsion de l’autre est
plusieurs fois mise à l’épreuve quand, soudainement, la solidarité entre eux (due à
leur situation partagée) dépasse l'aversion entre eux : alors ils se
sauvent la vie.
Ce film montre un impact très
fort de la guerre au niveau microsocial : la société est totalement bouleversée
et la place d’une personne plongée au coeur de la guerre ne dépend plus du niveau
intellectuel ou du nombre des diplômes, mais du fait que l’on collabore avec les
Nazis ou que l'on compte parmi les résistants.
Recherche sur le film II
(source : Documentation « Il était
une fois… Louis de Funès », publiée en janvier 2013 sur la chaine TMC)
Le film connut un tel succès probablement, par ce qu'il mêle des ingrédients qu'il exploite à son complet
avantage. Tout d’abord, il faut savoir que le duo de comédiens, composé de Louis de
Funès et de Bourvil avait déjà réalisé ensemble Le Corniaud, un film dont l'intrigue se réalise en Italie et en France et qui avait
connu, à l’époque, un succès phénoménal et, qui plus est, avait pu compter sur un
budget qui dépassait grandement les sommes habituelles. Il fut manifesté que les
deux personnalités qui se cachaient derrière de Funès et Bourvil jouaient
parfaitement ensemble pour produire d’excellentes comédies. Malgré qu’il s’agît
de deux caractères très forts et exigeants, ni l’un ni l’autre recula
devant l’autre, leur forte amitié leur permit de jouer de très fortes scènes
qui menèrent à un film couronné de succès. Quand on annonça l'intention de réunir de Funès
et Bourvil dans un autre film du réalisateur Gérard Oury, qui savait qu’il
« tenait de l’or entre [ses] mains », le public avait attendu un film au niveau ou supérieur même au Corniaud. Par conséquent, les
salles étaient pleines pendant les premières semaines d’exploitation.
À ce moment se mit en marche le deuxième
« moteur » de La Grande
Vadrouille : son sujet. Le film raconte l’histoire, selon Oury
réaliste, une histoire donc qui aurait pu se passer vraiment, de deux Français
qui étaient tirés malgré eux dans une affaire qui est trop grande pour eux ;
soudainement, ils se trouvent en position de petits résistants, fuyant devant les
Nazis, accusés de collaboration avec des aviateurs anglais. Pendant
leur fuite, ils sont capturés plusieurs fois, mais par des actions de l'aviation anglaise, ils se libèrent à chaque fois. Il s’agit donc d’un film
véridique en un sens, mais en un autre sens d’un dessin animé, dû au fait que
nous nous rappelons Tom et Jerry quand nous voyons les petites souris s’échapper de scène en scène. La légèreté avec laquelle la Deuxième Fuerre mondiale est traitée (compte rendu qu’à l’époque de la sortie du film on ne se trouvait pas si loin de la
fin de la guerre) semble être une composante très importante de son succès ;
hormis quelques moments de suspense, le spectateur est amusé, sans interruption pendant
plus de deux heures.
Nom du
réalisateur : Jean-Luc
Godard Production: George de Beauregard
Année de
sortie : 1965
Scénariste(s) :
Jean-Luc Godard
Adaptation :
d’après le roman Obsession de Lionel
White
Récompenses : Sutherland Trophy pour Jean-Luc Godard (British Film
Institute Awards 1965), Prix de la critique et présence en compétition pour le Lion d’or
à la Mostra de Venise en 1965
Réception
publique et critique: Louis Chauvet juge que les films de Godard sont tous les
mêmes et qu’il n’y a que le titre qui change. Il considère le film comme
« imprégné d’un surréalisme de pacotille ».
Choix de
deux séquences
Première séquence
La première séquence se situe au début du film. Elle est intéressante, car
le personnage principal décide de quitter sa famille pour vivre une aventure
avec une jeune femme. La première séquence contraste fortement avec la deuxième,
c’est pour cette raison que mon choix est tombé sur ces deux séquences.
Deuxième séquence
La deuxième séquence se situe à la fin du film. Le personnage principal
ne voit plus de sens dans sa vie et se suicide. Cela est l’aspect intéressant
de la deuxième séquence. C’est par conséquent la fin de son aventure et en même
temps la fin du film.
Résumé et
importance des séquences
Première séquence
Ferdinand, le personnage principal, s’est marié avec une femme italienne
riche avec qui il a des enfants, cependant il n’est pas content de sa vie. En
plus, il vient de perdre son travail à la télévision. Un soir, Ferdinand sort
avec sa femme pendant qu’une jeune femme garde leurs enfants. La soirée ne satisfait pas du tout Ferdinand. Il s’ennuie et ne supporte plus la
manière soutenue dont parlent les autres. Il se lève, prend du gâteau, le jette
dans le visage de sa femme et rentre. Arrivé à la maison, il voit la jeune
femme Marianne, une vieille amie et la raccompagne. En voiture, ils discutent
de leur vie insatisfaisante et Ferdinand se décide à sauter sur l’occasion et
s’en va avec Marianne.
La scène est
très importante pour le reste du film, vu que c’est à ce moment-là que
Ferdinand, le personnage principal, se décide à s’en aller avec sa vieille amie
Marianne. Il quitte sa famille pour une aventure avec elle. C’est donc la
sortie de la vie ennuyeuse et insatisfaisante de tous les jours et l’évasion hors de
la société pour vivre des rêves. Les deux rejettent la société de consommation
et veulent se libérer de toutes les contraintes sociales.
Deuxième séquence
Cette séquence marque la fin de l’aventure de Ferdinand et de Marianne
et est, en même temps, la fin du film. Marianne a réussi à convaincre Ferdinand
d’entreprendre de nouveau une action dangereuse qui consiste à tuer deux hommes
et à leur voler leur argent. Mais quand sa mission est accomplie, Marianne et son
amant échappent à Ferdinand s’en allant en bateau. Ce dernier les suit sur
l’île où ils se sont enfuis. Quand il les voit, il leur tire dessus. L’amant meurt
tout de suite. En revanche, Marianne ne meurt pas toute de suite, elle saigne
et Ferdinand l’amène dans la maison de l’île où elle meurt. Vu que Ferdinand ne
peut plus vivre sous ces conditions, il décide de se suicider. Il peint son
visage en bleu, prend de la dynamite et va sur un rocher où il met la dynamite
autour de sa tête et allume la mèche. Mais juste après, il regrette sa décision
et aimerait l’éteindre. Or il ne voit rien à cause de la dynamite qui entoure
sa tête. C’est trop tard. Une explosion et un grand nuage de fumée suivent.
Ferdinand meurt. Juste avant la fin on entend parler les voix de Marianne et
Ferdinand qui se sont retrouvés pour l'éternité.
L’aventure
de Ferdinand, pour laquelle il a tout abandonné, se termine dans cette séquence.
Il voulait commencer une nouvelle vie avec Marianne. Mais elle l’a quitté pour
son nouvel amant. Étant donné qu’il ne peut plus avoir Marianne, personne n’a
le droit de l’avoir. C’est la raison pour laquelle il tire sur le couple. Du
fait qu’il a tout perdu (Marianne avec qui était son dernier espoir), il ne
voit plus de raison pour laquelle il devrait rester encore en vie. Il veut se
suicider pour y échapper. Vu qu’il regrette sa décision au dernier moment, il
n’était alors pas encore tout à fait prêt à abandonner sa vie. Pourtant, il n’a
plus le choix, c’est trop tard. C’est la fin tragique d’un personnage qui voulait
vivre ses rêves.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
On considère le film parfois comme un exemple pour le postmodernisme. Le
thème principal est l’éternité de l’amour et de la mort. Il s’agit d’un film
coloré et poétique. Premièrement, coloré parce que les couleurs bleu et rouge y
sont fréquemment associées. Parfois, il y a même le blanc avec les deux couleurs
déjà mentionnés, c’est-à-dire que les trois couleurs du drapeau français y sont
présentées. Les associations des couleurs sont souvent importantes. Deuxièmement,
poétique pour celle raison que des pages de poésie en prose et d’autres
calligrammes apparaissent de temps en temps. Ferdinand cite par exemple Proust comme
aussi d’autres auteurs.
Le rejet de la société de la part des deux protagonistes est parfois un peu
paradoxal, car ils utilisent eux-mêmes cette société de consommations qu’ils
refusent tant. Le film montre bien le besoin que ressent un être humain de
sortir de la vie de tous les jours pour vivre ses propres rêves et désirs à travers
une aventure.
Adaptation : d’après le roman Tristana de Benito Pérez Galdós (paru en
1892)
Récompenses : Nomination aux Oscars en 1971 comme
Meilleur film en langue étrangère
Réception publique et critique : Le film a été bien
reçu et a rendu célèbre le roman de Benito Pérez Galdós qui, jusqu’à ce
moment-là, avait obtenu peu d’attention publique. Le film a été décrit comme
fascinant, vu qu’il nous prend, qu’il nous possède et qu’on n’arrive pas à s’en
rassasier. Cependant, ce n’est pas un film qui nous laisse tranquille,on
le décrit comme un poème noir, mais beau.
Choix
de deux séquences
Première séquence
C’est la scène où Tristana devient l’amante de Lope. J’ai
choisi cette séquence parce qu’elle nous montre comme Lope convertit Tristana
en son amante et parce qu’elle présente fort contraste avec la dernière scène
du film qui est ma deuxième séquence.
Deuxième séquence
C’est la dernière scène du film. Tristana prend la
décision de se libérer de Lope et le laisse mourir, ce qui fera d’elle son
héritière. Elle pourra vivre ainsi seule et économiquement indépendante. J’ai
choisi cette séquence parce qu’elle nous montre l’acte de libération de Tristana
qui, enfin, prend sa vie en main.
Résumé
et importance des séquences
Première séquence
Lors d’une promenade, Lope (il est important de savoir que Tristana (jeune) est
orpheline et Lope (âgé) est un ami de la famille et l’a accueillie chez lui
après la mort de ses parents) s’ouvre à Tristana de ses inquiétudes et lui dit qu’il
a parfois le sentiment qu’il la dégoûte. Elle lui répond qu’au contraire, qu’il
ne la dégoûte pas du tout. Alors il lui
demande si elle l’aime peut être un peu. Quand elle lui répond que oui,
il la tire derrière un pilier en béton et la prie
de l’embrasser. Tristana lui donne un bisou sur la joue, ce qu’il n’accepte pas,
lui disant qu’il ne veut pas l’embrasser comme ça. Il la rapproche vers lui et
l’embrasse sur la bouche. Par la suite, Tristana rit nerveusement. Ensuite, nous
changeons de lieu et voyons Saturna (servante de Lope) mouler le café. Lope
l’appelle et lui dit d’aller voir son frère sur-le-champ à qui elle voulait
rendre visite. Quand Saturna est partie, il entre dans la chambre où Tristana
est en train de repasser des vêtements. Il lui demande si elle a terminé son
travail et elle lui répond que non, qu’elle a encore du travail à faire. Il lui
dit de laisser le repassage et la prend dans ses bras. Quand Tristana exprime
l’inquiétude que Saturna pourrait revenir, Lope lui répond qu’elle ne reviendra
pas avant le dîner et ajoute qu’il serait temps que Saturna commence à s’y habituer.
Il l’embrasse puis l’emmène à sa chambre. Nous voyons comme Tristana commence à
se déshabiller et puis Lope ferme la porte.
C’est
une séquence très importante parce que c’est ici que Tristana passe de l’état
de « fille » de Lope à celui d’amante. Lope prend en charge Tristana
qui n’a plus personne quand il l’accueille. Il prend le rôle d’un père et Tristana,
elle aussi, le considère comme un père au commencement, c’est pour cette raison
qu’elle lui donne un bisou sur la joue quand il demande qu’elle l’embrasse.
Elle sent de l’affection pour lui, mais seulement dans un sens familial. Le
rire nerveux de Tristana nous montre qu’elle ne se sent pas à l’aise dans cette
situation, nouvelle pour elle qui n’a pas encore perdu son
« honneur » et qui est donc encore innocente. Lope est un
homme qui sait séduire les femmes (il en a
beaucoup séduit pendant sa jeunesse) et qui opte pour la liberté, ce qui revient selon lui à ne pas se marier et à vivre
l’amour librement. D’un côté, il ne ressent pas le besoin de cacher leur
« relation » devant Saturna, au contraire de Tristana qui craint que
Saturna s’en rende compte. Mais d’un autre
côté, Lope essaie de cacher cela devant la collectivité parce qu’il la tire
derrière un pilier en béton pour l’embrasser. Cette séquence nous montre aussi le
moment où Lope commence à soumettre Tristana. Elle est officiellement libre,
mais il commence à la contrôler. Quand elle fait connaissance d’un homme de son
âge, il aimerait lui défendre de sortir avec lui, ce qu’il n’obtiendra pas. Mais
il exerce quand même assez de pouvoir psychologique sur elle.
Deuxième séquence
Tristana se réveille parce que Lope l’appelle pendant
la nuit. On voit Lope souffrir et haleter qui est malade. Quand Tristana arrive
dans sa chambre, elle lui demande ce qu’il a et s’il se sent mal. Il répond qu’il
pense que c’est une crise pire que les autres et que c’est insupportable. Il la
prie d’appeler le médecin. Elle lui demande s’il se sent vraiment si mal que ça
et Lope lui répète d’appeler le médecin. Elle sort donc de la chambre et s’assoie
devant le téléphone. Elle hésite puis elle décide de ne pas appeler le médecin,
elle fait donc semblant d’appeler le docteur Miquis et puis elle raccroche le téléphone avec force pour renforcer
l’impression qu’elle l’a vraiment appelé. Ensuite elle retourne dans la chambre
de Lope pour lui dire que le docteur viendra bientôt. Lope ne répond plus,
étant donné qu’il est trop faible, mais on l’entend respirer doucement.
Tristana va ouvrir la fenêtre pour qu’elle soit grand ouverte. Plus tard, on la
voit revenir pour fermer la fenêtre. À cela, suit une sorte de flashback fait de séquences courtes qui
consistent en un choix de scènes qui remontent jusqu’au début du film :
Tristana qui secoue Lope, Tristana qui fait semblant de téléphoner au docteur
Miquis, Tristana qui se réveille parce qu’elle a eu un cauchemar où elle a vu
la tête de Lope pendre à la cloche de l’église, Tristana et Lope après leur
mariage, Tristana et Saturna qui se promènent pour visiter Saturno, le fils de cette
dernière, ce qui est la première scène du film. Et puis la fin s’affiche.
Cette
scène est très importante parce qu’elle montre la « libération » de
Tristana. Le moment où elle décide de ne pas appeler le docteur Miquis et
laisse ainsi mourir Lope qui est tombé malade signifie sa « libération ».
Comme déjà expliqué à propos de la première séquence, Tristana est
officiellement libre, mais Lope la contrôle quand même. Leur mariage signifie
pour Tristana qu’elle est liée à lui. Par contre, sa mort lui permet de se « libérer »,
de prendre enfin sa vie en main et de recommencer. Le mariage pour Tristana
pouvait être considéré comme une chance parce qu’elle a ainsi la possibilité unique
d’hériter de lui. Cela va lui permettre d’être indépendante économiquement, car
elle n’aura plus de soucis financiers étant veuve ce qui n’était pas le cas
avant lemariage avec Lope.
Explications/
interprétations/ recherches du film dans sa totalité
Explication I
Le film nous montre le sort de la femme à l’époque où le
livre Tristana, servant de base au
film, a été écrit. Puisque Tristana est une femme, ce n’est pas facile de
trouver un travail, elle ne peut, par conséquent, pas être économiquement indépendante.
Elle est d’abord dépendante de l’argent de ses parents, et quand ceux-ci
meurent, elle devient dépendante de l’argent de Lope. Comme ses parents ne lui
ont pas laisséde grand héritage, il lui est impossible de vivre
seule, vu qu’elle ne peut pas aller travailler pour les deux raisons suivantes :
premièrement, cela était mal vu à l’époque, car une femme devait rester à la
maison et s’occuper des travaux ménagers et, deuxièmement, elle n’a pas reçu d’éducation
suffisante pour exercer une profession. Elle va donc toujours dépendre de
quelqu’un, cela change cependant quand elle a la possibilité d’hériter de Lope.
Explication II
À un certain moment, Tristana fait connaissance d’un
jeune peintre nommé Horacio dont elle tombe amoureuse. Les deux ont une
relation ensemble, d’abord secrète, vu que Saturna avait dit à Horacio que
Tristana était mariée à Lope. Un jour Tristana lui avoue qu’elle est seulement
son amante et non pas son épouse. Elle continue à lui dire que c’est par Lope
qu’elle a perdu son innocence, ce qui à l’époque voulait dire perdre la
virginité. Horacio se fâche, ne veut plus lui parler et lui dit de s’en aller.
Quand elle a déjà ouvert la porte, il la retient et l’embrasse. Horacio est un
homme assez libéral pour cette époque, puisque la société considérait que la
femme devait préserver sa virginité jusqu’au mariage. Mais quand même, il nous
révèle avec sa réaction qu’il a de la peine avec cela. Ceci nous montre qu’il y
a une grande différence entre l’époque à laquelle cette histoire a été écrite et
la nôtre (nous nous référons ici à la société d’Europe Occidentale).
Aujourd’hui une femme ne doit plus se marier étant vierge, elle peut avoir
plusieurs relations sexuelles avant le mariage et elle peut travailler.