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mercredi 20 novembre 2013

Les Valseuses par Luca Vincenzi


Le film en bref
Réalisateur : Bertrand Blier
Production : Paul Claudon
Année de sortie : 1974
Scénaristes : Bertrand Blier, Philippe Dumarçay
Adaptation : D’après le roman éponyme de Bertrand Blier
Récompenses : Aucune
Réception publique et critique : Le film a eu un grand succès quand il est sorti au cinémas. Il a fait 5’726’031 entrées. « Der Spiegel » écrit dans l’année 1974 que le film est un chahut du bas-ventre rude et faible. Le site « cinema.de » trouve le film irrespectueux, avide, drôle, alors magnifique.

Choix de deux séquences
Première séquence
Cette séquence se trouve après le premier tiers du film. J’ai choisi celle-ci car elle marque le moment où Jean-Claude, Pierrot et Marie-Ange décident d’entreprendre une quête sexuelle.

Deuxième séquence
Cette séquence se trouve à la fin du film. J’ai choisi celle-ci par ce qu’elle est l’anti-scène de la première que j’ai choisie.  






Résumé et importance des séquences

Première séquence
On se trouve dans l’appartement de Marie-Ange. Après être parti en Train Jean-Claude et Pierrot ont décidés d’aller la trouver. Elle s’offre à eux sans besoin de persuasion. Il y a d’abord Pierrot qui lui fait l’amour, même si on peut pas vraiment parler de « faire l’amour », plus tôt : il la baise. Elle n’a pas l’aire d’en jouir, on la voit même bâiller. Peut plus tard il change place avec Jean-Claude qui est assit sur le lit appuyé contre le mur. Lui aussi la baise et en même temps explique a Pierrot comment faire.

Cette séquence montre ou les trois se trouvent sexuellement. Elle marque aussi le début d’une quête et évolution sexuelle. Sur le premier regard ça l’aire d’être une scène vulgaire, mais c’est bien plus que ça. Il n’y a jamais une véritable connexion entre ceux impliqué dans l’acte sexuel. Pierre est seulement concentré sur soi-même, Marie-Ange est complètement détaché, se laisse faire et n’arrive pas à jouir. Aussi Jean-Claude n’est pas dans le moment, en baisant il est impliqué dans des explication comment faire jouir la femme et échoue minablement. C’est impossible d’être à l’intérieure et à l’extérieure d’une situation en même temps. Évidemment tout cela est supporté par la mise en scène. Le focus est souvent sur l’homme qui est seul, et si l’acte est montré c’est presque seulement les hommes qui sont au centre, ce qui transmet une vision égoïste de ce qui signifie « faire l’amour », alors une satisfaction de ses propre besoins. La scène n’est pas accompagné de musique, se qui lui donne une atmosphère très froide et vulgaire. Et au mur il y a un tableau qui montre deux pieds la parie plus basse du corps, une image pour montrer métaphoriquement que les trois se trouve au début de leur évolution sexuelle.

Deuxième séquence
On se trouve sur une colline. Jean-Claude, Pierre et Marie-Ange sont en fuite. Ils ont échangé leur voiture par une autre. Par contre la famille à quelle ils ont prisent la voiture a une jeune fille, celle-ci veux partir avec eux. Alors les trois décide de la prendre avec eux. Sur le chemin ils apprennent qu’elle est encore vierge, alors ils se ferment sur cette colline et la déflorent.
Après ils repartent sur la route, font sortir la jeune fille et parent.

Cette séquence est la contre scène de celle plus haut. Ils ont atteint le but de l’évolution sexuelle. Marie-Ange peut jouir et Jean-Claude et Pierre sont capables à un acte sexuel non égoïste. Toute la scène est arrangé complètement différent que l’autre. Elle est accompagnée de musique et se trouve au dehors sur une colline, alors un scénario contrastant celui de la première scène. C’est un lieu on hauteur, qui métaphoriquement marque le point le plus haut de l’échelle sexuelle. Le focus est pratiquement toujours sur la jeune fille qui est caressée et choyé par les trois. Dans cette scène l’acte est ritualisé. Et connaissant Jean-Claude et Pierre on sais qu’ils prennent se qu’ils veulent, ils sont définie par ce comportement égoïste et asocial. C’est alors très poétique si dans cette scène leur est donné un moyen de donner en prenant. Ils prennent la virginité à la jeune fille mais luis donnent la liberté, le réveil sexuel et un moment d’amour. C’est la seule fois que quelqu’un se remercie envers eux.

Explications/ interprétations/ recherches du film dans sa totalité   

Première explications
Il est possible de voir Les Valseuses comme un film qui veut par des scènes vulgaires provoquer et rebeller, pousser le publique à s’indigner. Et c’est pas faut, le film est cela. Mais dans le temps présent où un film comme celui n’a plus le pouvoir de provoquer il est inévitable de le voir autrement. Car Les Valseuses et aussi une histoire très poétique. Je veux montrer cela à partir d’une scène. Jean-Claude et Pierre, à la recherche de l’expérience maximal de l’acte sexuel, attendent devant la prison pour coucher avec une ex prisonnière. C’est Jeanne qui sort. Ils lui offre des nouveau habilles et un repas de huitres et pour finir elle couche avec eux. Le lendemain elle prend le revolver de Jean-Claude et se tire une balle dans son vagin. Ce choix de suicide et intéressant. Pendent la scène dans le restaurant en apprend que Jeanne à eu sa ménopause en prison. Elle a le sentiment d’avoir perdu une grande parti de se qui la définie comme femme, elle est plus capable de créer une vie. Mais Jean-Claude et Pierre la font sentir femme on lui offrant tout l’attention, des habille et en voulant coucher avec elle. Elle c’est bizarrement poétique qu’elle décide de mourir comme femme complète, en se faisant saigner une dernier fois.

Deuxième explication

Je vais dans cette parti monter ma vision de la fin.
Le film à une fin ouverte. On voit la voiture avec Jean-Claude, Pierre et Marie-Ange descendre une rue. Mais, même si ce n’est pas montré, l’histoire fini et c’est une fin inévitable : les trois meurent.
Le film est une histoire qui doit finir, par ce qu’elle a seulement cette notion romantique et poétique si les trois meurent. C’est comme l’histoire de Bonnie et Clyde, seulement grâce à la mort tragique elle devient l’histoire romantique et poétique dont la quelle on peut avoir de la compassion avec les deux amoureux. Et il y a encore un autre indice. Au début du film Jean-Claude et Pierre volent une voiture, une Citroën DS. Le patron de la voiture leur tire dessus et touche les testicules de Pierre. Pour se venger ils scient une roue pour qu’il fasse un accident. Par contre le patron vend la voiture. À la fin du filme ils volent encore une voiture et c’est de nouveau une Citroën DS. Quand à la fin on les voit descendre cette route en ressent cette mort inévitable car elle est poétique. Elle est poétique par ce que elle forme une boucle entre le début et la fin, par ce que tout finit où tout a commencé. C'est comme quand Anna dans Anna Karénine saute devant un train et finit sa vie sur un quai, l'endroit où l'histoire d'amour a commencé. Mes recherches ont montré que ma hypothèse est juste, car dans le livre qui est la base de ce film les trois meurent dans un accident de voiture.  

mardi 5 novembre 2013

a) Le premier homme, par Luca Vincenzi, 05.11.13 (version révisée)


Dans le couloir du train pour Saint-Brieuc, un homme regardait défiler ce paysage étroit et plat qui s’étale de Paris jusqu’à la Manche. Tête nue, le visage long et les traits fins, le regard bleu et droit, l’homme semblait malgré ses quarante ans encore mince dans son manteau de pluie. Un peu plus tard le train s’arrêta, et le voyageur descendit rapidement du train.
À Saint-Brieuc il guida ses pas vers le cimetière. Il demanda où se trouvait le carré des morts de la guerre de 1914. « Oui », dit le gardien, « quel nom cherchez-vous ? – Henri Cormery », répondit le voyageur. Le gardien ouvrit un grand livre. Son doigt terreux s’arrêta : « Cormery Henri, blessé à mort dans la bataille de Marne, mort à Saint-Brieuc le 11 octobre 1914. – C’est ça », dit le voyageur. Le gardien ferma le livre. « Est-ce un descendant ? Demanda-t-il  distraitement. – C’est mon père. – C’est dur, dit l’autre. – Mais non, je n’avais pas un an quand il est mort. – Oui, dit le gardien, quand même. Il y a eu trop de morts. »
« C’est ici », dit le gardien. Cormery s’approcha de la dalle et la regarda distraitement. Oui, c’était vraiment son nom. Il leva son regard. Autour de lui tout était silencieux.
À ce moment-là, il lut sur la tombe la date de naissance de son père, par cette occasion il remarqua qu'il ne l’avait pas connue jusque là. Ensuite il lut les deux dates, « 1885 – 1914 » et calcula automatiquement : vingt-neuf ans. Tout à coup l’idée lui vint qui ébranla tout son corps. Il avait quarante ans. L’homme enterré sous cette dalle, qui avait été un père, était plus jeune que lui. Et le flot de tendresse et de compassion qui soudainement remplit son cœur, n’était pas le mouvement de l'âme que le fils ressent en se souvenant du père perdu, mais la compassion que ressent un homme accompli devant un enfant tué injustement – quelque chose n’était pas en ordre ici, et pour dire la vérité, il n’y avait pas d’ordre, seulement folie et chaos là, où le fis était plus âgé que le père.

(D’après Albert Camus, tiré de Le premier homme)


b) 3 points de grammaire :


I – voir les lignes : « un homme regardait défiler ce paysage étroit et plat qui s’étale de Paris jusqu’ à la Manche. »
Le récit est à l'imparfait, mais comme il est question de quelque chose qui est inchangeable (le paysage entre Paris et la Manche), il faut mettre le verbe au présent.

II – voir les lignes : « L’homme enterré sous cette dalle, qui avait été un père, était plus jeune que lui. »
Le récit est au passé simple. Mais comme il est question d’une action accomplie avant le récit, le verbe est au plus-que-parfait.

III – voir les lignes : « Il leva son regard »
Dans la version allemande c’est écrit : « er hob seine Augen ». Plutôt que de le traduire littéralement, on peut changer «les yeux» par «le regard».

c) Quelque lignes sur le thème



Ce passage traite d’un fils qui va visiter la tombe de son père. Le fils est, au moment de la visite, plus âgé que son père, car celui-ci est mort jeune pendant la guerre. Le fils ressent le paradoxe de cette situation, car il y a une inversion des âges. Normalement le père est toujours plus âgé que le fils. À travers ce paradoxe il réalise tout le chaos causé par la guerre. Cette inversion des âges est quelque chose qui ne devrait pas se passer, il y a une injustice et une force contrenature qui agit et qui cause folie et chaos : la guerre.    

mercredi 30 octobre 2013


Le grand cahier, Agota Kristof, Edition Du Seuil, 1986
Résumés et explications de texte par Luca Vincenzi (version révisée)

Grand-Mère vent sa vigne
Ce chapitre est important parce qu’il montre l'esprit d’initiative des jumeaux.

L’armée veut construire un bâtiment pour les gardes-frontière sur le terrain où se trouve la vigne de la grand-mère. Un officier passe pour l'acheter, mais grand-mère ne veut pas la vendre. Pour finir c’est les petit fils qui vendent la vigne en échange de l’électricité et de l’eau courante, d'une salle de bain et d'un poste de radio.

La maladie de Grand-Mère
Ce chapitre est important parce que la Grand-Mère est entre les mains des jumeaux.

Un matin la Grand-Mère a une attaque d’apoplexie. Elle est paralysée. Les petit fils doivent la nourrir et la laver, ils achètent des culottes de bébé pour qu’elle ne fasse pas dans son lit.

Le trésor de Grand-Mère
Ce chapitre est important parce qu’il montre un côté aimable de la Grand-Mère.

 Une semaine plus tard, elle peut de nouveau bouger. La Grand-Mère leur dit que son trésor se trouve dans la tombe du Grand-Père, mais ils le savent depuis longtemps. Puis la Grand-Mère leur dit qu’elle veut qu’ils lui donnent un poison la prochaine fois qu’elle a une attaque.

Notre Père
Ce chapitre est important par ce qu’il introduit dans le récit le père des jumeaux.

Un jour le père des jumeaux arrive. Il veut retrouver sa femme. Ils lui disent qu’elle est enterrée dans le jardin. Il veut la voir, et creuse un trou. Il voit le squelette de sa femme avec un petit squelette sur sa poitrine. Les jumeaux expliquent que le petit squelette est leur petite sœur. Ils apportent les squelettes dans le galetas et referment le trou. Après des mois, quand les squelettes sont secs et nettoyés ils les reconstruisent avec du fil en fer et les suspendent à une poutre du galetas.

Notre Père revient
Ce chapitre est important parce qu’il rend possible la fin du récit.

Plusieurs années plus tard – la Grand-Mère est morte entre-temps – le père revient. Il sort de prison et veut traverser la frontière. Il veut l’aide des jumeaux, et ils la lui accordent. Ils lui expliquent comment il faut faire. Il y a deux barrières de fils barbelés. Entre les deux il y a des mines. On peut passer les barrières avec deux planches, l’une pour grimper et l’autre pour passer au-dessus des barbelés.

La séparation
Ce chapitre est important parce qu’il marque le moment de la séparation entre les jumeaux.

Le matin du départ, pendant que le père dort, les jumeaux préparent quatre planches et en cache deux près de la frontière. Quand le père est réveillé, ils fouillent les poches du père et brûlent tout ce qu’ils y trouvent. Après le petit déjeuner ils vont près de la frontière. Le père passe la première barrière, mais marche sur une mine avant la deuxième barrière. Les jumeaux vont chercher les deux autres planches et un des deux passe la frontière. L’autre retourne dans la maison de Grand-Mère.      


2 Explications de texte

1)   « Nous allons chercher de la paille chez un paysan, nous achetons une culotte en caoutchouc pour bébé et des langes. Nous déshabillons Grand-Mère, nous la lavons dans notre baignoire, nous lui faisons un lit propre. Elle est tellement maigre que la culotte de bébé lui va très bien. Nous changeons ses langes plusieurs fois par jour. » (p.155-156)

La Grand-Mère est paralysée, Klaus et Lucas s’occupent d’elle.
Le lecteur, en lisant que la Grand-Mère est paralysée, ressent une satisfaction. Par contre, le fait que les jumeaux prennent soin de leur Grand-Mère semble incompréhensible. La maladie donne aux jumeaux la possibilité de se venger de touts les malheurs qu’elle leur a apportés, mais ils ne le font pas. À cause du style d’écriture simple, froid et distant, les jumeaux semblent être détachés de tout se qui se passe autour d’eux. Ce qui fait émerger une atmosphère contradictoire. D’un côté le lecteur espère que les jumeaux se vengent, ce qui n’a pas lieu. Au contraire, ils prennent bien soin de la Grand-Mère, mais avec une telle indifférence que le lecteur reste avec un sentiment d’angoisse.

2)   « Prenant le sac de toile, marchant dans les traces de pas, puis sur le corps inerte de notre Père, l’un de nous s’en va dans l’autre pays. Celui qui reste retourne dans la maison de Grand-Mère. » (p.168)

Ce passage marque la fin du livre. Tout le livre est écrit dans une double focalisation interne. J’aimerais bien appeler ce phénomène "focalisation bi-interne". Les jumeaux semblent avoir  un seul esprit. La fin marque un problème, car ils sont séparés, néanmoins la focalisation reste bi-interne. Qui s’en va et qui part n'a aucune importance. Par cette façon d’écrire, l'illusion est créée que les deux resteront ensemble même si physiquement séparés. Le lecteur reconnaît dans ce « nous » la connexion infrangible entre les deux frères et l’espérance d’une réunion.