Times New Roman 12pt
interligne de 1.5, texte justifié (= Blocksatz), sans „effets spéciaux“, attention!pour la transcription, n’utilisez pas Times New Roman, mais plutôt
Consolas !
-----8<------8<---------8<-------8<---------
Interview avec
[nom du personnage] : par Prénom N[om]
[parler brièvement du
setting/ dispositif de l’interview : qui est l’intervieweur, qui est
l’interviewé_e ? quand cet interview a-t-il eu lieu ? où ?
pourquoi ? quel en est la thématique? quel en est l'enjeu? sur quoi porte
l’interview ? ; dégager une problématique, des points de débats etc.]
[dire pourquoi vous avez
choisi cette interview; attention: écrire en caractères italiques]
[coller la vidéo uploadée]
Typologie
[s’agit-il d’une interview
dont le but est d’être (a) narratif (qn raconte son histoire en répondant à des
questions), (b) argumentatif (qn doit défendre son point de vue) (c) injonctif
(qn demande des conseils à une autre personne) (d)etc.]
Transcription
[présenter la transcription
d’environ 4 à 5 minutes de l’interview. Si vous avez choisi une séquence d’une
interview plus longue, dites pourquoi vous l’avez choisie]
Analyses
[présenter deux analyses,
ou grammaticales ou linguistiques]
Analyse I
[…]
Analyse II
[…]
Explications, recherches,
interprétations
[présenter deux
explication/ recherches/ interprétations]
Explication/… I
[…]
Explication/… II
[…]
(Et finalement pour ceux qui
s'y intéressent: les conventions de transcription. Tiré de: Anne-Sylvie
Horlacher, 29 novembre 212)
/ \
intonation montante et
descendante
[
début du chevauchement
. .. …
pause (non mesurée)
courte (>0.3), moyenne
(>0.6), longue (> 1 sec.)
(1.5)
pause (mesurée) en secondes
et dixièmes de seconde
xxx
segment inaudible
( )
transcription incertaine
((rire))
commentaires du
transcripteur
< >
début et fin du segment
auquel s’appliquent les commentaires
Il s’agit d’une interview
de la chronique 120 secondes de la
Radio Couleur 3. Vincent Veillon et Vincent Kucholl constituent des interviews avec
des personnalités fictives qui traitent sur des sujets d’actualité. L’émission
est diffusée chaque matin à partir de 750 du matin. Le titre de
l’interview que j’ai choisie est : Les abattoirs suisses manquent d’hygiène selon les
Chinois. Une délégation chinoise a mené une inspection dans plusieurs abattoirs
suisses pour déterminer si la Suisse était autorisée à exporter certains
produits carnés en Chine. Le résultat de l’inspection est négatif lorsque les
conditions d’hygiène ont été jugées insuffisantes. L’interviewé est un bouger
qui n’est pas de même avis que la délégation chinoise en ce qui concerne le
jugement sur l’hygiène dans les abattoirs suisses.
J’ai choisi une interview de l’émission 120 secondes
parce que la manière dont les deux personnages constituent les interviews est
très amusante. Ils traitent des sujets d’actualité, qui sont d’ailleurs très
intéressants, avec de l’ironie et y jettent un regard critique.
Typologie
L'interview traite d’une manière
humoristique un sujet d’actualité. L’interviewé raconte d'une inspection menée
par des chinois dans les boucheries suisses. Il argumente contre l’accusation
des chinois que les conditions d’hygiène étaient insuffisantes et défend son
point de vue positif sur les boucheries suisses.
Transcription
A: l'interviewer B: le boucher
Analyses
Analyse I
Le bouchervient de raconter qu’il avait déjà tué un
chat. Ensuite (ligne 25), l’interviewer lui demande : « comment vous
avez pu faire ça ? ». Il s’attendait à une réponse d’un point de vue moral,
mais le boucher interprète la question autrement. Ce dernier répond en
décrivant l’action qu’il a exécutée pour tuer le chat : « Oh bah
c’est pas très compliqué : vous prenez le ptit chat : vous l’mettez
sur la planche à découper. vous lui fait dégeler pour l’rassurer. une fois
qu’il ronronne.. CLAQUE… et hoppe la tête est loin. » Les deux n’étaient
donc pas sur le même niveau linguistique en ce qui concerne cette question.
Analyse II
Pendant que l’interviewer
parle le français standard et fait de beaux phrases, l’interviewé se répète,
hésite, ne respecte pas la syntaxe ou laisse tomber des lettres. Ce sont des
phénomènes typiquement oraux. Il laisse par exemple tomber le « e »
de petit ce qui donne « ptit » (ligne 26), fait une liaison entre « que »
et « les » : « q’les » (ligne 74) et répète trois fois
« c’est » avant de continuer sa phrase (ligne 78).
Explications, recherches,
interprétations
Au
moment où l’interviewer veut prononcer le mot « hygiène », il voit
que le boucher met son doigt dans la bouche et qu’il se gratte aux dents. C’est
la raison pour laquelle l’interviewer hésite à prononcer le mot « hygiène »
(ligne 85). Une autre fois, le boucher se gratte même dans le nez ou lèche le
couteau. Mais ces trois exemples ne sont pas les seuls points qui sont
controverse face au débat autour de l’hygiène. C’est déjà l’apparence physique
du boucher, couvert du sang et portant un immense couteau ensanglanté, qui
donne naissance aux suppositions que l’hygiène dans les abattoirs suisses ne
correspond pas à celle qu’elle devrait.
Synthèse L’interview Des calendriers scolaires et militaires harmonisés ?(publié sur youtube le 27.08.2013) fait partie d’une émission de la Radio Télévision Suisse (RTS) intitulée 120 secondes. L’interviewé est donc un
acteur qui joue le rôle du personnage lieutenant-colonel Karl-Heinz Inäbnit de l’armée Suisse et l’intervieweur
Vincent Veillon. Inäbnit est le suppléant du commandant de la place d'armes de Bure et,
dans cette interview, il parle de l’harmonisation des calendriers scolaires et
militaires. On y discute alors la problématique qu’ont les hommes d’entrer au
militaire après avoir passé leurs examens de maturité. Le temps entre les
examens et la rentrée à l’université est plus courte que la durée de l’école de
recrus. C’est pour cela que le lieutenant-colonel veut que les écoles et les
universités adaptent leurs horaires afin d’assurer que les hommes puissent
effectuer leur service militaire.
J’ai choisi
cette interview parce qu’elle parle d’une discussion qui est toujours
importante et déclenche beaucoup de débats sur la durée et l’organisation du
lycée, ainsi que de l’armée suisse. En plus, c’est une émission comique qui est
donc très drôle à écouter et analyser.
Typologie
L’interview présentée est argumentative, car le lieutenant-colonel argumente pour le changement des
horaires scolaires afin d’améliorer la rentrée militaire. Mais le cadre de l'émission 120 secondes le rend également satirique.
En français standard on dirait plutôt « c’est cette semaine que les
étudiants peuvent potentiellement rater »
Le locuteur ne semble pas être sur concernant la place de l’adverbe
« potentiellement » ou bien il se rend compte qu’il ne peut pas
vraiment enchaîner la phrase de la manière dont il l’a commencée et c’est
pourquoi il fait de nouveau référence aux recrus par le pronom
« ils ».
Analyse II
l.23 et l.29
L’interviewé n’arrive pas à bien prononcer le mot « juillet » ce
qui pourrait être lié à l’écriture du mot qui ne se prononce pas de la manière
dont un locuteur allemand le prononcerait dans sa langue maternelle. Il y a encore d'autres problèmes de prononciation. Dans plusieurs des interviews avec ce personnage, il n'arrive pas à prononcer « pratique », mais le dit toujours en Allemand (« praktisch »).
Explications, recherches, interprétations
L’interviewé n’a pas tout le vocabulaire français qu’il lui faut pour
répondre de manière complète aux questions posées par l’intervieweur. Par
contre l’intervieweur réussit quand-même à le comprendre et lui suggère dès
fois (mais pourtant pas toujours) les termes corrects en français.
l.16 :
« rs eisezwanzg und rs zweiezwanzg »
Ici on ne sait pas si l’intervieweur a comprit, car il ne réagit pas sur
cet énoncé, mais il est pourtant intéressant de voir que plus tard (notamment
dans les lignes 23, 29, 32, 33 et 73) l’interviewée réussit à dire correctement
les chiffres. Bien sûr il faut aussi voir que dans ces cas-là, ils sont dans un autre contexte, car
il s’agit de dates et dans l’exemple de la ligne 16 ce sont les noms des
groupes militaires. Il est donc possible que le locuteur comprend ces tournures
en tant que nom propre et non pas comme énoncé qu'on pourrait (ou même devrait) traduire.
C’est une émission de 120
secondes qui est une émission chronique radio humoristique et qui est tournée
au studio de la Radio télévision suisse (RTS). Elle est constituée d’interviews
avec des personnes fictives sur des sujets de l’actualité. L’émission en
question : « La situation au FC Sion » a été réalisée le premier
mars 2013. L’interviewer est Vincent Veillon et les interviewés sont deux hommes
qui jouent le rôle de deux footballeurs de la première équipe du FC Sion,
Patrick Lamon et Sylvain Roduit. La thématique de l’interview est la situation
au sein de leur club après l’évincement de l’entraîneur Victor Muñoz par
Christian Constantin.
Premièrement, j’ai choisi une émission de 120 secondes,
parce qu’elles me plaisent et elles sont très comiques. Deuxièmement, j’ai
choisi l’émission en question, après en avoir regardé quelques-unes sur youtube,
parce qu’elle me paraissait assez marrante, surtout pour la manière dont les
deux footballeurs parlent.
Typologie
120 secondes est émission dont le
but est d’être satirique. Il s’agit de reprendre un sujet de l’actualité et de
le traiter d’une manière ironique pour se moquer d’une personne, d’un thème de
discussion, d’un sujet en général, etc. Pour cette émission en question il s’agit
de se moquer de la situation (qui n’est plus actuelle pour nous, car elle a eu
lieu en mars) du FC Sion.
Transcription
A = Annonciatrice
I = Interviewer
(Vincent Veillon)
P = Patrick
Lamon
S = Sylvain Roduit
A : 120
secondes, l’invité d’la rédaction trois
I : après la
défaite concédée par son équipe à Thun dimanche dernier Christian Constantin a
décidé de mettre l’entraîneur du FC Sion Victor Muñoz sous la douche et
ses joueurs devant leur responsabilité en les privant de coach. C’est l’capitaine
le récent transfuge Gennaro Gattuso qui a été propulsé chef de groupe, mais
sans statut officiel. On va parler de l’état d’esprit qui règne au sein du club
avec vous ce matin Patrick Lamon et Sylvain Roduit. Bonjour
P : bonjour
S : bonjour
I : vous évoluez
dans la première équipe du FC Sion, alors on va peut-être commencer par un bref
retour en arrière. Racontez-nous s’qui c’est passé dimanche dernier à Thun.
P : ben, Chrstian
est débarqué dans les vestiaires pour nous engueuler comme il fait à chaque
match
S : oui, je
trouve que là il était vraiment en [colère
P : [ouais],
alors il a enlevé son manteau en cuir
S : il a déchiré
sa chmise
P : il s’est mis
à taper sur ses pectoraux en hurlant
S : comme King
Kong
P : d’ailleurs
depuis on l’appelle tous King Kongs
S : ensuite on a
tous pris une [douche
P : [ouais]
I : une
douche ? à la mi-temps ?
P : ben ouais,
on avait tous chié au foc, alors on a dû prendre une douche et pis changer de
short
S : et pendant
qu’on était sous la douche, Christian il a changé d’chmise
P : ouais
S : et puis il a
ouenché Muñoz
I : il a
ouenché ?
P : ouencher,
vous savez c’est quand vous tirez l’slip comme ça par derrière par surprise
S : c’est de l’humiliation
[suprême
P : [ouais], dans
le langage verbal à Christian ça veut dire dégage
S : nous quand
on est sorti d’la douche, on a vu Muñoz avec son élastique du slip droit en-là sur
les épaules et pis forcémang
P : on s’est
dit, maintenant il va falloir qu’on s’démerde
I : sur les
faits que Christian Constatin vous aurait répété le lendemain de retour à
Martiny, je cite démerdez-vous ehh ça signifie quoi concrètement pour un footballeur
de se démerder
P : ben, à
l’entraînement on arrive sur le terrain, pis là il y a un qui dit : bon
les gars on fait quoi ?
S : ouais, ben
là il ya ya Gattuso qui dit un truc en calabrais qu’personne comprend
P : alors il
y’en a un autre qui dit ben on pourrait jouer au foot
S : ben alors on
joue au [foot
P : [ouais], on
s’démerde quoi
I : et pour la
composition d’l’équipe, la stratégie et tous les autres taches que que l’entraîneur
est censé à assumer, euh, comment ça s’passe ?
S : ben, on s
démerde
P : pour la
composition d l’équipe, on fait ça zig zag zoug
I : mhh
S : pour la stratégie
c’est simple, euh, le but c’est d’éviter que Christian gueule trop fort
P : ouais parce
que c’est quand même nous qui nettoyons nos shorts
I : mhh
S : et pour le
reste, ben [on s démerde
P : [on s
démerde
I : ça a assez
bien fonctionné pour le match de mercredi soir puisque Sion a emporté contre
Lausanne 2 à 0
P : ouais, la
stratégie a bien fonctionné ce soir-là
S : Christian il
a pas trop gueulé, il nous a même collé une ptite bi sur le front à tous après
l’match
P : ouais, comme
ce ci (fait un bisou sur le front de S) bon gamin, bon gamin
S : merci
Christian
P : merci à toi
I : comment vous
voyez la suite d’la saison ?
P : ben on va
complètement merder la fin du championnat
S : sans entraîneur
vous imaginez ?
P : ouais et pis
on va emporter la coupe de suisse
S : pour faire
plaisir à Christian
I : mais comment
vous pouvez être si défaitiste pour le championnat et et aussi optimiste pour
la coupe ?
P : ben le
championnat c’est du sérieux
S : alors qu’la
coupe il y en a que le FC Sion qui en a quelque chose à battre
P : les autres
équipes elles ont compris que c’est le jeu du folklore
S : vous avez vu
le match mercredi soir à la Pontaise
P : un stade
vide et puis un Lausanne sport complètement démotivé
S : c’est sûr la
coupe de suisse ça fait plus bander personne
P : ouais à part
à part quelques journalistes
S : et Christian
P : lui il fait
la collecte
I : très bien
Patrick Lamon et Sylvain Roduit, j’rappelle que vous appartenez à la première
équipe du FC Sion et j’vous remercie d’être venu nous faire part de l’ambiance
qui règne au sein de votre club. Bonne journée et bonne suite de saison
P : [merci]
S : [merci]
A : 120 secondes
avec les magasins de chaussure Pompe It Up et Pompes Funèbres
Analyses
Analyse I
Les interviewés laissent souvent
tomber la voyelle « e » ce qui donne des énoncés comme par exemple « Comment
vous voyez la suite d’la saison ? ». En outre, ils laissent tomber le
« ne » lors de la négation. Le résultat est des énoncés comme par
exemple : « Christian il a pas trop gueulé ». La négation n’est
donc plus construite avec les éléments « ne » et « pas »,
mais il y a qu’un élément des deux qui reste. Ces deux exemples sont typiques
du parler oral, c’est un phénomène d’oralité.
Analyse II
À l’oral on utilise souvent des
mots ou des expressions qui ne font pas partie du français standard. Dans cette
interview, on trouve l’exemple de « ouencher » qui veut dire tirer le
slip par derrière comme nous explique l’interviewé. On ne pourrait pas écrire
ce mot dans un texte académique par exemple, puisqu’il fait vraiment partie du
parler oral.
Explications, recherches,
interprétations
L’interviewer
demande aux footballeurs pourquoi ils sont si défaitistes pour le championnat et
si optimistes pour la coupe. Le FC Sion est une des seules équipes de Suisse
qui n’a jamais perdu la finale de la Coupe de Suisse. L’autre équipe qui n’a
jamais perdu à la finale est le FC Wil qui y a participé qu’une seule fois où
ils ont remporté une victoire. Le FC Sion occupe la deuxième place dans le
classement des victoires à la finale de la Coupe de Suisse.